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Moyen Orient et Monde - Égypte

Énièmes heurts meurtriers entre pro-Morsi et policiers

Des heurts entre policiers et islamistes ont fait deux morts hier en Égypte, à la veille de l'annonce des résultats d'un référendum constitutionnel présenté par les autorités comme une caution populaire à l'éviction du président Mohammad Morsi.

Ces affrontements ont éclaté dans plusieurs villes, en marge de manifestations islamistes organisées à l'appel de l'Alliance contre le coup d'État, une coalition pro-Morsi chapeautée par les Frères musulmans, dont est issu le président destitué début juillet. Un homme de 23 ans a été tué à Fayyoum, à 100 km au sud du Caire, et un autre dans la capitale égyptienne, selon le ministère de la Santé. À Alf Maskan, au Caire, des manifestants ont tiré des feux d'artifice sur la police qui, après avoir entendu des tirs d'armes automatiques dans le cortège, s'est éparpillée. Un policier a tiré au fusil d'assaut en direction des protestataires.


Ces accrochages interviennent après la tenue mardi et mercredi du référendum constitutionnel, première étape de la « transition démocratique » promise par l'armée qui doit se poursuivre avec des législatives et une présidentielle. L'annonce des résultats est prévue aujourd'hui. La victoire du « oui » – avec 98 % des voix selon le quotidien al-Ahram – ne faisait aucun doute avant même la tenue du référendum.

C'est donc la participation qui est scrutée à la loupe, d'autant qu'un proche du très populaire chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, véritable homme fort du pays, a laissé entendre qu'elle servirait « d'indicateur » à ce dernier à l'approche de la présidentielle. Trois jours avant le référendum, le général Sissi, également ministre de la Défense et vice-Premier ministre, a déclaré qu'il se porterait candidat à la présidentielle si le peuple « le réclamait » et si l'armée l'appuyait.


Les autorités misent sur un taux de participation supérieur aux 32,9 % enregistrés lors du référendum constitutionnel de 2012. Jeudi soir, la présidence a évoqué sans précision une « forte participation ». Le porte-parole de la Haute Commission électorale a pour sa part assuré que la participation comme le score du « oui » étaient « plus élevés qu'en 2012 ». Selon l'agence MENA, elle a été de 39 % dans 20 des 27 provinces.


Et, à l'approche du troisième anniversaire de la révolte (25 janvier) ayant chassé Hosni Moubarak du pouvoir, la journée de commémoration s'annonce sous haute tension. Signe de l'insécurité persistante : dans le Sinaï, où les attaques se sont multipliées depuis la destitution de M. Morsi, des insurgés ont fait exploser hier un gazoduc, sans faire de blessé, pour la deuxième fois en moins d'un mois.

 

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Ces affrontements ont éclaté dans plusieurs villes, en marge de manifestations islamistes organisées à l'appel de l'Alliance contre le coup d'État, une coalition pro-Morsi chapeautée par les Frères musulmans, dont est issu le président destitué début juillet. Un homme de 23 ans a été tué à Fayyoum, à 100 km au sud du Caire, et un autre dans la capitale égyptienne, selon le ministère de la Santé. À Alf Maskan, au Caire, des manifestants ont tiré des feux d'artifice sur la police qui, après avoir entendu des tirs d'armes automatiques dans le cortège, s'est...
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