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Le patient français au cœur artificiel est « dans un état satisfaisant »

Le professeur Alain Carpentier et la ministre française de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, au cours de la conférence de presse annonçant l’implantation du cœur artificiel autonome sur un patient de 75 ans. Photo Kenzo Tribouillard/AFP

Le Français de 75 ans, premier patient à porter un cœur artificiel, est dans un « état satisfaisant », mange normalement et a pu s'asseoir trois heures, ont indiqué hier ses médecins, rapporte l'AFP.
« Le malade s'alimente normalement et a pu, hier après-midi, passer sans gêne notable trois heures dans un fauteuil en présence de sa famille », notent le professeur Alain Carpentier, concepteur du projet du cœur Carmat, et le professeur Christian Latrémouille, dans un communiqué émanant de l'hôpital européen Georges-Pompidou (APHP), où le patient avait reçu ce cœur artificiel.
« Ses fonctions biologiques se normalisent progressivement », précisent-ils.
Douze jours après l'implantation, « l'état du malade est jugé très satisfaisant par l'équipe de réanimation conduite par les docteurs Denis Méléard et Fazia Boughenou et par son cardiologue, le professeur Michel Desnos », selon le communiqué.
« Le cœur artificiel fonctionne normalement, répondant sur un mode totalement automatique aux besoins de l'organisme sans qu'aucun ajustement manuel ait été nécessaire », ajoutent les spécialistes.
« La prothèse n'a nécessité aucun traitement immunosuppresseur (antirejet) malgré l'origine animale des matériaux bioprothétiques utilisés pour assurer une bonne comptabilité avec le sang », poursuivent les professeurs Carpentier et Latrémouille.
Un nouveau bulletin sera publié dans une semaine, indique-t-on de même source.
L'implantation du premier cœur artificiel avait été réalisée par les professeurs Latrémouille et Daniel Duveau, sous la direction du professeur Alain Carpentier, dans le service du professeur Jean-Noël Fabiani, le 18 décembre dernier.

Pallier le problème de pénurie d'organes
Développée avec le professeur Alain Carpentier, spécialiste de chirurgie cardio-vasculaire, la bioprothèse vise à pallier la pénurie de cœurs à greffer mais aussi à apporter une solution aux contre-indications à la transplantation.
Ce cœur artificiel, à armature de plastique dur comme le métal, reproduit la physiologie de l'organe normal avec ses deux ventricules et ses battements, à l'aide de motopompes. Il a la capacité de s'adapter aux conditions de vie habituelle d'une personne grâce à un système électronique embarqué extrêmement sophistiqué qui s'adapte aux besoins de l'organisme en fonction de son activité.
Pour éviter le problème de formation de caillots auquel se sont heurtés des modèles concurrents, des biomatériaux éprouvés dans les valves cardiaques, inventées il y a trente ans par le Pr Carpentier et vendues dans le monde entier, sont utilisés. Il s'agit de tissus animaux traités chimiquement pour éviter le rejet. Grâce à ces tissus, « les malades n'ont pas besoin d'anticoagulants », avait affirmé le Pr Carpentier.

Le Français de 75 ans, premier patient à porter un cœur artificiel, est dans un « état satisfaisant », mange normalement et a pu s'asseoir trois heures, ont indiqué hier ses médecins, rapporte l'AFP.« Le malade s'alimente normalement et a pu, hier après-midi, passer sans gêne notable trois heures dans un fauteuil en présence de sa famille », notent le professeur Alain Carpentier, concepteur du projet du cœur Carmat, et le professeur Christian Latrémouille, dans un communiqué émanant de l'hôpital européen Georges-Pompidou (APHP), où le patient avait reçu ce cœur artificiel.« Ses fonctions biologiques se normalisent progressivement », précisent-ils.Douze jours après l'implantation, « l'état du malade est jugé très satisfaisant par l'équipe de réanimation conduite par les docteurs Denis Méléard et...
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