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Dernières Infos - Cybersécurité

L'accès à l'IA Mythos sera élargi à des organisations de plus de 15 pays

Initialement réticent car en contentieux avec Anthropic, le gouvernement américain a lui aussi testé le modèle d'intelligence artificielle développé par la start-up californienne.

L'accès à l'IA Mythos sera élargi à des organisations de plus de 15 pays

Le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, à Davos, en Suisse, le 23 janvier 2025. Photo d'archives Fabrice COFFRINI / AFP

Anthropic va élargir à quelque 150 organisations supplémentaires issues de plus de 15 pays l’accès à son modèle d’intelligence artificielle (IA) Mythos, présenté comme sans précédent pour détecter des failles de cybersécurité.

Début avril, la start-up californienne fondée en 2021 par d’anciens d’OpenAI (ChatGPT) avait décidé de restreindre la diffusion de ce modèle, après que Mythos a identifié pendant sa phase de test des milliers de vulnérabilités informatiques. Initialement, environ 50 partenaires quasi tous américains pour la dizaine dont les noms avaient été publiés, avaient été associés au projet, appelé Glasswing. Y figuraient notamment les spécialistes de la cybersécurité CrowdStrike et Palo Alto Networks, mais aussi Amazon, Google, Nvidia, Apple et Microsoft.

Fin mai, l'entreprise dirigée par Dario Amodei a rapporté que cette collaboration avait permis de détecter plus de 10 000 failles « d’importance élevée ou critique » dans les logiciels les plus sensibles au monde. Les nouvelles entités ajoutées à la liste sont issues d’un peu plus de 15 pays, selon un communiqué publié mardi, mais « fournissent pour la plupart des infrastructures logicielles essentielles à bien d’autres nations ».

Selon Anthropic, une cyberattaque visant l’un de ces partenaires « pourrait toucher plus de 100 millions de personnes, avec des répercussions importantes sur la sécurité nationale et mondiale ». Outre l’élargissement de la couverture géographique, qu’Anthropic prévoit d’étendre encore à l’avenir, l’entreprise a également cherché à couvrir « plusieurs secteurs qui n’étaient pas suffisamment représentés dans le groupe initial ». Ceux-ci comprennent l’énergie, l’eau, la santé, les communications et les équipements.

Sollicitée par l’AFP, Anthropic a refusé de communiquer la liste des nouveaux partenaires. Une source proche du dossier a indiqué qu’elle comprenait des entreprises françaises.

La présentation du projet Glasswing avait suscité des critiques quant à la stratégie d'Anthropic, accusé par certains de dramatiser la situation et de faire un coup de communication. Mais depuis, plusieurs entreprises qui ont eu accès à Mythos ont confirmé ses capacités. Initialement réticent car en contentieux avec Anthropic, le gouvernement américain a lui aussi testé le modèle.

Certains font le lien entre cet épisode et un changement de cap de l'administration Trump, qui avait annoncé début mai des accords avec Google, Microsoft et OpenAI prévoyant l'évaluation de leurs modèles d'IA avant commercialisation. Un décret présidentiel devait acter ce revirement, mais il a finalement été mis entre parenthèses faute de consensus au sein de la Maison Blanche. Lundi, un porte-parole de la Commission européenne a confirmé qu'Anthropic avait proposé à l'Agence européenne pour la cybersécurité, l'ENISA, de rejoindre le programme Glasswing.

Entrée en bourse et relations avec Altman

Autre actualité concernant Anthropic : la start-up a déposé les documents nécessaires à son introduction en Bourse au moment même où les entreprises américaines commencent à prendre conscience du coût élevé de l’intelligence artificielle, souligne Axios dans un article publié mardi. Le site d’information rappelle que ces entreprises constituent la principale clientèle d’Anthropic et que si elles réduisent leurs dépenses en IA, cela pourrait peser sur les revenus d’Anthropic au moment où celle-ci se prépare à entrer en Bourse.

Selon The Verge, média américain spécialisé dans les technologies, Microsoft a annulé la majorité de ses licences Claude Code (le nom des modules IA d’Anthropic), en partie en raison de leur coût, tandis que le directeur des opérations (COO) d’Uber a estimé que les dépenses liées à l’IA devenaient « de plus en plus difficiles à justifier ».

Axios rappelle que quelques heures après qu’Anthropic a déposé les documents préalables à son introduction en Bourse, le PDG de son rival OpenAI Sam Altman a déclaré à CNBC que les inquiétudes des entreprises concernant le coût de l’IA constituaient « la critique la plus légitime adressée à l’IA jusqu’à présent ».

Cela dit, le Wall Street Journal a indiqué qu’Anthropic est en passe d’atteindre près de 50 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel et a enregistré son tout premier trimestre bénéficiaire, ce qui appelle à relativiser les pronostics négatifs lancés au moment où l’entreprise s’apprêtait à entrer en Bourse.

Les relations entre Dario Amodei, qui a été vice-président de la recherche chez OpenAI, et Sam Altman ont été un des sujets informels de discussion lors de l’India AI Impact Summit 2026 en février dernier, auquel ils étaient tous deux invités. Appelés à prendre une photo de groupe, les deux hommes, qui étaient côte à côte avec d’autres dirigeants, ne se sont pas tenus la main ni levé les bras ensemble comme le voulait le protocole. Ils ont au contraire affiché des postures différentes, laissant les témoins de la scène spéculer sur l’état de leurs relations personnelles.

Anthropic va élargir à quelque 150 organisations supplémentaires issues de plus de 15 pays l’accès à son modèle d’intelligence artificielle (IA) Mythos, présenté comme sans précédent pour détecter des failles de cybersécurité.Début avril, la start-up californienne fondée en 2021 par d’anciens d’OpenAI (ChatGPT) avait décidé de restreindre la diffusion de ce modèle, après que Mythos a identifié pendant sa phase de test des milliers de vulnérabilités informatiques. Initialement, environ 50 partenaires quasi tous américains pour la dizaine dont les noms avaient été publiés, avaient été associés au projet, appelé Glasswing. Y figuraient notamment les spécialistes de la cybersécurité CrowdStrike et Palo Alto Networks, mais aussi Amazon, Google, Nvidia, Apple et Microsoft.Fin mai, l'entreprise...