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Strophes de cata

Message urgent des autorités célestes : « La tempête de l'Apocalypse a été reportée à une date ultérieure. »
Le moyen de faire autrement, tiens ! Fallait bien torcher les excès des ministres et autres responsables, qui ont sans doute oublié que c'est l'hiver et que nous sommes en décembre. Alors c'était à qui prévoyait les cataclysmes climatiques les plus ravageurs. Faute d'exercer leur sursaut d'autorité sur leurs ministères et administrations, c'est finalement sur les écoliers que les tromblons officiels ont jeté leur dévolu, cadenassant les établissements scolaires durant trois jours.


La survenue du froid et des intempéries, pensait-on, allait éclipser quelque peu les âneries proférées sur la scène politique. Loupé ! D'autres niaiseries sont aussitôt débitées sous couvert d'expertise scientifique. Chassez le naturel libanais, il revient par la fenêtre...


Bref, la mode est désormais au catastrophisme. On a sans doute oublié les petites tremblettes du Liban-Sud, qui avaient suscité il y a quelques années une brouettée de jus de crâne bidon nous promettant des secousses telluriques parkinsoniennes pires qu'à San Francisco en 1906. Plus tard, on enchaînait avec le trou de la couche d'ozone... juste au-dessus du Liban. Puis c'était au tour du réchauffement de la planète, par lequel les médias n'avaient réussi qu'à nous échauffer les oreilles. Avec quand même ce pensum épatant : s'il pleut, c'est parce que la terre a très chaud. Donc, quand viendra l'été, faudra sans doute bien se couvrir pour bronzer au soleil et brouter à l'avance les salades OGM du printemps d'après...


Aujourd'hui, on nous bassine avec tante Alexa. Pire encore, racontent les experts en bobards, l'aéroport sera forcé de fermer, sinon gare aux chutes de Boeing et d'Airbus sur la côte, en montagne et dans la Békaa ! Puis quand les éléments se calmeront, il nous restera heureusement quelques calamités en réserve : les bravades israéliennes, les fanfaronnades de Sayyed Barbu et la fin du sleimanat de tonton Michel.
Déjà que la crise locale ne laisse pas à nos ministres grand-chose à faire, pas même la plus petite intendance citoyenne. Restait la météo. Depuis quelques jours, c'est raté.
Planqués, va !

gabynasr@lorientlejour.com

Message urgent des autorités célestes : « La tempête de l'Apocalypse a été reportée à une date ultérieure. »Le moyen de faire autrement, tiens ! Fallait bien torcher les excès des ministres et autres responsables, qui ont sans doute oublié que c'est l'hiver et que nous sommes en décembre. Alors c'était à qui prévoyait les cataclysmes climatiques les plus ravageurs. Faute d'exercer leur sursaut d'autorité sur leurs ministères et administrations, c'est finalement sur les écoliers que les tromblons officiels ont jeté leur dévolu, cadenassant les établissements scolaires durant trois jours.
La survenue du froid et des intempéries, pensait-on, allait éclipser quelque peu les âneries proférées sur la scène politique. Loupé ! D'autres niaiseries sont aussitôt débitées sous couvert d'expertise scientifique....
commentaires (5)

ÉCHAUFFER LES OREILLES... ET LA BILE... S.V.P. !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

14 h 51, le 14 décembre 2013

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Commentaires (5)

  • ÉCHAUFFER LES OREILLES... ET LA BILE... S.V.P. !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 51, le 14 décembre 2013

  • Loin des bravades et des fanfaronnades , le froid fait taire pour une fois tout le monde . Vive la neige .

    Sabbagha Antoine

    15 h 43, le 13 décembre 2013

  • Félicitations Gaby le Magnifique ! vous êtes notre Toricelli du baromètre de la météo local ... Car nos ministres et autres élus girouettes .. ont une fâcheuse tendance a jouer à l' anémomètre De Don Quichotte ...

    M.V.

    10 h 31, le 13 décembre 2013

  • Magnifique Gaby Nasr !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 23, le 13 décembre 2013

  • Les Leila Abdel-Latif de la météo -et de tout genre, y compris l'original- je m'en foue éperdument. Je ne pense qu'aux centaines de milliers de Syriens avec leurs milliers d'enfants, que Bachar le chimique a chassés de leurs foyers et dont le malheur casse la figure du Liban et des Libanais, impuissants et sans moyens de le conjurer.

    Halim Abou Chacra

    05 h 55, le 13 décembre 2013

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