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Moyen Orient et Monde - Disparition

Le monde célèbre Mandela, héros universel

 

 

La planète entière pleurait hier Nelson Mandela, promettant que son infatigable combat pour la réconciliation et contre le racisme resterait une source d'inspiration. Le héros sud-africain de la lutte contre l'apartheid, célébré comme un héros universel, s'est éteint la veille au soir.


Nelson Mandela, qui avait fêté ses 95 ans le 18 juillet, avait été hospitalisé quatre fois depuis décembre 2012, à chaque fois pour des récidives d'infections pulmonaires. Ces problèmes récurrents étaient probablement liés aux séquelles d'une tuberculose contractée pendant son séjour sur l'île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l'apartheid.


Il sera inhumé dans son village d'enfance de Qunu le 15 décembre. Hier, le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé des funérailles nationales pour Madiba (nom de clan de Mandela), « fils exceptionnel de notre pays et père de notre jeune nation » et a déclaré la semaine prochaine « semaine nationale de deuil ».
Des vols spéciaux seront affrétés pour Qunu par South African Airways, a annoncé la compagnie aérienne nationale, à l'occasion des funérailles. Auparavant, une cérémonie sera organisée le 10 décembre dans l'immense stade de Soweto. Là où le premier président noir de l'Afrique du Sud avait fait sa dernière apparition publique, à l'occasion de la Coupe du monde de football 2010. Puis, du 11 au 13 décembre, sa dépouille mortelle sera exposée à Pretoria, au siège de la présidence, afin que ses compatriotes puissent venir s'incliner dans un dernier adieu. 

 

(Lire aussi: Hommage de Sleiman à Mandela, le « leader historique »)


« Héros de l'humanité », selon le quotidien sud-africain The Star, idole de tout un peuple pour son rôle décisif dans l'abolition du régime ségrégationniste d'apartheid en 1994, Nelson Mandela est mort chez lui, des suites d'une infection pulmonaire, pour laquelle il avait été hospitalisé de juin à septembre.
Toute la nuit et hier, des hommages ont afflué, mêlant dans une même émotion États-Unis et Iran, Chine et dalaï-lama, Palestiniens et Israël, témoignages du rayonnement universel de l'homme qui conduisit sans haine ni esprit de vengeance son pays vers la démocratie, après avoir passé 27 ans dans les geôles du régime raciste.

 

« Un ami cher »
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué en lui « une source d'inspiration » pour le monde entier. Aux États-Unis, le président Barack Obama, lui aussi premier président noir de son pays, a ordonné de mettre les drapeaux américains en berne jusqu'à lundi soir.


Deux autres illustres Prix Nobel de la paix et leaders spirituels de leurs communautés respectives, le dalaï-lama et l'archevêque Desmond Tutu, ont rendu hommage à celui qui était leur ami. Le chef spirituel tibétain a salué « un ami cher, un homme de courage, de principes et à l'intégrité incontestable ». L'archevêque sud-africain, 82 ans, est apparu profondément bouleversé hier et n'a pas pu retenir des larmes lors d'une allocution devant la presse. Mandela, a-t-il dit, était « une incroyable icône d'humanité, de compassion (...), un symbole de réconciliation, de pardon et de magnanimité ». « Suggérer que l'Afrique du Sud pourrait partir en flammes (après le décès de Mandela) – comme certains l'on prédit – revient à discréditer les Sud-Africains et l'héritage de Madiba », a-t-il ajouté.


Le pape François a loué pour sa part « l'engagement tenace montré par Nelson Mandela pour promouvoir la dignité humaine de tous les citoyens de la nation et forger une nouvelle Afrique du Sud basée sur les fermes fondations de la non-violence, de la réconciliation et de la vérité ».

 

(Lire aussi: Hariri : Mandela a prouvé qu'une société arc-en-ciel peut devenir une démocratie)


Plus étonnants pour un ancien chef d'État, les hommages venus du monde de l'économie, des défenseurs de la nature, de l'Unicef, des militants contre le sida et de bien d'autres organisations de la société civile dénotaient le charisme d'un homme qui avait fait de la compassion et de l'écoute de l'adversaire son mode de gouvernance.

 

Le monde du sport secoué
Le monde du sport, auquel Mandela était très attaché, n'était pas en reste. Au Brésil, qui accueillait hier le tirage au sort du prochain Mondial de football, l'émotion était immense également : « Il était mon héros, mon ami, mon compagnon dans la lutte en faveur de la cause du peuple et pour la paix dans le monde », a écrit sur son compte Twitter Pelé, la légende du football brésilien.


En Afrique du Sud, dès l'annonce du décès, des centaines de personnes de toutes origines se sont rassemblées dans la nuit près de sa maison de Johannesburg. L'ambiance n'était pas au recueillement mais à la célébration, avec des chants antiapartheid ou à la gloire de Madiba, repris en chœur par la foule qui agitait des drapeaux et scandait parfois « Longue vie à Mandela ».


Hier matin, dans le township de Soweto où vécut Mandela, et d'où partit la révolte des Noirs opprimés, les habitants exprimaient avant tout leur gratitude : « L'inévitable s'est produit. C'est un jour triste mais l'Afrique du Sud et le monde s'y attendaient et nous pouvons remercier Dieu pour (l'œuvre de) sa vie », dit le frère Sebastian, à l'église catholique Regina Mundi, point de ralliement sous l'apartheid.
« Il était une inspiration pour le monde entier », a réagi pour sa part Frederik de Klerk, le dernier président blanc sud-africain et ancien adversaire politique qui avait fait sortir Mandela de prison avant de négocier la transition démocratique et de partager en 1993 le prix Nobel de la paix avec lui.


Même l'enclave blanche d'Orania en Afrique du Sud, petite communauté de nostalgiques de l'apartheid, lui a rendu un hommage remarqué, notant qu'elle partageait avec lui « la vision d'une reconnaissance mutuelle ».

 

 

 
La planète entière pleurait hier Nelson Mandela, promettant que son infatigable combat pour la réconciliation et contre le racisme resterait une source d'inspiration. Le héros sud-africain de la lutte contre l'apartheid, célébré comme un héros universel, s'est éteint la veille au soir.
Nelson Mandela, qui avait fêté ses 95 ans le 18 juillet, avait été hospitalisé quatre fois depuis décembre 2012, à chaque fois pour des récidives d'infections pulmonaires. Ces problèmes récurrents étaient probablement liés aux séquelles d'une tuberculose contractée pendant son séjour sur l'île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l'apartheid.
Il sera inhumé dans son village d'enfance de Qunu le 15 décembre....
commentaires (2)

Une question bête , quelqu'un a t il entendu un official du dernier pays raciste segregationniste au monde , Israel, parler de la mort de Mandela ??

FRIK-A-FRAK

10 h 53, le 07 décembre 2013

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Commentaires (2)

  • Une question bête , quelqu'un a t il entendu un official du dernier pays raciste segregationniste au monde , Israel, parler de la mort de Mandela ??

    FRIK-A-FRAK

    10 h 53, le 07 décembre 2013

  • L 'Histoire se souviendra longtemps en effet du charisme de Nelson Mandela qui tissa ainsi la paix civile dans son pays . Espérons que d'autres chefs pourront continuer sa mission .

    Sabbagha Antoine

    08 h 52, le 07 décembre 2013

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