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Moyen-Orient - Éclairage

Une boule de feu dans le désert : en Syrie, le projet de « corridor énergétique » rattrapé par la géopolitique

La quasi-simultanéité et la dispersion géographique d’une série d’incidents ont ouvert un débat : Damas fait-il face à une campagne organisée ?

Une boule de feu dans le désert : en Syrie, le projet de « corridor énergétique » rattrapé par la géopolitique

Des flammes s’élèvent de la centrale thermique de Techrine à la suite d’une explosion, près de Damas, en Syrie, le 30 septembre 2026, sur cette capture d’écran d’une vidéo obtenue sur les réseaux sociaux. Capture d’écran Reuters

Tandis que les marchés mondiaux vacillent sous la menace pesant sur les approvisionnements énergétiques depuis la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, Damas se positionne comme un corridor de transit alternatif. Un objectif qui a rapidement reçu un appui diplomatique. Dès le mois de mars, l’émissaire américain pour la Syrie et l’Irak, Tom Barrack, avait appelé Damas à tirer parti de la position centrale du pays pour en faire un pont énergétique. L’itinéraire désertique s’est révélé opérationnel bien plus vite que ne l’avaient prédit les sceptiques. Selon The Syria Report, le volume de fuel irakien transitant par la Syrie (principalement via le poste-frontière d’al-Tanf-al-Walid) a été multiplié par 33 entre mars et septembre, passant de 245 000 à 8 430 000 barils. Des projets de réhabilitation de l’oléoduc Kirkouk-Banias sont...
Tandis que les marchés mondiaux vacillent sous la menace pesant sur les approvisionnements énergétiques depuis la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, Damas se positionne comme un corridor de transit alternatif. Un objectif qui a rapidement reçu un appui diplomatique. Dès le mois de mars, l’émissaire américain pour la Syrie et l’Irak, Tom Barrack, avait appelé Damas à tirer parti de la position centrale du pays pour en faire un pont énergétique. L’itinéraire désertique s’est révélé opérationnel bien plus vite que ne l’avaient prédit les sceptiques. Selon The Syria Report, le volume de fuel irakien transitant par la Syrie (principalement via le poste-frontière d’al-Tanf-al-Walid) a été multiplié par 33 entre mars et septembre, passant de 245 000 à 8 430 000 barils. Des projets de réhabilitation...
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