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Liban - Sécurité

Retour au calme à Tripoli : l’armée se déploie lentement mais sûrement dans les zones sensibles

C’est un calme précaire qui a prévalu hier à Tripoli, la première trêve depuis plus d’une semaine.

L'armée libanaise a enfin réussi à se déployer mardi 29 octobre 2013 rue de Syrie à Tripoli, à la faveur d'un arrêt des affrontements entre Jabal Mohsen et Bab el-Tebbaneh. Joseiph Eid/AFP

Après une nuit relativement calme, les affrontements se sont enfin arrêtés à Tripoli, alors que les contacts s’intensifiaient en parallèle avec les parties concernées, pour garantir le déploiement de l’armée à la rue de Syrie qui sépare les deux quartiers rivaux de Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen.

 

Dès 7 heures du matin, une unité des forces spéciales de l’armée a réussi à se déployer sur cet axe principal, ainsi que dans les quartiers environnants, notamment dans le marché du blé et près de la mosquée al-Nassiri. L’armée a effectué des patrouilles et érigé des barrages en plusieurs points. Une autre unité, les forces d’intervention, s’est déployée aux portes de la ville, prête à réagir à la moindre alerte.


Des sources militaires citées par l’agence al-Markaziya ont estimé que ce 17e round de violences est parvenu à sa fin.

Les combats qui avaient repris lundi 21 octobre ont fait au moins 14 morts et des dizaines de blessés.

 

Après le déploiement de la troupe, la vie a repris son cours normal rue de Syrie, comme l’attestent plusieurs médias.

 

L’armée a également patrouillé dans les ruelles de Jabal Mohsen, s’affairant à retirer les barrages érigés de part et d’autre dans les deux quartiers, selon l’équation « un barrage ôté à Bab el-Tebbané contre un autre à Jabal Mohsen ».


Des sources militaires ont indiqué à la Voix du Liban (93.3) que ce déploiement était le prélude à une entrée de la troupe dans le quartier de Bab el-Tebbané. Lundi, le déploiement de l’armée dans ce quartier sunnite avait été entravé et ralenti par des tirs de francs-tireurs.


Des habitants de la rue de Syrie, qui sépare les quartiers rivaux, sont descendus hier dans la rue pour saluer le déploiement de l’armée sur cet axe stratégique.
Un groupe de femmes et d’enfants ont manifesté dans la rue de Syrie pour protester contre la présence d’une fortification érigée récemment à Jabal Mohsen, vraisemblablement pour permettre aux francs-tireurs de sévir contre le quartier adverse. Les manifestants ont insisté auprès de l’armée pour qu’elle soit ôtée.


La bataille est pour le moment interrompue, mais les incidents à caractère vindicatif n’ont pas cessé. Youssef Nasser, un membre du Parti syrien national social, a reçu des balles dans le pied après avoir été tabassé à Bab el-Tebbané à cause de son appartenance au PSNS. Son état est critique.


À Bab el-Ramel, quatre jeunes à moto ont ouvert le feu en direction de Firas et Mohtassem el-Aater, qui ont été transportés à l’hôpital. Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête sur les circonstances de l’agression.


Par ailleurs, la direction des services de renseignements de l’armée a déféré le dénommé Ahmad Mohammad Ali, arrêté le 26 octobre, devant la justice pour avoir tenté de faire fuir l’un des accusés principaux dans les explosions de Tripoli.

 

 

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