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Nos lecteurs ont la parole

« L’Anne de Barbe-Bleue et l’âne de Buridan »

Paul Ph. EDDÉ
Cocktail piquant de fabliaux et de contes enfantins. Le chef du gouvernement potentiel, solidement appuyé par le chef de l’État, plébiscité par les députés et par les Libanais, peine néanmoins – tango mortel – à former son cabinet, dont pourtant les éléments crédibles existent. Il a tout vu, tout entendu... et il attend toujours – et le peuple aussi – que les services dus au peuple lui soient rendus. Si notre Bayard sans peur (mais pas sans reproches) attend l’assentiment quasi unanime de tout ce qui grenouille, s’agenouille, rampe et s’agite à contresens sur notre mouchoir de poche phagocyté de toutes parts à des fins bien peu libanaises, il déraille. Le Hezbollah, surarmé, trafique, menace et laisse fort dangereusement le Liban à découvert en envoyant ses «gardiens de l’évolution» soutenir un tueur en série bien marqué par son ADN. Le 14 Mars date et nage à contre-courant en plein angélisme fantasmatique. Et le peuple – faussement résigné – continue à souffrir. Les Libanais sont las d’attendre que de piètres acteurs de séries B se penchent sur leur quotidien contraignant.
Un énième gouvernement consensuel, avec des conditions rédhibitoires de blocage, est une chimère scélérate, qui continue à humilier dangereusement un État à bout de souffle. Le Premier ministre se doit de gouverner courageusement à visage découvert. Il se doit de changer le comportement hypocrite, violent et aberrant d’une classe politique dévaluée, à ranger aux oubliettes.
Théâtre d’illusions où l’on s’avance masqué et, le masque arraché, cachant encore un autre plus trompeur. Pouvons-nous espérer – avant terme sanglant – un accouchement gouvernemental dans les normes constitutionnelles, faisant bouger les lignes trompeuses des chantages et des veto, nous rendant autonomie, justice, sécurité et dignité républicaine? Standing ovation.

Paul Ph. EDDÉ
Cocktail piquant de fabliaux et de contes enfantins. Le chef du gouvernement potentiel, solidement appuyé par le chef de l’État, plébiscité par les députés et par les Libanais, peine néanmoins – tango mortel – à former son cabinet, dont pourtant les éléments crédibles existent. Il a tout vu, tout entendu... et il attend toujours – et le peuple aussi – que les services dus au peuple lui soient rendus. Si notre Bayard sans peur (mais pas sans reproches) attend l’assentiment quasi unanime de tout ce qui grenouille, s’agenouille, rampe et s’agite à contresens sur notre mouchoir de poche phagocyté de toutes parts à des fins bien peu libanaises, il déraille. Le Hezbollah, surarmé, trafique, menace et laisse fort dangereusement le Liban à découvert en envoyant ses «gardiens de l’évolution» soutenir un...
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