Le Pr Hassan Bitar.
Afin de pallier la dégradation intolérable de l’écologie, sauvegarder l’identité et le caractère des espaces, et arrêter la destruction du patrimoine naturel au Liban. Nous traitons l’esthétique et l’écologique, ainsi que leurs rapports sociologiques, culturels, économiques et éthiques. Et nous mettons l’accent sur l’environnement durable.
Quelles sont les conditions d’admission ?
Cette licence, en quatre ans, s’adresse aux étudiants titulaires d’un bac toutes filières. L’inscription est en cours pendant tout le mois de septembre. L’admission se fait suite à un concours d’entrée dont la date sera fixée ultérieurement. Le concours portera sur les connaissances générales, le dessin et la géométrie. En plus, le candidat se présente à un entretien avec un jury et effectue un test d’aptitude en langues (français et anglais) puisque les cours seront dispensés dans les deux langues.
De quoi cette licence est-elle composée ?
Elle comporte les volets suivants : le graphisme, l’histoire et la théorie de l’architecture du paysage et de l’écologie, des séries de six à huit ateliers à différentes échelles – jardin, ville, domaines paysagers – et enfin un projet de fin d’études, comme par exemple la rivière d’Antélias, Horch Beyrouth, le parc de Raouché, le site de Beiteddine, la pollution visuelle.
Quelles sont les particularités de cette formation ?
Elle est pluridisciplinaire. Elle sera dispensée par des enseignants de haut niveau : des chercheurs, des professionnels, des experts, des écologistes, des professeurs d’économie. C’est cela l’avantage majeur de l’ALBA. Tout en apprenant l’architecture, l’étudiant peut puiser dans toutes les autres disciplines des beaux-arts.
Quels sont les points forts de cette licence ?
La licence en architecture du paysage peut être complétée par un master en aménagement du paysage d’une durée de deux ans. Nous suivons un système hybride, américain et européen. Les crédits sont calculés en fonction du système européen. Depuis deux ans, l’ALBA est membre du Conseil européen des écoles d’architecture du paysage (Eclas). Et nous serons bientôt accrédités par la Société américaine d’architecture de paysage (ASLA). Ces deux standards sont donc respectés à la lettre.
Et les débouchés ?
En ce qui concerne les débouchés, le diplômé peut travailler dans des entreprises privées, en free-lance, dans les mégaprojets qui pullulent dans la région du Golfe ou comme consultant en écologie.
Il faut préciser que l’architecte du paysage intervient dans la création, la conception et la planification de tous les projets verts, comme le jardin d’une demeure ou les communautés d’habitation comme Beit-Misk. Il est concerné par les espaces publics ou privés, les bâtiments officiels. Tout ce qui est en relation avec la nature. Son rôle principal sera de trouver des solutions écologiques aux problèmes qui nous entourent.
Un dernier mot ?
Nos étudiants sont créatifs, doués et polyglottes. Ils sont en train d’exceller partout. Je les invite donc à prendre soin de leur patrimoine.
Propos recueillis par Rima HARFOUCHE
Pour de plus amples informations, consultez le site de l’ALBA www.alba.edu.lb


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