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À La Une - Rencontre

Transterra Media, des news sur mesure

Le concept est pointu, adapté à un monde où l’actualité devient de plus en plus exigeante et les agences automatisées servant une information formatée, quasi identique à tous les médias. Transterra Media, fondée en 2010, est une plate-forme capable de vendre, d’acheter, de produire un reportage photo, écrit ou filmé à qui le souhaite. Il y a quelques jours, la société, basée à Beyrouth, a été nommée finaliste pour le Red Herring Top 100 Asia Award.

Jonathan Giesen, fondateur et CEO de Transterra Media.

Il a un regard bleu, rêveur, et pourtant. Jonathan Giesen, CEO et fondateur de Transterra Media, a les idées claires et, même s’il reste très idéaliste, les pieds sur terre, ou plutôt sur les terrains de ce monde en ébullition où tout se passe. Trop vite sans doute. Avec une formation d’historien et de journaliste-photographe, Giesen s’est forgé un apprentissage auprès de l’ONG Global Nomades qu’il a créée avec David Macquart, Christopher Plutte et Mark von Sponeck et dans laquelle, de 1998 à 2006, il a mené des missions dans plus de 50 pays, en instaurant un dialogue auprès des jeunes du monde entier et en menant des campagnes de prévention et de paix, grâce à l’utilisation de médias, de réseaux sociaux, de vidéoconférences, de transmission satellite et de réalisation de documentaires. Il a également produit de nombreux reportages : « Project Voice », « Voices from Iraq » et « Rwanda : Those who Listen », qui a remporté le prix du meilleur documentaire au 2006 Beverly Hills Film Festival.

 


Nouvelle aventure
Cette riche expérience, durant laquelle le Texan a pu évaluer les difficultés pratiques en même temps que les possibilités, l’a donc mené presque naturellement à fonder Transterra Media. « Grâce à notre réseau mondial de correspondants, nous sommes en mesure de proposer des news à la demande, en fonction du client et de son budget », précise-t-il. Et leurs clients sont al-Arabiya, Skynews, TV5 et d’autres. « Nous voulons donner plus de substance à une information de plus en plus biaisée, travailler plus en profondeur les reportages ou autres documentaires, dans la plus grande neutralité, souligne-t-il. Avec le chaos engendré par le printemps arabe, un grand nombre de journalistes indépendants a émergé. Ces jeunes connaissent parfaitement “leur” terrain et sont souvent disponibles, dès qu’il y a une demande. Les grandes télés n’ont plus les moyens d’avoir des envoyés spéciaux aux quatre coins du globe. Nous sommes intéressés, en priorité, par les pays en voie de développement, où la liberté de la presse n’est pas totale. »


Pour cette société où la technologie est essentielle, le choix de Beyrouth étonne, évidemment... « Les raisons du cœur... » avoue Giesen, avec un sourire craquant adressé à son épouse... Et de poursuivre : « C’est effectivement très difficile de fonctionner rapidement avec des connexions si lentes, mais nous le faisons ! » Passionné par ce métier, il est également très motivé par son autre aspect : « Nous travaillons avec certains gouvernements pour former des jeunes à devenir des reporters, cameramen et journalistes, en Libye, en Égypte, en Palestine, au Liban et dans un nombre de pays où cela est possible. »


À peine rentré de Hong Kong, Giesen est plus que jamais stimulé par le prix annuel, décerné par le magazine américain Red Herring, aux 100 start-up technologiques les plus innovantes et prometteuses, et que la jeune Transterra Media, seule compagnie libanaise sélectionnée, vient de remporter. « Transterra Media est une plate-forme mondiale qui donne accès au talent de journalistes professionnels, en leur inculquant la notion du vrai journalisme humain, a précisé de son côté Henri Asseily, principal actionnaire de la compagnie et fondateur de BizRate et de Shopzilla. Nous sommes en train de lever des fonds pour étendre nos opérations globalement, à partir du Liban. »
« Chaque histoire doit avoir une vie... conclut Jonathan Giesen. Et nous œuvrons pour que ce soit possible. »

 

Il a un regard bleu, rêveur, et pourtant. Jonathan Giesen, CEO et fondateur de Transterra Media, a les idées claires et, même s’il reste très idéaliste, les pieds sur terre, ou plutôt sur les terrains de ce monde en ébullition où tout se passe. Trop vite sans doute. Avec une formation d’historien et de journaliste-photographe, Giesen s’est forgé un apprentissage auprès de l’ONG Global Nomades qu’il a créée avec David Macquart, Christopher Plutte et Mark von Sponeck et dans laquelle, de 1998 à 2006, il a mené des missions dans plus de 50 pays, en instaurant un dialogue auprès des jeunes du monde entier et en menant des campagnes de prévention et de paix, grâce à l’utilisation de médias, de réseaux sociaux, de vidéoconférences, de transmission satellite et de réalisation de documentaires. Il a également...
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