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Technologies - Internet

Les projets fous ou très sérieux des start-up françaises

Détrôner PowerPoint, inventer un format publicitaire, lancer une « nouvelle couche » du Web, voire un réseau social où on contrôle ses données personnelles... Grâce à des projets un peu fous ou très sérieux, des start-up françaises veulent défier les modèles existants.

Movim, un réseau social sans entité centrale et où les données restent privées.

«Goodbye PowerPoint!» L’objectif affiché par la start-up normande Bunkr est en effet de «détrôner» l’emblématique logiciel de présentation professionnelle du géant Microsoft, adopté par des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde.
«PowerPoint n’est pas un outil nouvelle génération et reste extrêmement complexe: par exemple il faut que les utilisateurs s’envoient les fichiers via mail et aient la même version du logiciel. Il y a un gros besoin d’alternative dans les entreprises qui l’utilisent au quotidien», estime Alexis Jamet, cofondateur de Bunkr.
«Dans Bunkr, tout est dématérialisé, plus collaboratif, il n’y a pas de logiciel à installer», indique à l’AFP le jeune dirigeant (25 ans) de la start-up de cinq personnes qui, en trois mois de commercialisation, affiche déjà 7000 utilisateurs «dans cent pays» et voudrait lever un million d’euros.
Offrir une alternative à Facebook, c’est l’idée de Timothée Jaussoin, fondateur du réseau social Movim qui recense un petit millier d’utilisateurs.
Profil, mur, groupes, messagerie instantanée: à première vue, Movim ressemble à un réseau social «classique». À une (grosse) différence près: contrairement à Facebook qui héberge, stocke, voire utilise les données de ses membres, Movim n’a pas d’entité centrale et chaque utilisateur crée ainsi son propre petit serveur où ses données restent privées.
Ce modèle, encore confidentiel, s’adresse plutôt à des technophiles, «mais notre ambition c’est le long terme, car tout ce qui est libre et décentralisé sur Internet finit par s’imposer. Nous utilisons un réseau existant, XMPP, initialement utilisé pour le “tchat” dont nous sommes les premiers à exploiter pleinement les potentialités», explique Timothée Jaussoin, étudiant de 21 ans.
Que les internautes viennent à eux, les inventeurs de la technologie Frogans en rêvent aussi. La «vieille» start-up lancée en 1999 veut profiter de l’arrivée des nouveaux noms de domaine Internet pour donner un coup de fouet à son concept: bâtir un écosystème qui va «non pas remplacer le Web, mais offrir un nouvel espace alternatif et parallèle, installé dans une couche logicielle supplémentaire».

« Penser à un Internet nouveau »
Explication technique: actuellement, au sein du réseau Internet cohabitent l’e-mail et le World Wide Web, deux «couches logicielles» qui correspondent chacune à un usage. Le but de Frogans est de créer un nouveau canal pour échapper aux grands acteurs tels Amazon, Yahoo ou Apple «qui ont créé des écosystèmes fermés quasiment incontournables si on veut lancer et rendre visible son blog, son appli ou son site», explique Alexis Tamas, cocréateur de la
technologie.
«Nous voulons redonner la possibilité technique de publier librement des contenus. À la fin de l’année, on va commencer à rendre possible la création de sites Internet d’un nouveau type. Ce nouvel écosystème sera accessible depuis une meta-application qui prendra place aux côtés des applis traditionnelles sur un smartphone par exemple.»
«C’est ambitieux, reconnaît Julie Laurent, responsable des questions juridiques, mais c’est un projet participatif plus qu’un produit. On espère que les choses vont se faire petit à petit et qu’on deviendra un standard.»
Le concept Kpsule a, lui, fait ses preuves: son format original de «mini-site» marketing autonome et interactif est déjà utilisé par des groupes comme Disney, Warner Bros ou Audi.
À la différence d’une bannière publicitaire classique ou d’un «pop-up» qui peut prendre tout l’écran, une «Kpsule» se loge par exemple aux côtés d’un article de presse et ne s’active que si on y promène sa souris. On peut alors naviguer dans cette petite fenêtre, indépendamment de la page Internet ouverte, pour découvrir l’univers d’une marque ou la bande-annonce d’un film.
«Plutôt que d’emmener des internautes vers un site, on cherche à amener des contenus à l’internaute. Nous sommes les seuls à faire des bannières publicitaires enrichies, modifiables en permanence, qui s’intègrent sur tous les supports – réseaux sociaux, mobiles, etc.», expliquent deux des dirigeants, Vincent Perlot et Étienne Martin.
«Kpsule prouve qu’on peut encore penser à un Internet nouveau. Et un petit format comme le nôtre permet d’être impactant sans être agressif», résument-ils.
«Goodbye PowerPoint!» L’objectif affiché par la start-up normande Bunkr est en effet de «détrôner» l’emblématique logiciel de présentation professionnelle du géant Microsoft, adopté par des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde.«PowerPoint n’est pas un outil nouvelle génération et reste extrêmement complexe: par exemple il faut que les utilisateurs s’envoient les fichiers via mail et aient la même version du logiciel. Il y a un gros besoin d’alternative dans les entreprises qui l’utilisent au quotidien», estime Alexis Jamet, cofondateur de Bunkr.«Dans Bunkr, tout est dématérialisé, plus collaboratif, il n’y a pas de logiciel à installer», indique à l’AFP le jeune dirigeant (25 ans) de la start-up de cinq personnes qui, en trois mois de commercialisation, affiche déjà 7000...
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