La concurrence pour l’emploi entre réfugiés syriens et libanais serait l’un des principaux défis à relever, a indiqué l’organisation non gouvernementale « World Vision », dans une étude menée sur les conséquences économiques des réfugiés syriens dans certaines régions du Liban.
Les interviewés ont considéré que les réfugiés syriens pouvaient se permettre de travailler à un salaire moins élevé que les Libanais, du fait qu’ils ne payaient pas d’impôts et étaient embauchés de manière informelle. Les interrogés ont aussi souligné le fait que les réfugiés syriens percevaient des aides et des dons notamment en matière alimentaire. Les données collectées par l’ONG ont couvert quatre zones qui sont le Akkar, la région de Zahlé, Bourj Hammoud et Nabaa, et le camp palestinien de Bourj el-Brajneh. Ces quatre zones enregistrent toutes des taux de pauvreté plus élevés que le seuil moyen et comptent un grand nombre de réfugiés syriens.
Par ailleurs, il est important de noter que les habitants de ces régions ont constaté une augmentation significative des prix des denrées alimentaires ces douze derniers mois, principalement en raison de la hausse de la demande syrienne. Les communautés d’accueil ont en outre ajouté que leur économie locale avait été négativement affectée par la concurrence accrue entre les entrepreneurs syriens et les produits issus de la contrebande.
En parallèle, certains membres de la « communauté hôte » bénéficieraient économiquement de l’afflux de réfugiés syriens. En effet, les interrogés ont indiqué que certains organismes humanitaires injectaient des liquidités dans l’économie locale, créant ainsi des opportunités d’emplois. En outre, et toujours selon les mêmes sources, les hommes d’affaires de ces régions bénéficieraient d’une main-d’œuvre disponible bon marché, tandis que les propriétaires généreraient des recettes de la location de leurs biens.
Malgré ces points positifs pour l’économie locale, l’ONG souligne les difficultés rencontrées par les Libanais les plus défavorisés pour trouver un emploi, suite à l’augmentation de la main-d’œuvre disponible bon marché. Il semblerait ainsi que ce soient les Libanais les plus défavorisés qui soient les plus affectés par la présence de réfugiés syriens, tandis qu’une certaine partie des classes moyenne à supérieure tireraient avantage de cet afflux.
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Les interviewés ont considéré que les réfugiés syriens pouvaient se permettre de travailler à un salaire moins élevé que les Libanais, du fait qu’ils ne payaient pas d’impôts et étaient embauchés de manière informelle. Les interrogés ont aussi souligné le fait que les réfugiés syriens percevaient des aides et des dons notamment en matière alimentaire. Les données collectées par l’ONG ont couvert quatre zones qui sont le Akkar, la région de Zahlé, Bourj Hammoud et Nabaa, et le camp palestinien de Bourj el-Brajneh....


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