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À La Une - Liban - Conjoncture

Moody’s et la BM prévoient une croissance « modérée » au Liban pour 2013

Les deux institutions soulignent les conséquences du conflit syrien sur l’économie libanaise tout en rappelant la résilience du système bancaire en dépit des crises.

La Banque mondiale (BM) a indiqué dans son dernier rapport prévoir une croissance « modérée » pour le Liban en 2013, reflétant les débordements sécuritaires et les événements dans les pays voisins. Selon les dernières estimations de l’institution, la croissance du PIB a été de 1,5 % en 2011 et 2012, elle est prévue à 2 % cette année, à 2,3 % en 2014 et 4 % en 2015.
En 2012, la croissance du PIB a été morose, dans un contexte politique interne difficile et au risque de débordement de la crise syrienne qui a fortement affecté le secteur touristique, indique le rapport de la BM, cité par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi.


Les ressources publiques, quant à elles, sont mises à mal par le nombre croissant de réfugiés syriens au Liban, ajoute le rapport. Cependant, la demande interne a été boostée par la consommation libanaise et celle des déplacés syriens.
En ce qui concerne les échanges commerciaux, la Banque mondiale a souligné que le déficit commercial avait affiché de légers signes d’amélioration depuis le début de l’année 2013.


D’un point de vue régional, la BM a prévu un taux de croissance ralenti à 2,5 % en 2013, contre 3,5 % en 2012, après une seconde année de récession en Iran, une croissance modérée en Égypte et une légère amélioration en Algérie. Selon le rapport de la Banque mondiale, les tensions politiques demeurent très importantes en 2013, tandis que les événements sécuritaires tirent l’activité économique et les investissements vers le bas.
L’agence de notation Moody’s a de son côté émis les mêmes perspectives de croissance « modérées » pour le Liban en 2013. Selon le rapport, cela reflète le haut niveau de revenu par habitant dans le pays et les perspectives de croissance sur le long terme, en dépit de la petite taille du marché libanais et de la vulnérabilité du pays aux risques extérieurs.
Toujours selon cette source, la croissance économique a été de 5,5 % en moyenne par an sur la période 2008-2012. Sur la même période, le revenu par tête d’habitant a été de 14 800 dollars, un chiffre similaire à celui de la Turquie.
Pour Moody’s également, l’économie libanaise a été affectée par la crise syrienne. Les estimations de croissance ont chuté à 1,5 % pour 2011 et 2012, tout comme les prévisions de la Banque mondiale, contre une moyenne annuelle de 8 % sur la période 2007-2010.


Selon Moody’s, « le gouvernement libanais n’a jamais cessé de payer sa dette en dépit du contexte politique et économique et malgré les chocs sécuritaires. L’agence de notation a en outre souligné la qualité du système bancaire libanais et en particulier le modèle conservateur adopté par la Banque du Liban (BDL) ».
Le Liban a subi de nombreux chocs politiques et sécuritaires dans son histoire, écrit Moody’s, bien que leur impact sur les finances publiques ait été varié, avec une économie et un secteur bancaire particulièrement résilients, la polarisation politique dans la région s’est accentuée et a fait craindre une détérioration de la situation sécuritaire dans le pays. De ce fait, Moody’s a attribué au Liban « un risque très élevé quant aux événements extérieurs », ce qui correspond à la plus faible position en matière de risque.

 

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