Jason Maer et deux membres de la Défense civile installent une cage avec un poulet à l'intérieur dans le fleuve de Beyrouth pour appâter le crocodile et le capturer. Photo Animals Lebanon
Il y a un peu moins d’une semaine, la présence avérée d’un crocodile dans le fleuve de Beyrouth avait défrayé la chronique. Depuis, des efforts continus sont mis en œuvre pour capturer l’animal afin de l’installer dans un sanctuaire, vraisemblablement à l’étranger.
Sur le terrain, des équipes de la Municipalité de Beyrouth, de la Défense civile et de l’ONG Animals Lebanon collaborent et se relaient. Il y deux jours, elles ont posé une cage dans le fleuve avec, à l’intérieur, un poulet mort servant d’appât. L’objectif est d’attirer le crocodile dans le cage qui se refermera alors sur lui.
Problème : l’animal est loin d’être affamé, le fleuve regorgeant de nourriture. « Capturer le crocodile aurait été beaucoup plus simple dans n’importe quelle autre rivière, reconnaît Jason Maer, directeur d’Animals Lebanon. Mais ici, des animaux morts provenant des abattoirs flottent dans l’eau et les rats grouillent. Le crocodile ne meurt pas de faim. C’est la plus grande difficulté que nous rencontrons. »

Les déchets flottant dans le fleuve de Beyrouth. Photo Animals Lebanon
A cela s'ajoute la pollution du fleuve, dans lequel sont déversés notamment les égouts, les déchets du marché aux poissons et ceux des abattoirs. « Le fleuve de Beyrouth, ce n’est pas de l’eau, juste des déchets, tempête Jason Maer. Il y a des bulles comme lorsqu’on ouvre une canette de Pepsi. C’est cette pollution qui représente le grand danger pour nous, pas le crocodile en lui-même. Aucun volontaire ne met le pied dans l’eau et le bateau ne peut circuler facilement à cause des déchets qui entravent sa marche. Le crocodile non plus ne pourra survivre longtemps dans un tel environnement. »
Outre la cage, les équipes ont installé un filet dans lequel pourrait se prendre le crocodile. Mais là aussi, la pollution entrave le processus. « Pour capturer le crocodile, il faut du temps et de la persévérance, rassure Jason Maer. Il y a eu beaucoup de mouvements autour de l’animal. Tout ça a pu le stresser, il faut laisser la situation se calmer, et dans une heure ou quelques jours, il sera capturé. »
En attendant, les volontaires aperçoivent le crocodile tous les jours, notamment lorsqu’il remonte à la surface pour respirer, toutes les cinq à dix minutes. L'animal se déplace sur un territoire de 200 mètres de long, situé à 200 mètres de l’embouchure du fleuve. Il ne s'aventure pas loin non plus sur la terre ferme, un mètre tout au plus de la rivière. « Il n’y a aucun risque que le crocodile attaque quiconque, à moins que cette personne entre sur son territoire », assure le responsable d'Animals Lebanon.
Pour rappel
Un crocodile... dans le fleuve de Beyrouth
Sur le terrain, des équipes de la Municipalité de Beyrouth, de la Défense civile et de l’ONG Animals Lebanon collaborent et se relaient. Il y deux jours, elles ont posé une cage dans le fleuve avec, à l’intérieur, un poulet mort servant d’appât. L’objectif est d’attirer le crocodile dans le cage qui se refermera alors sur lui.
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17 h 33, le 31 juillet 2013