Les parents et proches des victimes, assis, en pleurs, autour des cercueils. Ciro De Luca/Reuters
Des milliers de personnes éplorées se sont retrouvées hier matin dans la grande salle de sport de Pozzuoli, où un autel avait été aménagé pour les funérailles des victimes. La grande majorité des 38 personnes qui ont perdu la vie dans l’accident résidaient dans cette petite localité balnéaire proche de Naples, et des centaines de personnes ont dû suivre la cérémonie depuis l’extérieur sur un écran géant. Un cordon de sécurité avait été établi autour des familles, assises, en pleurs, autour des cercueils alignés devant l’autel. Des monceaux de fleurs ornaient la salle pour cette cérémonie en présence du chef du gouvernement Enrico Letta et de plusieurs de ses ministres.
Au début de l’office religieux, les noms des 38 victimes ont été cités l’un après l’autre. Durant son homélie, l’évêque de Pozzuoli, Gennaro Pascarella, a affirmé que face à une telle tragédie « il est difficile de parler. La moindre parole peut paraître banale, déplacée ou seulement formelle ». À la fin de la cérémonie, au moment du départ des cercueils, certains parents se sont mis à crier et se sont agrippés aux sépultures recouvertes de fleurs tandis que d’autres ont applaudi. Une dizaine de personnes ont été prises de malaise durant les funérailles et ont dû être évacuées. Le maire de Pozzuoli Vincenzo Figliolia a évoqué une « tragédie qui lui a coupé le cœur en deux ». M. Letta est venu le serrer dans ses bras avant de partir.
« Nous nous sentons tous vraiment, vraiment mal. On se connaissait tous ici, nous somme tous un peu frères et sœurs... » a confié Franco. Un autre habitant, Annibale Spira, veut « savoir ce qui s’est passé », d’autant que « ce n’est pas la première fois qu’un accident se produit à cet endroit- là ». « Nous ferons tout ce que nous pourrons et nous ferons en sorte que tout le monde obtienne justice, c’est vraiment une affaire grave », a promis le procureur en charge de l’enquête, Rosario Cantelmo, précisant que plusieurs personnes avaient déjà été placées sous enquête, sans en révéler ni le nombre ni l’identité.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine