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À La Une - Liban - Sondage

Plus d’un tiers des Libanais souhaiteraient émigrer...

Pour 71 % des Libanais désirant quitter le Liban, la motivation principale est financière, tandis que 24 % des interrogés ont considéré l’instabilité politique comme cause principale à l’émigration.

Le Canada est la destination favorite des Libanais souhaitant émigrer.

Selon une étude du Centre de recherche arabe en politiques économiques, 33 % des Libanais interrogés souhaiteraient émigrer vers d’autres destinations. Il s’agit du second taux le plus élevé parmi 14 pays arabes inclus dans l’étude du centre basé au Qatar. Le Liban est ainsi seulement arrivé après le Soudan où 54 % des habitants souhaiteraient quitter leur pays.


À titre de comparaison, 22 % des interrogés dans la région ont affirmé vouloir émigrer. Par ailleurs, 71 % des Libanais ont indiqué vouloir améliorer leur situation financière. Il s’agirait même de la raison principale les poussant à vouloir quitter le Liban, tandis que 24 % des interrogés ont considéré l’instabilité politique comme cause principale expliquant le choix de l’émigration. 2 % ont indiqué vouloir quitter le pays pour des raisons politiques et 1 % pour des raisons familiales.


Dans la région, 78 % des personnes interrogées ont considéré leur situation financière comme raison principale pour émigrer, suivie par l’insécurité ambiante (10 %), la politique (4 %) et l’éducation (2 %).
En ce qui concerne les destinations d’émigration, 15 % des Libanais ont cité le Canada comme pays favori, suivi par les États-Unis (14 %) et l’Europe (12 %), 11 % ont spécifié la France et 8 % l’Allemagne. Il est en outre important de préciser que 14 % des Libanais voulant quitter le pays n’ont pas de destination précise en tête. Dans la région, 16 % des interrogés ont préféré l’Europe comme destination, 12 % ont cité l’Arabie saoudite, 10 % les États-Unis, 9 % la France, tandis que 7 % ont spécifié les Émirats arabes unis ou le Canada comme destination. Enfin, 11 % des interrogés dans la région n’ont pas de destination spécifique en tête.


L’étude a été menée dans 14 pays arabes entre juillet 2012 et mars 2013, elle couvre un échantillon de 21 350 interviewés en Algérie, Égypte, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Maroc, Mauritanie, Palestine, Arabie saoudite, Soudan, Tunisie et Yémen. Elle a été menée à la demande du Centre de recherche arabe en politiques économiques basé au Qatar et exécutée par une société libanaise de sondage d’opinions.

 

 

Transferts
La Banque mondiale (BM) avait revu à la baisse ses prévisions concernant les transferts d’émigrés au Liban, estimant ces flux à 7,4 milliards de dollars en 2013 contre une prévision initiale de 7,56 milliards de dollars en novembre dernier.
Les transferts d’émigrés au Liban ont ainsi connu une diminution de 0,8 % en 2012, constituant le second déclin consécutif annuel après avoir enregistré une baisse de 1,6 % en 2011. Parmi les 10 principaux bénéficiaires de transferts d’émigrés dans les pays émergents, seuls le Liban, la Chine (-1,8 %), le Mexique (-1,6 %) et le Nigeria (-0,2 %) ont enregistré un déclin de ces flux en 2012.


Enfin, même si les transferts d’émigrés constituent un pilier de l’économie libanaise (environ 20 % du PNB), il est important que la fuite des cerveaux vers l’étranger ne devienne pas la norme, dans un pays où de plus en plus de Libanais doivent cumuler plusieurs emplois pour vivre décemment. Retenir la matière grise libanaise est un enjeu pour l’avenir économique et social du pays.

 

 

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