X

À La Une

Denise Hazime, reine du « hommos » aux USA

Diaspora Le « hommos », celui bien de chez nous, continue son irrésistible ascension. Après avoir figuré dans le « Guinness Book », il a aujourd’hui une reine américaine, d’origine libanaise.
OLJ
16/07/2013

Elle se nomme Denise Hazime, elle a 33 ans et, en 2010, elle avait été surnommée par le Wall Street Journal, la « reine de la purée de pois chiche, appelée hommos ». Aujourd’hui encore, elle garde ce titre et règne sur une entreprise culinaire baptisée « DedeMed » qui opère sur Internet et qui compte huit millions d’apprentis internautes visant le titre de cordon bleu et désireux d’expérimenter les bienfaits de la cuisine méditerranéenne.
Elle avait commencé, en 2006, par mettre sur « YouTube » sa recette de « hommos » qui avait attiré plus de 700 000 personnes. Encouragée par ce succès, et sur le conseil de son mari (un ancien « marines » ), elle avait ouvert un stand, « DedeMed Chawarma House » dans une base de marines à Pendleton. Ce fut une autre réussite : les soldats ont été ravis d’avoir la possibilité de déguster une nourriture qu’ils avaient découverte lorsqu’ils étaient déployés au Moyen-Orient.


Denise Hazime vit et travaille en Californie. Au cours d’un entretien téléphonique, elle a évoqué les grandes étapes de son parcours. Elle est née de parents libanais ayant émigré aux États-Unis dans les années 70. Son père, Hani Hazime, un homme d’affaires, est originaire de Bourj Hammoud, et sa mère, Wafa’ Hazime, est de Chiyah. Elle a grandi à Michigan et avait commencé par faire des études de droit. Après son mariage, elle a suivi son mari en Californie. Là, se trouvant en manque d’une nourriture libanaise saine et faite maison, elle a eu l’idée de donner des cours de cuisine de « notre terroire » sur la Toile.

En tête des recettes visitées sur Internet
Ses connaissances dans ce domaine ? « Ma mère, dit-elle, a une parfaite maîtrise classique des fourneaux. Les raccourcis, elle ne connaît pas. Elle fait tout de A à Z. Elle tire elle-même son yaourt à partir du lait et elle fait bouillir les pois chiches pour le hommos. Elle m’a appris tous les rudiments et les raffinements des plats. Pour ma part, je facilite, dans mes cours, le processus (par l’emploi de certains ingrédients en boîte), car aujourd’hui, on n’a plus le temps de tout faire soi-même. »


Pourquoi le hommos est-il devenu son cheval de bataille ? « C’est l’une des premières recettes que j’ai mise sur YouTube parce que c’est une spécialité familière à un grand nombre de personnes et parce qu’il y avait une énorme demande pour cette recette. »
Pourquoi son hommos est-il si prisé ? « Parce qu’il est authentiquement libanais. En passant la plupart de mes étés au Liban, j’ai été en contact avec des femmes qui cuisinaient merveilleusement bien. J’ai appris des astuces de chacune d’entre elles, je les ai combinées pour parfaire ma préparation de hommos qui vient aujourd’hui en tête des recettes consultées sur Internet. »


Denise Hazime ne dort pas pour autant sur ses lauriers et ses fourneaux n’arrêtent pas de tourner. Elle mijote à petit et grand feu d’autres projets : la rédaction d’un ouvrage culinaire, une plus grande popularisation de la cuisine libanaise et la multiplication de ses apparitions en « guest star » à des cours de cuisine.

 

 

Pour mémoire
Le Liban dans le top 10 des meilleures destinations "gastronomiques" 2013

 

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué