Où va l’industrie du film ? Comment cette bobine, ce 8MM, allait devenir accessible à tous les publics et chez soi, de surcroît ? Au fil des années, le film est devenu un produit qu’on peut acheter ou louer et même jeter. Les fabrications sont devenues diverses et, avec le temps, plus manipulables. Ainsi, la cassette qu’on appelle VHS et qui a perduré longtemps faisait partie de la bibliothèque de chacun. On n’avait qu’à introduire la cassette dans le lecteur adéquat pour pouvoir tout projeter chez soi sur TV, donc en petit format. Plus tard, cette cassette, devenue désuète mais dont la visibilité était très nette, s’est métamorphosée en CDV. Un grand disque à l’image des 33 tours de musique, mais qui a fait long feu parce qu’il pesait lourd et prenait beaucoup de place. Il fut très vite remplacé par un tout petit disque dans un boîtier. Ce disque optique numérique, surnommé officiellement DVD ou « Digital Versatile Disc », est employé pour la sauvegarde et le stockage de données, notamment la vidéo pour sa déclinaison DVD Video. Lancé en décembre 1995, il représente le format vidéo numérique le plus répandu dans le monde, successeur de la vidéocassette, du Laserdisc et du Video CD. L’ère du DVD allait donc commencer. Depuis, la facilité s’est installée et les spectateurs ou les cinéphiles sont devenus paresseux. Troquant la salle de cinéma contre une chambre ou un salon bien douillet, ils déserteront petit à petit les salles obscures. Va-t-on donc encore au cinéma ou préfère-t-on regarder un film chez soi ? La magie de la grande salle obscure opère-t-elle encore ? Il est certain que le cinéma est considéré comme la sortie numéro un des Libanais. On y va en partie parce qu’on a volontairement choisi de voir un film avec une compagnie également « choisie » – bien que souvent on ne choisit pas son public – et en second lieu parce que le film vu en public est un moment divertissant et ludique, voire enrichissant parfois. Aujourd’hui, les salles deviennent même plus confortables, invitant les spectateurs à s’y lover. De ce fait, les films téléchargés sur les portables, ordinateurs ou loués peuvent attendre. Des soirées pluvieuses peut-être ?
Où va l’industrie du film ? Comment cette bobine, ce 8MM, allait devenir accessible à tous les publics et chez soi, de surcroît ? Au fil des années, le film est devenu un produit qu’on peut acheter ou louer et même jeter. Les fabrications sont devenues diverses et, avec le temps, plus manipulables. Ainsi, la cassette qu’on appelle VHS et qui a perduré longtemps faisait partie de la bibliothèque de chacun. On n’avait qu’à introduire la cassette dans le lecteur adéquat pour pouvoir tout projeter chez soi sur TV, donc en petit format. Plus tard, cette cassette, devenue désuète mais dont la visibilité était très nette, s’est métamorphosée en CDV. Un grand disque à l’image des 33 tours de musique, mais qui a fait long feu parce qu’il pesait lourd et prenait beaucoup de place. Il fut très vite remplacé par un...
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