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Économie - Liban - Immobilier

Vers une crise du marché immobilier libanais ?

Tandis que la majorité des Libanais expatriés ou arabes du Golfe boudent le marché immobilier libanais, les prix demeurent toujours très élevés dans un contexte politique et sécuritaire
qui n’arrange rien. Qui pourra résorber ce surplus d’offre sur le marché ?

Selon un rapport de la Banque mondiale, seulement 6 % des Libanais ont accès à un prêt logement.

Se dirige-ton vers un éclatement de la bulle immobilière ? Sur la question, les professionnels du secteur semblent divisés.
Pourtant, les principaux indicateurs (nombre de transactions, livraison de ciment, permis de construire) laissent à penser qu’un infléchissement de la tendance serait possible. En effet, en 2012, les zones constructibles avaient enregistré une baisse de 10,85 % après une diminution de 6,5 % en 2011 (rapport mars 2013 de la BLOM Bank). En mars 2013, les permis de construire ont, eux, affiché une baisse de 29,2 % en rythme annuel tandis que les transactions foncières se sont établies à 35,9 millions de dollars en baisse de 32 %.
Mais pour Guillaume Boudisseau, expert en immobilier (Ramco), le déclin de ces indicateurs n’est pas surprenant et ne signifie pas pour autant une crise du secteur. « Il n’y a pas de crise immobilière mais plutôt un essoufflement du marché », a-t-il déclaré dans un entretien à L’Orient-Le Jour. « Ce qui s’est passé sur la période 2008-2010 n’était pas normal, le secteur était en surchauffe, maintenant les choses commencent simplement à se stabiliser », poursuit-t-il. « Les prix ne baissent pas encore, au contraire, les acheteurs continuent d’acquérir aux prix de 2010 et même légèrement au-dessus, même si les transactions se font un peu plus lentes. » Toujours selon le cabinet spécialisé, le ralentissement actuel du marché est le résultat de l’incertitude économique, politique, sociale et sécuritaire au Liban, une conjoncture qui aurait pu conduire à une crise de l’immobilier qui ne s’est toutefois pas produite. « Cette tendance est confirmée par plusieurs signes positifs, les promoteurs étant toujours capables d’attirer myriade d’investisseurs prêts à lancer le coup d’envoi de nouveaux projets de constructions. »

Kanaan catégorique, Ghobril parle d’irrationalité
De son côté, Joe Kaanan, président de Sodeco Gestion, considère au contraire, « qu’il existe bien une crise du secteur, et ce depuis 2009, même s’il y a pas de vraie bulle immobilière au Liban ». Selon lui, cette crise est due à un excédent de produits construits et une demande qui ne suit pas. « Le marché a commencé à souffrir depuis 2009, les acheteurs étrangers au Liban ne trouvant plus intéressant d’y investir étant donné la flambée des prix. Le secteur a alors commencé à freiner. » Une question se pose alors, dans un contexte de crise économique, pourquoi les prix immobiliers ne baissent-ils pas ? Selon Joe Kaanan, « les propriétaires ne veulent pas admettre la nouvelle réalité du marché ». Selon lui, il existe aujourd’hui quelques diminutions des prix lors des transactions immobilières, mais cela se fait au coup par coup entre 15 et 20 % de rabais par rapport au prix initial affiché.
Même son de cloche pour Nassib Ghobril, économiste en chef à la Byblos Bank. Selon lui, il existe bien un essoufflement du marché immobilier, phénomène s’expliquant essentiellement par des prix trop élevés. « La demande se tourne de plus en plus vers des petites surfaces hors de Beyrouth », déclare-t-il. Les ressortissants étrangers, qui sont les principaux acheteurs, trouvent que l’immobilier au Liban est trop cher en comparaison avec d’autres pays, et cela même avant la dégradation de la situation sécuritaire il y a 3 ans. « Les prix ne sont pas rationnels », ajoute l’économiste. Selon un rapport de la Banque mondiale, seulement 6 % des Libanais ont accès à un prêt logement.
Si les fondamentaux du secteur restent inexorablement liés aux développements de la situation interne et régionale, la solution au ralentissement du secteur se trouve dans une adaptation de l’offre à la demande locale, à savoir vers une réduction des surfaces et des prix entre 200 000 et 400 000 dollars. Car en attendant des investissements en adéquation avec les revenus des Libanais, une question reste en suspens : qui va acquérir le surplus d’offre actuellement sur le marché libanais ?
Se dirige-ton vers un éclatement de la bulle immobilière ? Sur la question, les professionnels du secteur semblent divisés.Pourtant, les principaux indicateurs (nombre de transactions, livraison de ciment, permis de construire) laissent à penser qu’un infléchissement de la tendance serait possible. En effet, en 2012, les zones constructibles avaient enregistré une baisse de 10,85 % après une diminution de 6,5 % en 2011 (rapport mars 2013 de la BLOM Bank). En mars 2013, les permis de construire ont, eux, affiché une baisse de 29,2 % en rythme annuel tandis que les transactions foncières se sont établies à 35,9 millions de dollars en baisse de 32 %.Mais pour Guillaume Boudisseau, expert en immobilier (Ramco), le déclin de ces indicateurs n’est pas surprenant et ne signifie pas pour autant une crise du secteur. « Il...
commentaires (4)

Le probleme majeur , c'est que Les terrains constructible sont offert sur le marche libanais a des prix tres eleve et cela affecte directement l'incidence fonciere qui impacte a la hausse le cout finale du metre batit... A mon avis , la speculation immobiliere commence avec les prix trop cher et irrationel des terrains offert sur le marche local et surtout celui de Beyrouth et la betise et l'ignorance de certain promoteurs qui achete ces terrains sans faire une serieuse etude de marcher . Finalement le drame c'est quand ces pomoteurs essaie de reduire le cout du metre batit pour compenser la haute incidence fonciere au depend de la qualite...

Fouad Kahale

02 h 15, le 20 mai 2013

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Commentaires (4)

  • Le probleme majeur , c'est que Les terrains constructible sont offert sur le marche libanais a des prix tres eleve et cela affecte directement l'incidence fonciere qui impacte a la hausse le cout finale du metre batit... A mon avis , la speculation immobiliere commence avec les prix trop cher et irrationel des terrains offert sur le marche local et surtout celui de Beyrouth et la betise et l'ignorance de certain promoteurs qui achete ces terrains sans faire une serieuse etude de marcher . Finalement le drame c'est quand ces pomoteurs essaie de reduire le cout du metre batit pour compenser la haute incidence fonciere au depend de la qualite...

    Fouad Kahale

    02 h 15, le 20 mai 2013

  • Il y a aussi beaucoup de speculations venant des pays bensaoudiques, les prix restent haut à cause du financement propre donc sans crédit excessif des banques, en général on lâche un peu quand on se sent coincé financièrement, ce qui n'est pas le cas pour le moment, je pense que la décision sera plus politique que financière si on devait assister à un krach immobilier.Mais le Liban s'en remettra toujours, tel le phenix....

    Jaber Kamel

    15 h 34, le 17 mai 2013

  • Il y a d'autres pays dans lequel le soleil reste 300 jours pendant l'année (Chipre, Grece, Turkie etc...) donc les gens achetent la-bas, c'est des fois aussi moins cher. En plus, ou sont les moyens commun de transports ?

    Eddy

    11 h 59, le 17 mai 2013

  • Prix irrationnels,appartements surdimensionnés,contrôles de qualité très inégaux,emploi de matériaux hum hum,le marché immobilier libanais n'offre plus aujourd'hui un rapport qualité/prix qui le rende attractif.Sans compter l'absence quasi totale de respect environnemental,et le massacre des paysages,et des points de vue...qui sait si la vue d'aujourd'hui ne sera pas bouchée demain par un monstre en face de vos fenêtres?Un peu moins de bling bling,un peu plus de professionnalisme seraient les bienvenus.Et un arbre de temps en temps,ce serait pas mal non plus...et arrêtez de construire des monstres aux architectures complètement démentes à la montagne...bref,apprenez ,chers promoteurs,un minimum de bon goût...

    GEDEON Christian

    10 h 51, le 17 mai 2013

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