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Société - Syrie/Liban

Mandat d'arrêt contre un ex-officier du régime Assad : la demande d'extradition sera tranchée ultérieurement

Le mandat a été émis par Beyrouth sur base de soupçons de « meurtre volontaire et prémédité, torture ayant entraîné la mort, ainsi qu'agitation de conflits internes et confessionnels ».

Mandat d'arrêt contre un ex-officier du régime Assad : la demande d'extradition sera tranchée ultérieurement

Des Syriens et des Libanais célébrant la chute du régime Assad le 8 décembre 2024, à Tripoli, au Liban-Nord. Ibrahim Chalhoub/AFP

L'ancien général de l'armée syrienne Adel Issa, arrêté la semaine dernière au Liban, fait désormais l'objet d'un mandat d'arrêt émis vendredi par le procureur général près la Cour de cassation, Ahmad Rami el-Hajj. L'ancien général était en poste sous le régime Assad et fait déjà l'objet d'un mandat d'arrêt des nouvelles autorités syriennes, qui l'accusent de « meurtres et crimes contre l’humanité », à l'instar de nombreux autres anciens responsables du régime déchu.

Selon nos informations, le procureur général a interrogé M. Issa dans la journée. Il a, sur base des pièces et documents transmis par la justice syrienne, décidé d'émettre un mandat d'arrêt, dans l'attente de prendre une décision en début de semaine prochaine concernant la demande d'extradition envoyée par Damas. L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) indique que le mandat a été émis sur base de soupçons de « meurtre volontaire et prémédité, torture ayant entraîné la mort, ainsi qu'agitation de conflits internes et confessionnels ».

Concernant la demande d'extradition, le procureur devra notamment s’assurer que les conditions d’une remise aux autorités syriennes sont réunies, au regard notamment des conventions bilatérales entre le Liban et la Syrie, qui ont signé en février dernier un accord de coopération judiciaire.

Adel Issa, 67 ans, faisait partie de la 17e brigade de l’armée syrienne. Il s’était rendu vendredi dernier à l’ambassade de Syrie à Beyrouth pour y effectuer des démarches administratives, selon une source judiciaire qui s'était exprimée sous couvert d’anonymat à l'AFP.

Lors de l’interrogatoire qui a suivi son arrestation, annoncée le 8 août, Issa avait expliqué, selon une autre source judiciaire à L'OLJ, s’être rendu à l’ambassade sans se douter qu’il risquait d’y être arrêté. Il a affirmé n’avoir commis aucun des actes qui lui sont reprochés. D’après nos informations, Adel Issa avait quitté le territoire syrien de manière illégale, mais résidait légalement au Liban en vertu d’un titre de séjour délivré par la Direction générale de la Sûreté générale. Selon les informations de l’AFP, après avoir pris connaissance du mandat d’arrêt émis par Damas par contumace, le personnel de l’ambassade a demandé aux autorités libanaises de procéder à son arrestation.

Après la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024, les autorités syriennes ont arrêté des dizaines de personnes qu'elles accusent de crimes commis pendant les plus de treize années de guerre civile. Les premiers procès ont débuté en avril et ont notamment mené, en début de semaine, à la condamnation à mort par contumace de l'ancien dictateur syrien, Bachar el-Assad, et de son frère Maher.

L'ancien général de l'armée syrienne Adel Issa, arrêté la semaine dernière au Liban, fait désormais l'objet d'un mandat d'arrêt émis vendredi par le procureur général près la Cour de cassation, Ahmad Rami el-Hajj. L'ancien général était en poste sous le régime Assad et fait déjà l'objet d'un mandat d'arrêt des nouvelles autorités syriennes, qui l'accusent de « meurtres et crimes contre l’humanité », à l'instar de nombreux autres anciens responsables du régime déchu. Selon nos informations, le procureur général a interrogé M. Issa dans la journée. Il a, sur base des pièces et documents transmis par la justice syrienne, décidé d'émettre un mandat d'arrêt, dans l'attente de prendre une décision en début de semaine prochaine concernant la demande...
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