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Lifestyle - Tourisme

Deir-El Oumara, charme et magie

Deir el-Qamar la belle, dont on ne se lasse jamais, si près des étoiles, ou presque. Dans ce lieu de villégiature qui a su conserver intacte sa beauté légendaire, loin des agressions du temps et de la modernité, loin de la gourmandise des promoteurs, un hôtel de charme, le premier hôtel historique au Proche-Orient, se charge depuis quelques mois de loger ses visiteurs...

Deir el-Oumara, à la fois impressionnant et charmant.

Ils l’ont baptisé Deir el-Oumara, dans un clin d’œil à l’histoire et aux personnages qui ont hanté les lieux... Marthe et Mounzer Fouad Boustany ont réuni leurs envies et toute leur énergie pour sauver une demeure historique datant de 1827, mais longtemps abandonnée aux vestiges du temps. « Il faut absolument faire quelque chose ! » avait lancé le fils du poète Fouad Ephrem Boustany, constatant que cette bâtisse, érigée par l’émir Béchir II pour son conseiller Boutros Karamé, puis récupérée par le diocèse grec-melkite de Saïda et de Deir el-Qamar qui l’a transformé en École des frères, n’était plus qu’un souvenir de sa gloire passée.
Ingénieur de formation, Mounzer Boustany s’inquiète, témoin de l’état de désolation dans lequel agonise l’ancienne école, fermée en 2009. Rêvant de remettre l’ensemble sur pied, et, plus encore, de le transformer en hôtel de charme et d’y inclure une bibliothèque Fouad Ephrem Boustany, il se lance dans une aventure de cœur, non sans avoir reçu l’aval sacré de Mgr Élie Haddad, évêque grec-melkite de Saïda et de Deir el-Qamar. Les travaux de rénovation démarrent en juillet 2011. Le couple se partage les charges : la pierre pour lui, les meubles et la déco pour elle. « Je me suis occupée de tous les détails », confie fièrement Marthe Mounzer, forte d’une expérience acquise auprès de ses parents, eux-mêmes anciens propriétaires des hôtels al-Ahram à Beit Méry et Salwa à Dhour el-Choueir.

Charme et beauté
« Nous voulions, poursuit-elle, conserver la puissance du passé tout en ajoutant un charme et une simplicité aux lieux pour que les visiteurs locaux et étrangers se sentent à l’aise et même chez eux ! » Au total, 18 chambres, en simplex et duplex, sur deux étages, ont été créées, dans une décoration à la fois orientale et provençale et des meubles chinés au gré des promenades. Le confort y est total, les cuisines et les chambres sont superéquipées, des voituriers et un immense parking sont prêts à recevoir les invités. « Nous avons pensé à tout le monde ! » Couples, familles (nombreuses ou pas), locataires d’un soir ou personnes désireuses d’organiser un événement ou un mariage dans ce cadre magnifique, tout le monde y trouvera sa place et son bonheur. Et surtout, les nostalgiques à la recherche du temps perdu, ceux qui apprécient la grandeur d’un lieu et sa discrétion.
Hôtel de charme, certes, avec une pierre magnifique, des plafonds hauts et une architecture royale, mais Deir el-Oumara, reconnu par un décret du ministère du Tourisme comme étant le premier hôtel historique du Liban, s’épanouit dans un site idéal. Les amoureux de Deir el-Qamar, et ils sont nombreux, pourront ainsi abuser de sa place, de ses ruelles sinueuses, de son festival et de ses charmants week-ends de printemps et d’été au clair de lune.
Ils l’ont baptisé Deir el-Oumara, dans un clin d’œil à l’histoire et aux personnages qui ont hanté les lieux... Marthe et Mounzer Fouad Boustany ont réuni leurs envies et toute leur énergie pour sauver une demeure historique datant de 1827, mais longtemps abandonnée aux vestiges du temps. « Il faut absolument faire quelque chose ! » avait lancé le fils du poète Fouad Ephrem Boustany, constatant que cette bâtisse, érigée par l’émir Béchir II pour son conseiller Boutros Karamé, puis récupérée par le diocèse grec-melkite de Saïda et de Deir el-Qamar qui l’a transformé en École des frères, n’était plus qu’un souvenir de sa gloire passée.Ingénieur de formation, Mounzer Boustany s’inquiète, témoin de l’état de désolation dans lequel agonise l’ancienne école, fermée en 2009. Rêvant de...
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