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Nos lecteurs ont la parole

Je retire mon « chapeau bas », Monsieur le ministre de l’Intérieur !

Par Marie-Claude HÉLOU SAADÉ
Dans un précédent courrier, je vous avais rendu un hommage appuyé pour avoir réagi avec fermeté et rapidité dans l’affaire du camionneur déchaîné qui avait failli, dans sa course folle, pulvériser ma voiture et m’emporter sur son passage. Vous lui aviez, à l’époque, administré sans ménagement les sanctions méritées. Suite à cette attitude courageuse et exemplaire, j’avais cru déceler en vous un responsable atypique de la vie publique libanaise.
Malheureusement, mon « extase » fut de courte durée. En effet, vous ayant sollicité, à maintes reprises et avec insistance, pour un rendez-vous pour une affaire concernant un président de municipalité soupçonné de longue date de hauts faits de corruption et dont la mauvaise réputation est devenue quasi légendaire auprès des citoyens ordinaires autant que des responsables, et ce dans l’une des régions périphériques de la capitale parmi les plus peuplées du Liban, vous vous êtes constamment et durablement porté aux abonnés absents !
N’est-il pas de votre devoir, Monsieur le ministre des Municipalités, d’écouter les doléances des citoyens, victimes des agissements peu scrupuleux de présidents de municipalité dont les pouvoirs relèvent directement de votre champ de compétence et de contrôle ? Votre autorité serait-elle uniquement destinée à pourfendre et sanctionner les faibles et les démunis en en excluant les puissants de cette république tordue ?
Objectivement, Monsieur le ministre, votre silence prolongé dans le cas présent, qui tranche singulièrement avec votre acharnement contre le camionneur précité, ne peut-il pas être perçu, à la limite, comme un geste de protection passive étant donné, bien sûr, que vous savez pertinemment qui est la personne que je vise ?
Qu’attendez-vous, Monsieur le ministre des Municipalités, pour vous manifester et écouter tout ce que j’ai de juteux à vous raconter à ce sujet ? À moins que vous ne préfériez ne rien entendre et ne rien savoir...

Marie-Claude HÉLOU SAADÉ
Présidente de l’Association libanaise
pour le développement local (ALDL)
Dans un précédent courrier, je vous avais rendu un hommage appuyé pour avoir réagi avec fermeté et rapidité dans l’affaire du camionneur déchaîné qui avait failli, dans sa course folle, pulvériser ma voiture et m’emporter sur son passage. Vous lui aviez, à l’époque, administré sans ménagement les sanctions méritées. Suite à cette attitude courageuse et exemplaire, j’avais cru déceler en vous un responsable atypique de la vie publique libanaise. Malheureusement, mon « extase » fut de courte durée. En effet, vous ayant sollicité, à maintes reprises et avec insistance, pour un rendez-vous pour une affaire concernant un président de municipalité soupçonné de longue date de hauts faits de corruption et dont la mauvaise réputation est devenue quasi légendaire auprès des citoyens ordinaires autant que des...
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