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Posture d’imposture

Un peu comme les ministères des Télécoms et de l’Énergie sont devenus la marque déposée du Courant agrume, le ministère des Affaires étrangères est la rente viagère attitrée du baron de Berry, de Aïn el-Tiné et de leurs dépendances, où il a tout loisir de picorer parmi ses appendices les plus calcifiés.
Par le passé, on avait déjà eu le privilège de savourer les prouesses de Mahmoud Hammoud, qui du temps d’Émile 1er Le Prolongé jouait les rase-moquette devant Farouk el-Chareh. Tellement à l’affût de ses moindres désirs, voire bien au-delà, qu’il était lui-même étonné de ses propres performances.
Voilà presque deux ans maintenant que Adnane Mansour sert de cache-sexe à la politique syrienne en exerçant ses talents dans ce même ministère, où par sa puissante pensée il prend une posture sans pour autant réussir à masquer l’imposture. À entendre ses analyses fines, le Liban devrait en priorité atomiser les États-Unis, déclarer la guerre à l’Union européenne, allumer la Ligue arabe, dissoudre l’ONU... mais masser avec tendresse les mollahs guillerets de Téhéran et l’Assadie voisine. Tremblez, manants du monde ! La planète entière est isolée...
Avant, on se demandait à quoi peut bien servir ce berrydolâtre de charme. Maintenant on sait : à lâcher des boulettes et s’empêtrer ensuite dans des contorsions croquignolettes pour les ramasser. Voilà des semaines que Sleiman du Château lui demande de torcher une lettre de protestation à l’adresse de Damas après la bombinothérapie syrienne à la frontière. En réponse de quoi notre valeureux ministre du Dehors se lance dans une exégèse d’où il ressort qu’une telle bafouille provoquerait une guerre libano-syrienne généralisée. Dont acte. On dit merci qui ? Merci Adnane bien sûr, qui sauve ainsi le Liban d’une cata assurée !
Après les dossiers de Chebaa et de l’implantation dont il avait la charge – ce qui était une bonne occasion de faire parler de lui – il brille aujourd’hui dans son rôle de bouclier humain du Baas, torse nu face aux satanés rebelles.
Tant de pouvoirs entre les mains d’un seul homme, n’est-ce pas effrayant ?

gabynasr@lorientlejour.com
Un peu comme les ministères des Télécoms et de l’Énergie sont devenus la marque déposée du Courant agrume, le ministère des Affaires étrangères est la rente viagère attitrée du baron de Berry, de Aïn el-Tiné et de leurs dépendances, où il a tout loisir de picorer parmi ses appendices les plus calcifiés.Par le passé, on avait déjà eu le privilège de savourer les prouesses de Mahmoud Hammoud, qui du temps d’Émile 1er Le Prolongé jouait les rase-moquette devant Farouk el-Chareh. Tellement à l’affût de ses moindres désirs, voire bien au-delà, qu’il était lui-même étonné de ses propres performances.Voilà presque deux ans maintenant que Adnane Mansour sert de cache-sexe à la politique syrienne en exerçant ses talents dans ce même ministère, où par sa puissante pensée il prend une posture sans pour...
commentaires (4)

La danse sur un pied et sur une ficelle, avec un ballon gonflé sur un doigt, est digne d'un "Fakir" au lobe "Fakiriote"...

SAKR LOUBNAN

16 h 42, le 19 avril 2013

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Commentaires (4)

  • La danse sur un pied et sur une ficelle, avec un ballon gonflé sur un doigt, est digne d'un "Fakir" au lobe "Fakiriote"...

    SAKR LOUBNAN

    16 h 42, le 19 avril 2013

  • Tant de pouvoirs entre les mains d’un seul homme, n’est-ce pas effrayant ? Pour avoir du pouvoir il faut être un "homme" , finalement rien d 'effrayant , pour le moment ce monsieur fait preuve de plante verte ....

    CBG

    11 h 48, le 19 avril 2013

  • Enfin Monsieur ! je suis choqué ! ce n'est pas de cache sexe à la politique syrienne qu'il serre ce M. Mansour ... mais de string ...!

    M.V.

    11 h 34, le 19 avril 2013

  • Un chef-d'oeuvre votre billet, M Nasr. Vous nous faites revivre "la saveur des prouesses de Mahmoud Hammoud à faire les rase-moquette devant Farouk el-Chareh, du temps d'Emile 1er Le Prolongé". Vous nous faites "admirer" le ministre "Adnane Mansour servant de cache-sexe à la politique (et aux monstruosités) du régime syrien, en prenant des postures sans réussir à masquer l'imposture". Une merveilleuse description de la longue trajectoire de décadence de notre "ministère du Dehors".

    Halim Abou Chacra

    05 h 58, le 19 avril 2013

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