En ce mois de mars, plusieurs dates symboliques se suivent mais n’ont pas toutes la même importance. Le 8 et le 14 font penser à des chamailleries de gamins comparés à la date du 21 que les enfants, les vrais, se doivent de retenir.
Oui, c’est la fête des Mères, et à cette occasion, nous devrions ériger des statues (au propre comme au figuré) aux seules personnes dont l’amour ne change pas : nos mamans. Ne les célébrer qu’un seul jour dans l’année semble même dérisoire, elles mériteraient que nous leur exprimions notre amour tous les jours en les remerciant d’être nos anges protecteurs.
En cette journée, j’aimerais rendre hommage non seulement à la mienne, mais aussi à toutes les mamans, et particulièrement aux mères courage d’enfants porteurs de trisomie 21.
Car peu de gens au Liban le savent, mais le 21 mars est aussi la Journée mondiale de la trisomie 21 (World Down Syndrome Day).
Ces femmes, comme tant d’autres qui font face à l’invalidité ou au handicap d’un enfant, montrent une force de caractère hors du commun qui fait d’elles de véritables héroïnes de notre temps.
Cela est encore plus vrai au Liban, dont la société ne vit parfois que par et pour les apparences. Malheureusement, ceux qui sont différents ont bien peu de place pour s’épanouir et font souvent face aux regards dubitatifs, malveillants ou moqueurs. En réaction, même les familles les plus aimantes font le choix de cacher ce « fruit de la honte » de peur de se voir pointées du doigt ou raillées.
Des termes tels que « haram » sont légion et illustrent bien le manque de connaissance et d’information de nos concitoyens. Le pire reste l’utilisation d’un mot qui commence par la lettre « M », un mot banni depuis longtemps dans les pays civilisés et qui pourtant tinte aussi souvent que les klaxons dans les embouteillages à la vue d’un enfant trisomique.
Ce mot n’est autre que « mongolien »... Il est aussi facilement lancé que les promesses électorales de nos politiciens. Mongolien est un mot péjoratif et blessant qui ne veut rien dire. Et pourtant, les Libanais continuent à l’utiliser et à en abuser.
Il est peut-être temps de changer la vision qu’a notre société vis-à-vis d’une anomalie génétique qui touche des personnes de toutes religions et classes sociales. La trisomie 21 n’est pas une affliction ou une fatalité et encore moins une honte ; on vit et on grandit avec, on se développe et on apprend en s’accommodant de ses difficultés.
Les personnes trisomiques ont les mêmes aspirations au bonheur, les mêmes ambitions et les mêmes envies que vous, moi, nous. Ce petit chromosome en plus, c’est un rire plus expressif, une joie de vivre débordante, un amour plus pur et sans a priori.
J’aimerais attirer l’attention sur LDSA (Lebanese Down Syndrome Association), une association de mères (et de pères) d’enfants trisomiques qui luttent pour leur intégration à l’école et dans le milieu professionnel afin de changer le regard des gens sur ces êtres exceptionnels.
Bonne fête à elles.
Pour plus d’informations :
Téléphone : 01/735738, Website : www.lebanesedownsyndrome.org, e-mail : Info.ldsa@gmail.com, facebook : www.facebook.com/groups/ldsa21 ou www.facebook.com/LDSA21.


Le 21 Mars est un jour d'Amour. Quel rapport pourraient avoir les Huitistes et les Quatorzistes tous deux empreints de RANCUNE ET DE HAINE ? Il faut leur changer leurs noms en 30 et 31 Février...
12 h 57, le 21 mars 2013