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Nos lecteurs ont la parole

« L’UL, une institution en déclin » : droit de réponse

Par Wafa BERRY HAJJ
En ma qualité de professeure à l’Université libanaise depuis 1985 et doyenne par intérim, actuellement, de la faculté des lettres et des sciences humaines, je me permets de réagir à votre article paru dans L’Orient-Le Jour le 30/1/2013 (NDLR: en fait, l’article a paru dans notre édition datée du 8 octobre 2012...) sous le titre: «L’Université libanaise, une institution en déclin, minée par le confessionnalisme politique et le clientélisme», titre qui lançait dès ses premiers mots un jugement très sombre.
Je n’écris pas dans l’intention de défendre notre université nationale, il serait pathétique, voire pitoyable de nier tout ce que vous avancez dans votre article. Néanmoins, l’UL, qui continue à rassembler les Libanais autour de l’édification de notre patrie à l’encontre de tout et malgré tous ceux qui ne cessent de la miner, fait partie des institutions piliers du pays et mérite, par conséquent, d’être soutenue dans sa cause, d’être valorisée là où elle en a le droit et non pas abattue à tout bout de champ pour ce qu’elle est ou ce qu’elle n’est pas, comme si elle était la source de la détérioration du pays, et non pas la conséquence et une autre facette de ses maux.
Il est vrai que la désignation – par le gouvernement – de nouveaux doyens n’a pas eu lieu encore, mais il existe bel et bien un doyen à la tête de chaque faculté, qui remplit pleinement ses fonctions et qui s’acquitte fort bien des tâches de son poste en attendant ladite nomination de doyens titularisés.
Quant au caractère politique, comme vous le dites, de la nomination de notre recteur (qui ne le serait au Liban?), cela ne l’empêche nullement d’entreprendre une action très réformatrice de notre université sur tous les niveaux dans la limite des prérogatives qui lui restent. Des fois, il faut bien aller à la source pour boire de l’eau fraîche.
En tout cas, par les nombreux projets de grande qualité qu’elle entreprend tant au niveau scientifique et académique qu’au niveau administratif, par le nombre considérable de professeurs hautement compétents qui y enseignent toujours et y effectuent des recherches de haut niveau, par ses étudiants qui se distinguent remarquablement quand ils sont en contact avec d’autres dans un autre système pédagogique au Liban comme à l’étranger, par le taux de publications scientifiques et de ses équipes de recherche actives qui dépassent de loin celles d’autres universités au Liban, par les nombreux partenariats noués avec des universités étrangères prestigieuses, l’Université libanaise – nous pouvons le dire sans aucune démagogie – survit bien et continue à consolider sa longue tradition d’être l’université du Liban, de tout le Liban.
Je ne chercherai pas à développer davantage les multiples aspects ensoleillés de notre université dans ce climat terni, mais je vous invite vivement à consacrer plus d’efforts pour aller dans l’autre sens de l’information. Venez vers nous pour que nous vous fassions connaître ce que nous faisons à l’UL, pour l’UL, ne serait-ce qu’à la faculté des lettres et des sciences humaines, faculté déjà à réputation ingrate à cause de ses lourds effectifs et du regard posé de nos jours sur les lettres et les sciences humaines. Mais nous innovons sur plusieurs fronts.
C’est dommage qu’aucun journaliste ne se soit jamais donné la peine de se déplacer pour couvrir nos brillantes activités scientifiques ou nos conférences de presse lorsque nous annoncions nos projets divers, nos spécialités académiques, uniques dans la région, ou nos projets de développement de la faculté.
C’est dommage que vous n’ayez pas développé, pour mieux les présenter, les îlots d’excellence que vous citez au début et à la fin de votre article comme une petite fraise timide sur le gâteau défraîchi. Qui a dit qu’on ne lit que ce qui a l’odeur du scandale? Tout au contraire, le libanais a besoin d’un peu d’oxygène. Donnons-nous donc la tâche et le devoir de le lui chercher et d’arrêter de lui offrir en guise de dessert les fruits pourris du panier.
Par loyauté à cette importante institution de notre pays, celle des classes les moins favorisées, il est essentiel de rectifier le tir et d’orienter les critiques ailleurs de temps en temps, vers ceux qui connaissent bien les problèmes de l’UL.

Wafa BERRY HAJJ
Doyenne par intérim
de la faculté des lettres
et des sciences humaines
de l’Université libanaise
En ma qualité de professeure à l’Université libanaise depuis 1985 et doyenne par intérim, actuellement, de la faculté des lettres et des sciences humaines, je me permets de réagir à votre article paru dans L’Orient-Le Jour le 30/1/2013 (NDLR: en fait, l’article a paru dans notre édition datée du 8 octobre 2012...) sous le titre: «L’Université libanaise, une institution en déclin, minée par le confessionnalisme politique et le clientélisme», titre qui lançait dès ses premiers mots un jugement très sombre. Je n’écris pas dans l’intention de défendre notre université nationale, il serait pathétique, voire pitoyable de nier tout ce que vous avancez dans votre article. Néanmoins, l’UL, qui continue à rassembler les Libanais autour de l’édification de notre patrie à l’encontre de tout et malgré tous...
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