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Mangeoire à biftons

Il est quand même hallucinant de voir que de tous les spécialistes, experts et connaisseurs qui se sont penchés, voire accroupis, sur la crise économique et financière de cette république de poche, pas un seul n’ait suggéré ne serait-ce qu’en bégayant une baisse du train de vie de cet État foireux et inutile.
À quand le non-remplacement des centaines de fonctionnaires glandeurs partant à la retraite? À quand la privatisation des ordures publiques de l’eau, de l’électricité, des télécoms... pour en finir avec les fanfaronnades de leurs ministres de tutelle, à califourchon sur des secteurs qui ne valent pas un fifrelin ?
Le plus cocasse est que ceux qui couinent le plus contre cette métastase sont ceux-là mêmes qui contribuent à l’engraisser. Une administration transformée en gigantesque mangeoire, livrée aux appétits voraces d’une noria de fonctionnaires affublés pour tout diplôme d’un label communautaire. Ils sont planqués dans des boulots fictifs de... 6 heures théoriques par jour, ce qui ne les expose pas à craquer pour surmenage ! Six heures de taf. Et cela sur près de 40 ans, qui ont vu se succéder une guerre civile, deux occupations militaires, une monnaie dépréciée et des dégustations aériennes en tout genre couronnées par une victoire divine bidon, dont les cocus se crèvent encore la dalle à payer.
La question est pourtant toute simple : où trouver les milliards de biftons pour payer les grévistes, quand le Trésor public est englouti dans un trou aussi large que l’entrée du BIEL un soir de gala ? On pourrait aussi se la poser autrement : le pognon ayant été croqué en salaires clientélistes et autres dépenses somptuaires, comment calmer les manifestants afin que nos vieux canassons de la politique puissent continuer à nous tricoter leurs analyses fines sur la meilleure loi électorale qui les maintiendrait sur leur pot de Chambre ? Mais bon, le Mikati et son gouvernement décati finiront bien par inventer une taxe pour financer leur échelle vermoulue, surmontée d’une grille rouillée. Ce sera alors Byzance pour les imbéciles qui y croient encore.
Il avait vu juste, De Saint-Just : « Tous les arts ont produit des merveilles. Seul l’art de gouverner n’a produit que des monstres. »

 

gabynasr@lorientlejour.com

Il est quand même hallucinant de voir que de tous les spécialistes, experts et connaisseurs qui se sont penchés, voire accroupis, sur la crise économique et financière de cette république de poche, pas un seul n’ait suggéré ne serait-ce qu’en bégayant une baisse du train de vie de cet État foireux et inutile.À quand le non-remplacement des centaines de fonctionnaires glandeurs partant à la retraite? À quand la privatisation des ordures publiques de l’eau, de l’électricité, des télécoms... pour en finir avec les fanfaronnades de leurs ministres de tutelle, à califourchon sur des secteurs qui ne valent pas un fifrelin ? Le plus cocasse est que ceux qui couinent le plus contre cette métastase sont ceux-là mêmes qui contribuent à l’engraisser. Une administration transformée en gigantesque mangeoire, livrée...
commentaires (5)

Le Trésor public est englouti dans un trou aussi large que l’entrée du BIEL un soir de gala ,une perle merveilleuse qui résume la démangeaison qui frappe les imbéciles et sales syndicats et leurs chefs de tribus . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

16 h 11, le 01 mars 2013

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Commentaires (5)

  • Le Trésor public est englouti dans un trou aussi large que l’entrée du BIEL un soir de gala ,une perle merveilleuse qui résume la démangeaison qui frappe les imbéciles et sales syndicats et leurs chefs de tribus . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    16 h 11, le 01 mars 2013

  • Vous lire ! J’ai du bonheur pour tout le week-end, surtout les ‘’’analyses fines sur la meilleure loi électorale qui les maintiendrait sur leur pot de Chambre’’’. On a beau fuir la terre, elle finit par nous rattraper. Le passé et l’amitié, s’immiscent dans les interstices. Nul n’échappe à une confrontation à soi-même, mais quel est le prix de ce chemin incertain ??? Chapeau bas !!!

    Charles Fayad

    12 h 08, le 01 mars 2013

  • C'est çà...la fromagerie...l'incapacité...et çà dure depuis...ben depuis presque toujours...mwazzaf...wouaf,wouaf,wouaf...

    GEDEON Christian

    11 h 17, le 01 mars 2013

  • Je suis encore plus inquiet que prévu ...à la lecture de votre billet révateur de vérités ....car les billets de notre banque centrale ne porte pas la mention - in god we trust- , j'avais cru naïvement que cela aurait dissuadé certains...et bien non !

    M.V.

    09 h 22, le 01 mars 2013

  • BRAVO ! Superbe Article ! Succint, mais qui dit TOUT !

    SAKR LEBNAN

    09 h 08, le 01 mars 2013

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