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Moyen Orient et Monde - Vatican

Le pape appelle l’Église à « se réorienter »

Des dizaines de milliers de fidèles pour l’avant-dernier Angélus.

Des dizaines de milliers de fidèles se trouvaient hier place Saint-Pierre pour assister à l’avant-dernier Angélus du pape Benoît XVI. Giuseppe Cacace/AFP

« L’Église appelle tous ses membres à se renouveler et à se réorienter de manière décidée vers Dieu en reniant l’orgueil et l’égoïsme », a lancé hier Benoît XVI depuis ses appartements du palais apostolique donnant sur la place Saint-Pierre.

 

Pour cet avant-dernier Angélus, plus de 50 000 personnes se pressaient sous ses fenêtres, selon le Vatican, plus de 100 000 selon la mairie de Rome qui avait fermé à la circulation la Via della Conciliazione, la large avenue qui mène au Vatican. Lorsque le pape est apparu, la foule formée en majorité d’Italiens a hurlé « Benedetto » en italien. De nombreux fidèles et curieux prenaient des clichés avec leurs téléphones portables pour immortaliser ce moment historique.

Les participants, beaucoup de familles, retraités et religieuses, agitaient des pancartes disant : « grazie » ou « danke » (merci en italien et allemand). « Nous t’aimons énormément », avaient écrit des scouts sur leur banderole.
Imperturbable, le pape allemand vêtu et coiffé sobrement de blanc a appelé à ne pas « avoir peur » d’affronter « le combat contre l’esprit du mal, à repousser les tentations (...) et à remettre Dieu au centre de notre vie ».

Des mots que certains ont interprétés comme une référence à la crise de l’Église face au monde moderne et aux tensions au sein de la curie. Sans revenir sur les raisons qui l’ont poussé à partir, Benoît XVI a remercié les fidèles d’être « aussi nombreux à manifester leur affection et proximité spirituelle en ces jours », demandant aux fidèles « de continuer à prier pour moi et pour le prochain pape ».

 

(Pour mémoire : Le pape démissionne, une première dans l'histoire de l'Eglise moderne)


À la fin de l’Angélus, les cloches de Saint-Pierre se sont mises à sonner à toute volée, pendant que les fidèles s’éloignaient comme à regret de la majestueuse place délimitée par les colonnes du Bernin.


Hier, les spéculations continuaient sur le profil idéal et l’identité possible du successeur de Joseph Ratzinger. Certains parient sur un pape venant d’Afrique, continent avec l’Asie et l’Amérique latine où les catholiques sont les plus nombreux, avec en tête de liste le Ghanéen Peter Turkson, 64 ans, tandis que d’autres évoquent avec insistance le nom du cardinal canadien Marc Ouellet, 68 ans, un conservateur aux idées proches de Benoît XVI (voir ci-dessous).
À 19 heures, le pape s’est retiré pour les traditionnels exercices spirituels de carême avec la curie romaine. Benoît XVI a choisi pour diriger les méditations quotidiennes son « ministre de la Culture », Mgr Gianfranco Ravasi, un « papabile » de 71 ans. Selon Marco Tosatti, vaticaniste de La Stampa, le pape a suivi le conseil du numéro deux du Vatican, Mgr Tarcisio Bertone, qui voulait ainsi « lancer son poulain » dans la course à la succession.
D’ici à son départ, le pape fera encore deux apparitions publiques : le 24 février, pour un ultime Angélus, et le 27 pour une audience générale organisée exceptionnellement place Saint-Pierre.
(Sources : agences)

 

Pour mémoire

Benoît XVI fustige l’hypocrisie religieuse lors de sa dernière grand-messe

 

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« L’Église appelle tous ses membres à se renouveler et à se réorienter de manière décidée vers Dieu en reniant l’orgueil et l’égoïsme », a lancé hier Benoît XVI depuis ses appartements du palais apostolique donnant sur la place Saint-Pierre.
 
Pour cet avant-dernier Angélus, plus de 50 000 personnes se pressaient sous ses fenêtres, selon le Vatican, plus de 100 000 selon la mairie de Rome qui avait fermé à la circulation la Via della Conciliazione, la large avenue qui mène au Vatican. Lorsque le pape est apparu, la foule formée en majorité d’Italiens a hurlé « Benedetto » en italien. De nombreux fidèles et curieux prenaient des clichés avec leurs téléphones portables pour immortaliser ce moment historique.
Les participants, beaucoup de familles, retraités et religieuses, agitaient des pancartes...
commentaires (1)

Décidément une certaine presse adore les spéculations. "Tensions dans la curie romaine, scandales-gates par ci, d'autres par là, un pape africain, non un pape americano-latin, non un pape asiatique, non un pape européen" et ainsi de suite. Benoît XVI, choisi comme pape de transition, un homme extraordinaire en dignité, humilité et abnégation, juge le moment venu pour une décision historique. Il se dit et dit : "j'ai fait cette transition, je suis très fatigué, c'est le moment propice pour qu'un autre pape prenne la relève". C'est tout. Un pape admirable. Souhaitons qu'un autre grand pape soit élu.

Halim Abou Chacra

23 h 01, le 17 février 2013

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Commentaires (1)

  • Décidément une certaine presse adore les spéculations. "Tensions dans la curie romaine, scandales-gates par ci, d'autres par là, un pape africain, non un pape americano-latin, non un pape asiatique, non un pape européen" et ainsi de suite. Benoît XVI, choisi comme pape de transition, un homme extraordinaire en dignité, humilité et abnégation, juge le moment venu pour une décision historique. Il se dit et dit : "j'ai fait cette transition, je suis très fatigué, c'est le moment propice pour qu'un autre pape prenne la relève". C'est tout. Un pape admirable. Souhaitons qu'un autre grand pape soit élu.

    Halim Abou Chacra

    23 h 01, le 17 février 2013

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