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Une ministre bahreïnie qualifie le Hezbollah de "milice terroriste"

Dans la presse Nouvelle journée de heurts entre manifestants et policiers à Bahreïn
olj.com/AFP
16/02/2013

La ministre bahreïnie de l'Information Samira Rajab a qualifié dans un entretien à la presse le Hezbollah libanais de "milice terroriste".

"Le Hezbollah est présent à Manama", a affirmé la ministre dans un entretien accordé au quotidien saoudien al-Watan et publié samedi. Selon elle, une figure de l'opposition chiite à Bahreïn s'est récemment rendue au Liban et a rencontré le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah. "Cela prouve que le Hezbollah interfère dans les affaires intérieures de Bahreïn", a-t-elle encore dit.

 

Mme Rajab a estimé que les manifestations de l'opposition chiite à Bahreïn font partie d'un "agenda iranien". "La monarchie est une ligne rouge (...) les violences dans le royaume sont dues aux liens entre les groupes locaux et le régime iranien", a-t-elle ajouté.

 

Le Hezbollah a affiché son soutien à la révolte populaire de l'opposition chiite au royaume depuis 2011. Cette position a affecté les relations bilatérales entre le Liban et Bahreïn, surtout après les attaques lancées par le secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah à l'encontre du petit royaume sunnite.

 

A Bahreïn, des heurts ont de nouveau opposé samedi policiers et manifestants lors de funérailles d'un jeune protestataire et d'une tentative de marche vers une place centrale de Manama, symbole du soulèvement populaire du 14 février 2011 maté au bout d'un mois par le pouvoir.

 

Selon des témoins, les policiers ont bloqué les accès au village chiite de Daih, à l'ouest de Manama, où se déroulaient les obsèques de Hussein al-Jaziri, tué jeudi lors de manifestations marquant le 2e anniversaire du soulèvement animé par l'opposition chiite réclamant des réformes à la dynastie sunnite.

Ils ont fait usage de gaz lacrymogènes et de bombes assourdissantes pour disperser des dizaines de personnes qui voulaient forcer leur chemin et participer aux obsèques, ont ajouté les témoins sans faire état de victime.

 

Les forces gouvernementales ont installé des barrages et fermé des routes pour "empêcher les gens de participer aux obsèques", a accusé la principale formation de l'opposition chiite, Al-Wefaq, dans un communiqué.

 

Hussein al-Jaziri, 16 ans, est mort après avoir été grièvement blessé, notamment à la poitrine, par des tirs à la chevrotine lors d'affrontements qui ont coûté par ailleurs la vie à un policier. Le parquet a placé "en détention préventive" deux policiers, soupçonnés d'implication dans sa mort.

 

Après l'enterrement, auquel ont pu assister finalement des milliers de personnes selon des témoins, une foule de protestataires a tenté en vain de marcher en direction de la "Place de la Perle" à Manama, dont le monument central a été rasé par les autorités.

Les policiers, massés sur les axes routiers conduisant à la place, ont dispersé ces protestataires notamment à coups de gaz lacrymogènes faisant des blessés, selon les témoins. L'un des blessés a été grièvement touché par des tirs à la chevrotine, a indiqué Al-Wefaq sur Twitter.

 

Pour leur part, des policiers ont été la cible de cocktails Molotov et de barres de fer lancés par "un groupe de terroristes" près de Jedhafs, un village chiite, selon le ministre de l'Intérieur.

Ce ministère a en outre annoncé l'arrestation de "quatre terroristes en possession d'armes" après une attaque armée à la chevrotine qui a blessé quatre policiers, dont un officier, lors de troubles nocturnes à Karzakan, un village chiite au sud-ouest de Manama.

 

Ce regain de tension intervient alors qu'opposition et gouvernement ont engagé le 10 février un dialogue dont la prochaine séance est prévue mercredi. La dynastie sunnite n'a fait aucune concession politique de fond à l'opposition qui veut des réformes démocratiques.

La répression de la contestation s'est soldée par 80 morts selon la Fédération internationale des droits de l'Homme. Plusieurs dirigeants de l'opposition ont été emprisonnés alors que les manifestations chiites ont continué à secouer le pays depuis février 2011.

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SAKR LEBNAN

Pour les uns la révolution syrienne est populaire et celle de Bahrein dirigée... et pour les autres celle de Syrie est dirigée et celle de Bahrein populaire... Pourtant, quand les peuples se soulèvent, et réclament le Liberté et la Démocratie, TOUS devraient être du côté des Peuples...

Jaber Kamel

Il ne faudrai pas que le hezb résistant seul soutienne cette vraie révolte, mais bien toutes les forces de progrès social, vous imaginez un P.M en place depuis 47 ans ?? une monarchie régnante sans partage depuis 200 ans ?? ça a besoin d'un bon coup de balaie mme la misitre , au fait vous avez la permission de conduire ? non pas le document, celui de conduire tout simplement ? non ! vous voyez bien que vous aussi devriez vous soulever , et sans l'aval d'un tuteur svp !!!

Ali Farhat

Dit par une ministre dans un pays qui réprime les réclamations pacifiques, elles, les plus élémentaires, avec l'aide des autres "arabies démocratiques" amies, l'écrasante majorité de ses citoyens qui manifeste voilà 2 ans.. C'est faire un compliment au Hezbollah.. cette dame devrait recevoir une lettre de remerciement en retour.

Sabbagha Antoine

No comment dans un monde ou les printemps arabes sont devenus synonyme de sauvagerie aveugle .



Antoine Sabbagha

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