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Cinema- - Entre Parenthèses

Le rire orphelin

Il y a trente ans, Louis de Funès quittait la scène. Trente ans que ses simagrées, ses mimiques, ses éclats de rire continuent de retentir encore tel un échos dans l’antichambre des salles de cinéma et de théâtre.
Le grand Louis. Un petit bonhomme perfectionniste au caractère angoissé, exigeant envers ses partenaires et lui-même. Voilà pour le côté coulisses. Côté public, un monsieur qui a su colorer le rire, dessiner des sourires sur la face des plus grincheux et offrir au cinéma français des perles rares de films qui n’existent plus de nos jours.
Et pourtant, un seul César a honoré sa carrière. Ni plus, ni moins. C’est ce qu’on appelle le César d’honneur, généralement compris comme un lot de consolation. Après tant de sauts, de cabrioles, de gestuelles, tant sur les planches que sur le grand écran, n’est-ce pas parcimonieux de traiter de la sorte ce grand comédien ? Est-ce parce qu’on considère le rire comme vulgaire, banal ? Comme n’étant pas du talent ? Faire rire est-il moins difficile que faire pleurer ? Pourquoi la comédie n’a-t-elle jamais été invitée à la table des grands ? La société se retrouve-t-elle davantage dans les drames ? Jusqu’à présent, ces questions demeurent sans réponses. Et pourtant des films comme La Grande vadrouille, Oscar, Rabbi Jacob ou encore Hibernatus, Fantômas ou même la série des Gendarmes, L’Aile ou la cuisse ou Mr Joe demeureront éternels dans nos mémoires. Toutes générations confondues, petits et grands rient encore aux mimiques de Louis de Funès, aux gestes gauches, aux répliques tantôt racistes, tantôt cyniques, toujours drôles. Louis de Funès incarnait souvent les vices et défauts de son époque, de son pays, la France, ainsi que du peuple français qui pèche par son chauvinisme. Il se moquait de tous, mais il avait cette pudeur et cette modestie de se moquer aussi de lui-même. Ayant formé un duo avec Bourvil, un autre grand comique disparu très tôt, il avait hésité lorsque Gérard Oury lui proposa Yves Montand pour La Folie des grandeurs, mais le tandem avait quand même bien marché. Très bien même.
Louis de Funès était dans la lignée des Charlot, des Buster Keaton, de Laurel et Hardy, de ceux qui créent le rire, qui l’estampillent en leur nom. Ce rire manque énormément au paysage cinématographique français ainsi qu’au monde entier.
Il y a trente ans, Louis de Funès quittait la scène. Trente ans que ses simagrées, ses mimiques, ses éclats de rire continuent de retentir encore tel un échos dans l’antichambre des salles de cinéma et de théâtre. Le grand Louis. Un petit bonhomme perfectionniste au caractère angoissé, exigeant envers ses partenaires et lui-même. Voilà pour le côté coulisses. Côté public, un monsieur qui a su colorer le rire, dessiner des sourires sur la face des plus grincheux et offrir au cinéma français des perles rares de films qui n’existent plus de nos jours. Et pourtant, un seul César a honoré sa carrière. Ni plus, ni moins. C’est ce qu’on appelle le César d’honneur, généralement compris comme un lot de consolation. Après tant de sauts, de cabrioles, de gestuelles, tant sur les planches que sur le grand écran,...
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