Face au début de campagne du 8 Mars pour le report du scrutin législatif, le bloc parlementaire du Futur a affirmé hier « son attachement à la tenue des élections dans les délais prévus, sans une modification ou un retard qui serait de nature à prolonger la durée de la crise et à augmenter le contrôle des forces armées illégales sur la destinée nationale ». « Nous rejetons catégoriquement la proposition de loi dite du Rassemblement orthodoxe qui incite à l’extrémisme et au cloisonnement, et transforme le Liban de patrie pour un seul peuple en territoire habité par des tribus sectaires et dominé par les conflits sectaires et communautaires au lieu d’être un symbole de la modération et un message de convivialité dans le monde arabe et dans le monde », a noté le bloc dans son communiqué.
Le bloc a estimé que « l’adoption d’une loi électorale basée sur la proportionnelle en présence de la consolidation de l’emprise des armes illégales, qui sont aux mains du Hezbollah dans certaines zones d’influence au Sud, dans la Békaa et dans la banlieue sud, est inutile ». « Adopter un tel principe dans l’état actuel des choses ne donnera pas les résultats que devrait en principe assurer la proportionnelle, à savoir la représentation de la minorité. Les pratiques hégémoniques du Hezbollah sur la vie politique empêchent l’opposition démocratique et pacifique qui se trouve dans les régions contrôlées par le Hezbollah d’accéder au Parlement », affirme le communiqué.
Le bloc a d’autre part confirmé son boycott de toutes les réunions parlementaires auxquelles assistent des membres du gouvernement « contrôlé par le Hezbollah », faisant assumer la situation de tous les problèmes actuels du pays au cabinet Mikati.
Le bloc a enfin annoncé que l’ancien Premier ministre Saad Hariri va proposer une nouvelle initiative concernant la loi électorale lors d’une interview télévisée demain jeudi. « Cette initiative reflète les convictions et les objectifs du courant du Futur et vise à lutter contre l’extrémisme au Liban », indique le communiqué. « L’objectif principal de cette initiative est de trouver une issue à la crise politique, surtout en ce qui concerne la loi électorale. Il s’agit d’une réforme au niveau de la représentation juste et équitable qui renforcera en même temps la convivialité et le partenariat entre les Libanais », souligne le communiqué. Le bloc s’est également dit « prêt » à discuter de toutes les idées concernant une loi électorale qui respecterait la Constitution et l’accord de Taëf.
Le bloc a estimé...

