Cinéaste prolifique, Resnais ne cesse de confronter le cinéma à d’autres mondes comme : la science (Je t’aime, je t’aime et Mon Oncle d’Amérique), le structuralisme (L’année dernière à Marienbad), le théâtre (Mélo et Cœurs), la variété (On connaît la chanson) ou même encore la politique (Stavisky).
En exclusivité, son dernier film, Vous n’avez encore rien vu, qui était en compétition officielle au Festival de Cannes 2012, marquera l’ouverture de la rétrospective.
Au programme également, un film de Michel Gondry, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, qui a été fortement inspiré par Je t’aime, je t’aime d’Alain Resnais.
Toutes les projections ont lieu à 20h au Métropolis Empire Sofil.
Tickets : 6 000 LL. Pass festival : 40 000 LL.
Programme
Dimanche 20 janvier : ouverture
Vous n’avez encore rien vu (2012, 115 mn). France/Allemagne. Vo, sous-titré anglais. D’après des pièces de Jean Anouilh.
Avec Michel Piccoli, Lambert Wilson et Mathieu Amalric. Compétition officielle, Festival de Cannes 2012.
Un célèbre auteur dramatique convoque par-delà sa mort tous les amis qui ont interprété sa pièce Eurydice. Ces comédiens ont pour mission de visionner une captation de cette œuvre par une jeune troupe. L’amour, la vie, la mort, l’amour après la mort ont-ils encore leur place sur une scène de théâtre ? C’est à eux d’en décider.
Lundi 21 janvier
Hiroshima mon amour (1959, 91 mn). France/ Japon, noir et blanc. En français, anglais et japonais, sous-titré anglais.
Avec Emmanuelle Riva, Eiji Okada et Bernard Fresson. Prix Méliès 1959.
« Quel cinéaste de moins de cinquante ans peut être considéré comme génial ? C’est Alain Resnais qui, avec Hiroshima mon amour, vient de se révéler l’égal de notre père à tous, Jean Renoir. » François Truffaut.
En août 1957, à Hiroshima, une actrice française termine un film sur la paix. Elle s’éprend d’un architecte japonais le dernier jour du tournage. Ils ont vingt-quatre heures devant eux pour vivre cette passion fulgurante. Cet amour impossible réveille en la jeune femme son premier amour : elle avait dix-huit ans, c’était à Nevers, en 1944.
Mardi 22 janvier
- Les statues meurent aussi (1953, 29 mn). France, noir et blanc. En français sous-titré anglais.
Film écrit et réalisé avec Chris Marker. Prix Jean Vigo 1954.
« On nous avait commandé un film sur l’art nègre. Chris Marker et moi sommes partis de cette question : pourquoi l’art nègre se trouve-t-il au Musée de l’homme, alors que l’art grec ou égyptien est au Louvre ? » Alain Resnais
Ce documentaire se penche sur la différence entre l’art africain traditionnel et l’art royal, mais surtout sur la relation qu’entretient l’Occident avec cet art qu’il vise à détruire sans même s’en rendre compte. Le film a fait l’objet d’une interdiction en France durant huit ans.
- Nuit et brouillard (1956, 32 mn). France, noir et blanc.
En français, sans sous-
titres.
Prix Jean Vigo 1956. « Ce n’est pas un documentaire, mais une méditation sur le phénomène le plus important du XXe siècle. » François Truffaut.
La guerre s’est assoupie. Le crématoire est hors d’usage. Les ruses nazies sont démodées. Neuf millions de morts hantent ce paysage.
Mercredi 23 janvier
L’année dernière à Marienbad (1961, 93 mn). France, Italie, noir et blanc. En français, sans sous-titres.
Avec Delphine Seyrig et Giorgio Albertazzi. Lion d’or pour le meilleur film, Mostra de Venise 1961.
Dans un grand hôtel fastueux, un homme sans nom tente de persuader une femme mariée, elle-même anonyme, que non seulement ils ont eu une liaison l’année dernière à Marienbad, mais qu’en outre ils avaient prévu de s’enfuir ensemble. La femme ne se souvient pas de cette rencontre et entame alors une sensuelle et philosophique étude sur l’incertaine vérité...
Jeudi 24 janvier
Je t’aime, je t’aime (1968, 91 mn). France. En français, sous-titré anglais.
Avec Claude Rich et Olga Georges-Picot.
Meilleur acteur pour Claude Rich, Festival international de San Sebastian 1968.
Après une tentative de suicide, Claude Ridder participe à une expérience scientifique qui va le faire voyager dans le temps. Projeté dans son passé, il se retrouve heureux, auprès de sa femme Catherine.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine