X

Culture

Le Mind Mapping, couteau suisse du cerveau ?

Web culture Quel est le lien entre Léonard de Vinci, Einstein, Darwin et Beethoven ? Outre le génie, il paraît que ces immortels ont utilisé une technique de créativité commune, celle de l’association, devenue aujourd’hui un concept très à la mode et connu sous le terme de Mind Mapping.
21/12/2012
Kesaco le Mind Mapping ? Pour simplifier, disons qu’un Mind Map c’est comme un organigramme, mais en plus visuel, plus créatif. Appelé aussi topogramme, schéma heuristique ou carte mentale, le Mind Map a été conceptualisé par Tony Buzan (spécialiste des sciences cognitives) dans les années 70. Selon lui, le Mind Map se veut une représentation visuelle externe de ce qui se passe dans le cerveau. Il affirme que ce schéma est l’outil idéal pour penser. Ainsi, on peut s’en servir pour refléter les idées, la réflexion, la connaissance, la mémoire et stimuler la créativité.
Le processus du Mind Mapping se veut simple et amusant. Il faut commencer à dessiner au centre d’une page blanche, relier les branches à l’idée centrale, puis connecter les idées secondaires aux premières branches, les idées tertiaires aux secondes branches et ainsi de suite. Sur Internet, il existe un grand nombre de logiciels et d’applications pour réaliser des Mind Maps sur son ordinateur ou téléphone portable. Mais à vrai dire, rien ne remplace un bon vieux papier et des crayons
multicolores.
Parmi les sites francophones les plus explicatifs, celui de l’Académie de Versailles qui donne un aperçu complet de cette pratique et propose aussi des outils pour apprendre à mettre en forme sa pensée. Le site poste aussi une vidéo du maître himself, dans laquelle il explique notamment comment le cerveau fonctionne selon la « pensée irradiante ». « Il débute par une idée principale et fait exploser celle-ci dans toutes les directions, par association, en une multitude d’idées secondaires », dit Buzan. Les branches des Mind Maps reflètent ainsi la manière de penser du cerveau. Elles sont en lignes courbes, organiques et se forment librement, contrairement à d’autres outils qui utilisent des lignes droites, structurées.
Tony Buzan ajoute que lorsque l’on pense à une chaise, on visualise habituellement une chaise à laquelle on peut associer une multitude d’idées. Le cerveau fonctionne par visualisation et association. La manière traditionnelle de prendre des notes, par liste linéaire de mots, ne fonctionne pas, selon lui. En fait, elle est même contre-productive. C’est parce qu’elle ne permet pas de faire des associations. À ses yeux, l’absence d’association impliquerait l’absence de connexion. L’absence de connexion impliquerait l’absence de mémoire et de réflexion.
Dans un Mind Map, les branches sont donc toujours en forme de lignes courbes, parce que c’est la façon dont la nature s’exprime. Selon lui, si les branches sont en ligne droite, cela les rend rigides, similaires et ennuyeuses. Le cerveau devient donc malheureux de voir ces lignes droites au lieu d’être attiré et d’apprécier la beauté des courbes.
Tony Buzan insiste pour que lors de la structuration des idées à l’aide de Mind Maps, chaque branche ne contienne qu’un seul mot. Il explique qu’il est important d’organiser ainsi les idées, car la présence de plusieurs mots sur une même branche réduit le nombre d’associations possibles.
Ce chercheur aurait commencé ses travaux en ayant en tête les deux idées suivantes : la théorie de Paul McLean sur les 3 cerveaux et le constat que les êtres humains n’utilisent qu’entre 10 et 15 % des capacités de leur cerveau. Ses travaux l’ont ensuite amené à mettre en évidence l’emploi prédominant, à l’école et dans la société en général, de l’hémisphère gauche au détriment du droit (l’hémisphère gauche est le siège de la rationalité, de la logique, du langage, tandis que le droit est lié à la créativité, l’esprit de synthèse).
Il a également démontré que certains mots-clefs, appelés aussi rappels (ils constituent environ 10% des mots d’un texte), ont pour spécificité de renvoyer à des images.
C’est fort de ces conclusions qu’il a inventé une nouvelle méthode pour noter ses idées, nommée Mind Mapping, dans le but de stimuler l’utilisation de l’hémisphère droit de notre cerveau afin d’améliorer sa coopération avec l’hémisphère gauche. Et de devenir ainsi plus « intelligent ».
Ah, si nos dirigeants pouvaient utiliser le Mind Mapping à la place des discours tonitruants langue de bois ! Encore faut-il avoir les idées bien en place, direz-vous...

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Des législatives internes et des enjeux externes

Le Journal en PDF

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

X
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Vous lisez 1 de vos 10 articles gratuits par mois.

Pour la défense de toutes les libertés.