OLJ / Par Fifi ABOU DIB,
le 29 novembre 2012 à 01h32
La violence politique. On a beau le savoir, cela fait du bien d’entendre le nom du mal, prononcé par une organisation internationale telle que le World Justice Project. Le Liban souffre de violence politique. À part ça, le ciel est bleu. L’air est frais, juste ce qu’il faut. Au seuil de décembre, nous faisons partie des privilégiés de la terre qui peuvent constater, le nez en l’air et les manches relevées : le ciel est bleu, il fait soleil. Dans les rues en pente, une eau résiduelle ondule comme un ruban doré. Il a plu. On a étrenné un chandail, juste pour dire. C’est l’hiver. Il pleuvra encore, bien sûr. De nouveau, un peu plus tard, les murs exhaleront leur parfum moussu à la lumière de midi. Le Liban est un pays où il fait bon vivre. La terre y est généreuse et les saisons sont douces. Et puis la mer, à nos bords. La mer nous borde, apporte les brises du large comme on ouvre la fenêtre dans la chambre d’un malade. Car malades, nous le sommes. D’inquiétude ou pire, de ne plus savoir ce qu’est la quiétude. Pourtant, la vie aurait pu être tranquille. Elle l’a souvent été. Nous aurions eu un semblant de sécurité, un peu moins l’angoisse du lendemain, du chômage, des enfants qui partent, des frais de santé, nous aurions eu des services publics moins pourris, tout aurait été parfait. Nous rêvons de tout cela, mais l’avons-nous jamais demandé ? Nos revendications se sont toujours réduites à des augmentations de salaires qui n’ont jamais rien résolu puisqu’elles étaient systématiquement reportées sur notre pouvoir d’achat. Sans la violence politique, le pays serait prospère et les gens moins inquiets. Nous avons beau nous consoler de notre précarité en répétant après Michel Chiha qu’elle est « une chance pour l’intelligence », nous n’y trouvons pas de solution. À croire que nous avons toutes les intelligences sauf celle de nous extraire de nos atavismes communautaires, confessionnels et féodaux. De la violence politique que nous alimentons comme une mauvaise habitude. Le président de la Biennale de Venise, Paolo Baratta, qui se trouvait à Beyrouth, confiait que sa volonté d’internationaliser la Biennale découlait de l’idée que l’ouverture au monde permet de se libérer du poids de l’histoire. Ceux qui n’ont pas connu la tristesse des longues années de guerre ne savent pas ce que c’est que de ne jamais entendre une langue étrangère, jamais croiser un voyageur dans nos rues. Ouvrons-nous au monde, rendons notre pays plus fréquentable. Poussons le mimétisme jusqu’à nous offrir un exécutif de technocrates et de managers apolitiques. Une version maison du gouvernement Monti. Respirons enfin. Nous avons tout pour être heureux.
La violence politique. On a beau le savoir, cela fait du bien d’entendre le nom du mal, prononcé par une organisation internationale telle que le World Justice Project. Le Liban souffre de violence politique. À part ça, le ciel est bleu. L’air est frais, juste ce qu’il faut. Au seuil de décembre, nous faisons partie des privilégiés de la terre qui peuvent constater, le nez en l’air et les manches relevées : le ciel est bleu, il fait soleil. Dans les rues en pente, une eau résiduelle ondule comme un ruban doré. Il a plu. On a étrenné un chandail, juste pour dire. C’est l’hiver. Il pleuvra encore, bien sûr. De nouveau, un peu plus tard, les murs exhaleront leur parfum moussu à la lumière de midi. Le Liban est un pays où il fait bon vivre. La terre y est généreuse et les saisons sont douces. Et puis la mer, à...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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Un cercle vicieux dans un pays ou tout est à l'envers une nature douce pour des hommes sauvages surtout en politique .
Antoine Sabbagha
Sabbagha Antoine
09 h 35, le 29 novembre 2012
Le LIBANAIS MOYEN est littéralement sommé, en ces temps de crises et d’Épidémies de Libertés qui partout se déclenchent et s'entremêlent, de se déterminer par rapport à cette Contamination Libertaire, voire se mobiliser pour participer au grand chambardement "charivarique" des opinions, des thèses sitôt énoncées sitôt contrariées, et de ces credo et ces a priori assénés avec d'autant plus de conviction qu'ils sont éminemment précaires ! Un exemple parmi d'autres, pourrait être l'impact d'un ensablement baassyrianique éventuel sur une "Distanciation" auquel un certain genre tient comme à la prunelle de ses yeux, cependant qu’il s’est mis la tête dans le sable se demandant si le prix du Benzîîîne va continuer à précéder celui de l'existence ! Ou bien, le déferlement de toutes ces victimes de l'Ubuesque "lionceau Assadique" vers ce Pays ; sans compter, pour faire bon poids, la recrudescence d'un Sectarisme aux mille visages lesquels sont, il faut bien le dire, assez souvent Barbus ou Simili-Laïcs. D'où sa tentation de réclamer la cuvette de Ponce Pilate pour se laver les mains dans son "eau", et ses réticences innombrables à se mêler de la tragédie sœur d’à côté. Même si c'est avec une infernale impudence que le Baassdiot et les siens, ses dévoués larbins d’à côté "Gnomes et Nains", aiguisent leurs poignards et font couler dans les villes Sœurs Saines des "Rivières de Sang" Syrien Sain….
Antoine-Serge KARAMAOUN
09 h 07, le 29 novembre 2012
Ben dis donc,des frères comme çà,je préfère être fils unique...
GEDEON Christian
06 h 24, le 29 novembre 2012
C tellement vrai...mais malheureusement...nous Libanais nous continuons a croire et suivre ces politiciens ..doctrinaires qui brandissent les voisins comme ennemis et pas comme freres...il nous faut...des nouvelles personnes..des nouvelles idees...pour nous apprendre a nous aimer et collaborer a reconstruire notre beau pays...bon l'espoir fait vivre..n'est ce pas !!!
Houri Ziad
03 h 56, le 29 novembre 2012
Et l'écho de la voix se perd dans l'océan d'incertitude, d'appréhension, de crainte... ET... d'incapacité et d'irresponsabilité des RESPONSABLES !
Un cercle vicieux dans un pays ou tout est à l'envers une nature douce pour des hommes sauvages surtout en politique . Antoine Sabbagha
09 h 35, le 29 novembre 2012