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Virginie Corm, une superstitieuse heureuse

Exposition Qu’ils soient inspirés de la nature, de femmes célèbres ou de la chance que l’on espère bonne, les bijoux de Virginie Corm sont joyeux et rieurs. Et lui ressemblent. Comme de coutume, elle invite ses aficionados à découvrir à la galerie Janine Rubeiz, et jusqu’au 24 novembre, sa nouvelle collection intitulée « Good Luck ». L’exposition est accompagnée de photographies de Tiara Ghandour*.
19/11/2012

Même lieu pour un rendez-vous amical, face à la mer. Après 2005 et l’exposition « Liban, terre, mer et ciel », puis 2011 et « C’était demain », toujours à la galerie Janine Rubeiz, Virginie Corm présente une nouvelle série de bijoux, colliers, bracelets, boucles d’oreille et broches, à la fois modernes et intemporels. Des pièces uniques, chacune est exécutée à la main, en édition limitée, qui portent toutes son empreinte amusante ou plus sophistiquée.


« J’ai toujours été coquette ! » avoue-t-elle, vêtue d’un pull bleu à fleurs et de boucles d’oreille totalement assorties. Sérieuse mais sans se prendre au sérieux, elle revient sur son parcours avec des arrêts ponctués de petits rires qui sont devenus sa marque de fabrique.


« Je déteste rester sans rien faire », précise-t-elle. Virginie Corm, que tout le monde appelle Vivi, et ça lui va bien, n’est pas femme à se laisser envahir par l’ennui. Les bijoux, depuis de nombreuses années, représentent l’essentiel de ses activités et de ses bonheurs. De Washington, où elle réside depuis 1990, à Beyrouth, en passant par New York, elle sème ses créations dans de grands magasins et des expositions qui lui portent chance. Née dans une famille inspirée par la montagne qu’était son père, Charles Corm, qui, confie-t-elle, est mort dans ses bras, Vivi a grandi dans une ambiance artistique et culturelle enrichissante. La chance l’a toujours accompagnée, discrètement, dans toutes ses épreuves et ses choix. « J’ai peur du mauvais œil, j’y crois ! » dit-elle, comme pour expliquer sa nouvelle collection où les trèfles à 4 feuilles, les éléphants, les bouddhas, les poissons, l’œil, les tortues, la main de Fatima et les coccinelles ornent ses pièces. Sans doute a-t-elle pensé en les faisant à ses trois années qu’elle a passées dans le plâtre, entre ses 4 et ses 7 ans, ou encore à cet accident de voiture, plus tard, qui l’a immobilisée une année. Des arrêts qui n’ont en rien entamé sa bonne humeur et cette gaieté que l’on retrouve dans toutes ses pièces.

Une artiste douée
Alors qu’elle a toujours aimé dessiner, « à l’école, j’étais première en dessin », et créer des bijoux, en commençant par ceux de sa mère qu’elle s’amusait à refaire, elle intègre à 19 ans la prestigieuse école Deutsche Meister Schulefür Mode à Munich, avant de poursuivre son parcours académique à l’École de la haute couture parisienne sous la direction du maître Pierre Balmain. L’architecture l’interpelle alors. Elle travaille sur des projets chez Candilis à Paris, et avec sir Leslie Martin, président de l’École d’architecture de Cambridge, et collabore durant trois ans dans la restauration du Cooper Hewitt Museum à Londres. Avant de retourner à ses premiers amours, les bijoux, en intégrant la Parsons School of Design. Ses premières pièces sont créées pour des amis, elle se fait vite remarquer, expose en 1972 à l’ABC Hamra en s’étonnant de recevoir de l’argent contre cette passion ! En 2001, elle installe ses pièces chez Saks Fifth Avenue. Elle le fera durant de nombreuses années, au Printemps, chez Hanae Mori, Pierre Balmain et dans de nombreux musées. « La nature m’a toujours inspirée, poursuit-elle. Toutes mes couleurs viennent de là. » Familière avec les perles et les pierres semi-précieuses, elle a privilégié cette année ce qu’elle appelle les « bijoux bijoux », fidèles à ses dessins, en argent oxydé et 3 ors.


L’installation de la collection « Good Luck » de Virginie Corm est accompagnée de photographies de Tiara Ghandour. Parfaites illustrations des 16 thèmes présents dans sa collection « Good Luck », tant dans le fond que dans la forme, elles dévoilent le talent de cette jeune artiste qui a démarré avec des études de stylisme à Esmod puis à l’Institut Marangoni à Milan. Piquée par une passion pour la photo à l’âge de 17 ans, elle sillonne le monde pour ramener des images qu’elle veut « choquantes ». Timide qui le cache bien, elle a remporté le concours de photo 2012 lancé par l’Institut français de Tripoli... Ses grandes images comblent les murs de la Galerie de couleurs, la conversation avec les bijoux se fait dans la bonne humeur.


« Mon travail est très heureux. J’aime mettre de la joie dans des couleurs et des formes. Il faut que le produit final soit parfait. J’ai beaucoup d’imagination... Malheureusement ! Ça fatigue... », conclut Vivi Corm, déjà embarquée dans des commandes personnelles et de nouveaux voyages.

*« Good Luck », Virginie Corm et Tiara Ghandour, jusqu’au 24 novembre 2012.
Galerie Janine Rubeiz, Raouché, rez-de-chaussée, imm. Majdalani. Horaires d’ouverture : du mardi au vendredi de 10h à 19h et samedi de 15h à 19h. Tél. : 01-868290.

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