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Liban

Pour sa capacité à « faire la différence », Carlos Ghosn honoré par la Fondation américaine de l’Hôpital Saint-Georges

19/11/2012

« Ces temps-ci, quand vous êtes PDG d’une grande compagnie, vous encourez généralement des critiques ; que dire s’il s’agit de deux sociétés? Et, lorsque l’on entend ce genre de présentation ça rend heureux, merci pour ces mots aimables. Je suis heureux de recevoir cette distinction. »


C’est le grand patron de Nissan et Renault, Carlos Ghosn, qui s’est ainsi exprimé lors d’une cérémonie au cours de laquelle la Fondation américaine de l’Hôpital Saint-Georges lui a rendu hommage « pour avoir fait la différence ».
En lui remettant sa distinction honorifique, le président de la fondation, le Dr Amine Barakat, lui a notamment dit : « Vous êtes un citoyen du monde et votre inégalable leadership dans l’univers des affaires inspire tout un chacun. Votre sens de la discipline et des décisions, tout comme votre style réussi du management ont révélé une manière “autre” de vivre et de travailler. Étant porteur de votre héritage libanais et opérant sous divers cieux, il devient aisé de vous citer en exemple pour montrer l’importance d’avoir le Liban au cœur où que l’on soit. »


Selon la revue Forbes, Carlos Ghosn est l’homme le plus rompu au travail dans le secteur de l’automobile où la compétition est des plus féroces.


M. Ghosn s’est dit touché par le travail accompli par le comité de la fondation qui, cette année, a mis l’accent particulièrement sur l’aide aux enfants. Il a affirmé : « Comme vous l’avez mentionné, nous essayons tous, et chacun à sa mesure, de faire la différence, soit sur le plan professionnel, soit sur le plan personnel ou social, pour faire du monde qui nous entoure un monde meilleur. Et cela en vaut la peine. J’ai le privilège, quand je fais une différence, que cela devienne visible, mais beaucoup d’autres le font sans visibilité, mais cela n’enlève rien à leur mérite. Je sais que le Liban est cher à votre cœur, non seulement parce que c’est un pays qui a beaucoup souffert mais parce qu’il est attachant à plus d’un égard, tout en étant porteur de frustrations, d’autre part. »


Et Carlos Ghosn de souligner que l’important est de continuer à contribuer pour que les traditions demeurent, pour qu’il y ait toujours des Libanais, « que ce soit au Liban ou ailleurs dans le monde ». « Je suis l’un d’entre eux, né au Brésil, et mes parents sont libanais », a-t-il expliqué.


Pour M. Ghosn, « tous les Libanais ont en partage un certain lien avec l’histoire, des valeurs communes, un certain sens de la solidarité et de la compassion pour ceux qui vivent loin d’eux ».
Présent à cette rencontre, l’ambassadeur du Liban à Washington, Antoine Chédid, a mis en relief le modèle qu’est, pour les jeunes Libanais, Carlos Ghosn, vu son impressionnant parcours, « de son Liban natal à la scène économique internationale ». M. Chédid a aussi repris cette réponse de M. Ghosn à un journaliste qui lui demandait s’il avait l’intention de faire de la politique au Liban : « Je devrais être préparé pour cela, et je ne le suis pas. »
Et l’ambassadeur d’enchaîner : « On aurait souhaité que vous le soyez. »

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