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À La Une - Etats-Unis

Petraeus avait chargé Jill Kelley d'empêcher une provocation contre l'Islam

L’Américaine d’origine libanaise s’est rendue plusieurs fois à la Maison Blanche, ces derniers mois

Jill Kelley, l'une des deux femmes à l'origine du scandale lié au général américain David Petraeus, sortant de sa maison en Floride. Brian Blanco/

Les généraux américains David Petraeus et John Allen ont demandé à Jill Kelley de tenter d'empêcher l'animateur d'une émission de radio de "faire frire" une copie du Coran, craignant pour la sécurité de leurs troupes engagées dans les pays islamiques, rapportent les médias américains samedi.

 

Jill Kelley, l'une des deux femmes au coeur du scandale qui a poussé le chef de la CIA David Petraeus à la démission, a été sollicitée par ce dernier et par le chef de la coalition internationale en Afghanistan John Allen pour tenter d'empêcher Bubba The Love Sponge (Boubba l'éponge à amour), de son vrai nom Todd Alan Clem de mettre sa menace à exécution en Floride, selon la télévision NBC News.

 

L'épisode, qui ressort de courriels envoyés par Jill Kelley, remonte au mois de mars.

John Allen et David Petraeus y ont vu une menace potentielle pour la sécurité des troupes américaines stationnées dans des pays islamiques. Ils ont alors demandé tous les deux à Jill Kelley, qui vit en Floride, à Tampa, d'essayer d'intervenir en contactant le maire de la ville, Bob Buckhorn.

 

"J'ai Petraeus et Allen qui m'envoient chacun un mail pour me demander de régler ça", a écrit Jill Kelley, 37 ans, au maire, qui a dévoilé ces mails, selon la chaîne Bubba The Love Sponge (Boubba l'éponge à amour), de son vrai nom Todd Alan Clem, selon la chaîne.

 

L'islam interdit de dégrader le Coran, et par le passé, les projets d'un pasteur chrétien de Floride de brûler le livre saint des musulmans ont déclenché des manifestations.

 

Le général à la retraite Petraeus, figure très respectée aux Etats-Unis, a démissionné le 9 novembre de la tête de la centrale américaine du renseignement après la révélation de sa liaison extraconjugale de plusieurs mois avec sa biographe Paula Broadwell.

 

John Allen s'est, lui, retrouvé mardi à son tour pris dans le scandale. Il est visé par une enquête du Pentagone pour une correspondance jugée "déplacée" confinant au "flirt" qu'il aurait entretenue avec Jill Kelley. Il nie tout adultère.

 

C'est en enquêtant sur des courriels anonymes de menace envoyés par Paula Broadwell à Jill Kelley que le FBI a découvert que cette dernière, également amie du couple Petraeus, entretenait une importante correspondance par voie électronique avec le général Allen.

 

Selon les médias américains, Jill Kelley, qui a grandi à Philadelphie, est d’origine libanaise. Elle serait issue d’une famille maronite de Jounieh, dans le nord du Liban, qui a émigré aux Etats-Unis vers la fin des années 70. Ses parents, John et Marcelle Khawam, avaient ouvert un restaurant moyen-oriental baptisé "Sahara" dans la ville de Voorhees, au New Jersey, affirme le Philadelphia Inquirer dans son édition de dimanche. Jill a une sœur jumelle, Nathalie, avocate en Floride.

 

Selon un article du Philadelphia Inquirer datant de 1988, le père de Jill Kelley est "un joueur d’orgue reconnu dans son pays natal". "Sa mère était une cuisinière qui organisait des dîners pour de grandes figures politiques et culturelles", indique encore le quotidien sans plus de précisions.

 

Vendredi, un responsable américain a affirmé à l’AFP que les deux femmes protagonistes du scandale Petraeus, ont effectué plusieurs visites à la Maison Blanche depuis le début du mandat de Barack Obama en 2009.

Paula Broadwell a participé à des réunions sur l'Afghanistan et le Pakistan dans le complexe de la Maison Blanche, plus exactement le bâtiment Eisenhower qui voisine la résidence présidentielle américaine, a précisé ce responsable sous couvert d'anonymat.

 

La première réunion a eu lieu en juin 2009 avec un membre de l'équipe gouvernementale chargé des dossiers afghan et pakistanais, la seconde en juin 2011 au sein d'un groupe d'une vingtaine de personnes, selon la même source.

 

Or, Mme Kelley s'est elle aussi rendu à la Maison Blanche, ces derniers mois, a indiqué à l'AFP le responsable américain: "une fois pour une visite touristique avec sa famille et ses enfants, et deux fois pour des repas à la cantine du personnel de la présidence avec sa soeur et un employé de l'exécutif rencontré par la famille Kelley lors d'une visite à la base aérienne McDill" près de Tampa, la ville de Floride (sud-est) où habite Mme Kelley.

 

Les généraux américains David Petraeus et John Allen ont demandé à Jill Kelley de tenter d'empêcher l'animateur d'une émission de radio de "faire frire" une copie du Coran, craignant pour la sécurité de leurs troupes engagées dans les pays islamiques, rapportent les médias américains samedi.
 
Jill Kelley, l'une des deux femmes au coeur du scandale qui a poussé le chef de la CIA David Petraeus à la démission, a été sollicitée par ce dernier et par le chef de la coalition internationale en Afghanistan John Allen pour tenter d'empêcher Bubba The Love Sponge (Boubba l'éponge à amour), de son vrai nom Todd Alan Clem de mettre sa menace à exécution en Floride, selon la télévision NBC News.
 
L'épisode, qui ressort de courriels envoyés par Jill Kelley, remonte au mois de mars.
John Allen et David Petraeus y ont vu...
commentaires (9)

Pourquoi Elle ? Parce qu'elle est d'origine Libanaise mais "chrétienne" ! VICIEUX ce Duo de Généraux...

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 32, le 18 novembre 2012

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Commentaires (9)

  • Pourquoi Elle ? Parce qu'elle est d'origine Libanaise mais "chrétienne" ! VICIEUX ce Duo de Généraux...

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 32, le 18 novembre 2012

  • Tzipi Livni, ex minsitre d'Israël, a avoué avoir couché avec des Arabes du Golfe pour leur tirer les vers du nez. Patientons pour voir les surprises de l'affaire Petraeus & co.

    SAKR LEBNAN

    09 h 00, le 18 novembre 2012

  • faut coire qu'elle a quand même des qualités,cette femme là..

    GEDEON Christian

    06 h 27, le 18 novembre 2012

  • Lire les articles de la presse Américaine choquée par Jill Kelley et tous les bobards qu’elle a raconté pour se faire valoir est particulièrement cocasse. Il faut être Libanais pour comprendre son comportement et voir au travers. Baignant depuis son plus jeune âge dans du jus de cèdre, nourrie au hoummos, ayant suivi le parcours traditionnel bien connu dans notre pays (rhinoplastie puis mari médecin), elle met à profit l’art de la diarrhée verbale qui caractérise notre petit peuple, conséquence inévitable de la gastro-entérite de grandeur qui sommeille sous notre nombrilisme viscéral. Les mots, ça ne coûte pas grand chose chez nous. C’est comme les cacahuètes. C’est la première chose que nous pensons à offrir, et, en général, la dernière. Les Amerloques ne peuvent pas comprendre et ils tombent dans le panneau. Mais bon, dans les économies de marché, les mots n’ont pas seulement de la valeur, ils ont aussi un coût. Ses délires de Libanaise-lambda vont lui coûter cher, jusqu’au jour où elle se fera engager pour un reality-show. À suivre pour 2014.

    Jack Hakim

    04 h 27, le 18 novembre 2012

  • Quand elles le font pour leur patrie ( telle la Libnie de chez nos voisins, je ne sais pas si j'ai bien écrit son nom ) on les appelle des... Mata Hari... Mais quand elle le font pour d'autres raisons, on les appelle des... Pu...Pu...put...put... putt ...putt... ou putting... le Larousse dit : Putt ou Putting - coup joué sur le green pour faire rouler DOUCEMENT la balle vers le trou... Voilà, je l'ai dit !

    SAKR LEBNAN

    03 h 46, le 18 novembre 2012

  • Comment allait-elle l'empêcher ? Par la force ou par le charme ?

    SAKR LEBNAN

    03 h 14, le 18 novembre 2012

  • Mâjida ou Haïfa ?

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    03 h 13, le 18 novembre 2012

  • Pourquoi personne n'a encore dit à propos de Jill Khawam Kelley : "Ces femmes libanaises qui brillent à l'extérieur" ? Une telle lounage est-elle réservée aux "hommes libanais" ?

    Halim Abou Chacra

    23 h 18, le 17 novembre 2012

  • Il lui manque le Tantoûr sur la Tête, cette Libanaise bien intégrée dans les "Services?" américains, pour confirmer qu'elle est éhhh libanaise !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    20 h 34, le 17 novembre 2012

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