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À La Une - Révolte

Syrie : l'opposition peine à s'unifier

Le CNS réclame un report de la réunion sur l'unification de l'opposition ; Onze mille réfugiés en 24 heures dans les pays voisins.

Georges Sabra (centre), le nouveau président du Conseil national syrien (CNS) à Doha le 9 novembre 2012. AFP PHOTO/KARIM JAAFAR

Des bombardements et de violents combats faisaient rage vendredi notamment à la frontière turque poussant en 24 heures 11.000 Syriens à fuir le conflit qui ensanglante leur pays depuis bientôt 20 mois, alors que l'opposition peine toujours à s'unifier.

 

Au Qatar, les représentants des différentes composantes de l'opposition ont décidé de se réunir sans la principale coalition, le Conseil national syrien (CNS), qui a demandé in extremis vendredi soir un report de 24h de la rencontre qui se tient sous l'égide du Qatar et de la Ligue arabe.

Les formations de l'opposition débattent d'un plan prévoyant une structure les fédérant toutes afin d'unifier l'action militaire, gérer l'aide humanitaire et administrer les zones qu'elles contrôlent.

Portant un nouveau coup au CNS, les Comités locaux de coordination (LCC), un important réseau de militants sur le terrain, ont claqué la porte, accusant les Frères musulmans d'avoir pris le contrôle du CNS où aucune femme n'a été élue à la direction.

Dans le même temps, le vétéran de l'opposition syrienne Georges Sabra, un ancien communiste, a été élu vendredi soir président du CNS. M. Sabra, un chrétien, a été élu par le secrétariat général du CNS, composé de 41 membres, couronnant le processus de renouvellement des instances de cette coalition.


Les attentats se multiplient au Damas

Sur le terrain, la région de Damas a été frappée par un nouvel attentat à la voiture piégée tuant cinq civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Depuis plusieurs jours, les attentats se sont multipliés à Damas et dans sa région.

Un journaliste de l'AFP a entendu de très violents bombardements sur la banlieue de Damas, l'OSDH faisant état de raids aériens sur la Ghouta orientale.

Dans le nord-est kurde, 36 soldats et 10 rebelles ont péri depuis jeudi dans des combats aux abords de Rass al-Aïn, l'un des deux derniers postes-frontière vers la Turquie encore aux mains de l'armée.

Et dans la zone tampon entre le secteur syrien du Golan et celui occupé par Israël, plus de 30 soldats et rebelles ont péri en une semaine dans cette région officiellement démilitarisée, selon l'OSDH.

Selon un bilan provisoire de l'OSDH, 114 personnes ont péri dans les violences vendredi à travers le pays, dont 53 soldats.

11.000 Syriens ont fui leur pays

Au cours des dernières 24 heures, 11.000 Syriens ont fui leur pays, dont 9.000 se réfugiant en Turquie, selon Panos Moumtzis, responsable du Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés. Habituellement, quelque 2.000 réfugiés syriens sont dénombrés chaque jour.

Le nombre total de réfugiés dans les quatre pays voisins de la Syrie (Turquie, Liban, Jordanie et Irak) s'élève à plus de 408.000, a-t-il précisé.

Pour sa part, le directeur de l'Office de l'ONU pour l'aide humanitaire, John Ging, a estimé que quatre millions de Syriens auraient besoin d'aide début 2013, un chiffre "en hausse par rapport aux 2,5 millions (jusque-là estimés)".

Les États-Unis ont annoncé avoir porté leur assistance humanitaire à la Syrie et à ses voisins à 165 millions de dollars afin d'aider, à l'entrée de l'hiver, un nombre croissant de Syriens déplacés ou réfugiés.

 

 

Bachar el-Assad dans une interview à la chaîne de télévision russe RT. AFP

 

 

Assad se prépare "à une guerre difficile"

Dans une rare déclaration, le président syrien Bachar el-Assad a affirmé se préparer à "une guerre difficile" et longue contre "tous ces pays qui se battent contre nous par procuration", citant l'Occident et certains pays arabes. "Il ne s'agit pas d'une guerre civile", a-t-il martelé, mais d'une "guerre contre le terrorisme".

Rejetant toute idée d'exil, M. Assad, dont le mandat prend fin en 2014, a affirmé dans cet entretien à Russia Today tourné à Damas que "ce sont les urnes qui diront très simplement" s'il doit "rester ou de partir".

Comme tous les vendredi, des milliers de personnes ont défilé, tournant en dérision le chef de l'État qui a également affirmé qu'il vivrait et mourrait en Syrie.

"Bachar, tu mourras en Syrie, mais tu ne seras pas enterré sur son sol, mais dans les poubelles de l'histoire", proclamait une pancarte.

Dans la province d'Idleb (nord-ouest), théâtre de raids aériens d'une violence inouïe ces dernières semaines, des manifestants avaient écrit: "Avec tes balles tu as envoyé nos enfants au paradis, et nous, avec nos chaussures on va t'expulser en enfer".

Damas assimile rebelles et opposants à des "bandes terroristes armées" financées par l'étranger, notamment la Turquie et les pays du Golfe.

Comparant son action à celle des Russes en Tchétchénie, M. Assad a rejeté les accusations internationales de crime de guerre pesant sur son armée.

La guerre a fait depuis mars 2011 plus de 37.000 morts, selon une ONG syrienne.


 

Reportage
Damas s’enfonce dans une longue guerre
Des bombardements et de violents combats faisaient rage vendredi notamment à la frontière turque poussant en 24 heures 11.000 Syriens à fuir le conflit qui ensanglante leur pays depuis bientôt 20 mois, alors que l'opposition peine toujours à s'unifier.
 
Au Qatar, les représentants des différentes composantes de l'opposition ont décidé de se réunir sans la principale coalition, le Conseil national syrien (CNS), qui a demandé in extremis vendredi soir un report de 24h de la rencontre qui se tient sous l'égide du Qatar et de la Ligue arabe.
Les formations de l'opposition débattent d'un plan prévoyant une structure les fédérant toutes afin d'unifier l'action militaire, gérer l'aide humanitaire et administrer les zones qu'elles contrôlent.
Portant un nouveau coup au CNS, les Comités locaux de coordination (LCC), un...
commentaires (5)

La démocratie des urnes, seule issue pour une paix retrouvée, et non pas comme en bensoudie, nul parlement existant. Le vainqueur gouvernera.

Jaber Kamel

09 h 37, le 09 novembre 2012

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Commentaires (5)

  • La démocratie des urnes, seule issue pour une paix retrouvée, et non pas comme en bensoudie, nul parlement existant. Le vainqueur gouvernera.

    Jaber Kamel

    09 h 37, le 09 novembre 2012

  • EN SUS d'être Carrément ASSASSIN....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 39, le 09 novembre 2012

  • Formation d'un gouvernement transitoire, et... dans six mois, aux urnes ! sous l'égide des Nations Unies. Sinon, les hostilités continueraient et la Syrie va tout droit vers une catastrophe biblique... Là aussi on ne veut pas Dialoguer...

    SAKR LEBNAN

    07 h 33, le 09 novembre 2012

  • MYTHOMANE ce TYPE !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    06 h 01, le 09 novembre 2012

  • Mode d'emploi de la Démocratie ! selon les dictateurs criminogènes de la dynastie des El Assad , d'abord pendant 42 ans vous ...vous faites un parti unique et truquer toutes les élections , puis vous expédiez vos adversaire en prison ou dans le meilleurs des cas en exile forcé, puis vous massacrez pendant 20 mois vos citoyens ,femmes ,enfants ,militaires opposants et autre rebelles ...puis lorsque vous avez détruit les centres économique et vos principales villes ,vous bombardez tout ce qui bouge avec l'aviation,l'artillerie,les tanks..même dans votre capitale ...puis vous décidez sur ce cimetière de ruines qu'est devenu le pays ...d'ouvrir des bureaux de votes pour vous faire réélire !...elle est pas belle la vie ?

    M.V.

    05 h 27, le 09 novembre 2012

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