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Moyen Orient et Monde - Syrie

Assad dit vouloir « vivre et mourir » dans son pays

Le président met en garde contre une intervention étrangère.

Des rebelles de l’ASL affrontent les francs-tireurs prorégime à Harem, dans la province d’Idleb. Photo Asmaa Waguih/Reuters

Le président Bachar el-Assad, inflexible après 20 mois d’un conflit dévastateur, a exclu tout départ du pouvoir en disant vouloir « vivre et mourir » en Syrie dans des déclarations diffusées hier par une télévision russe. « Je ne suis pas une marionnette (...). Je suis syrien et je dois donc vivre et mourir en Syrie », a déclaré M. Assad à la télévision russe Russia Today. L’Occident, la Turquie et de nombreux pays arabes appellent depuis des mois au départ de M. Assad afin de mettre fin à la guerre qui a fait plus de 37 000 morts, selon une ONG syrienne, et poussé à la fuite des centaines de milliers de personnes depuis mars 2011. Mardi, le Premier ministre britannique David Cameron s’était même dit favorable à une sortie sécurisée de M. Assad si cela pouvait mettre fin à l’effusion de sang.


Même si une intervention étrangère n’est pas d’actualité malgré les appels de l’opposition en ce sens, M. Assad a quand même averti qu’elle entraînerait « un effet domino ». Présentant son pays comme le « dernier bastion de la laïcité, de la stabilité et de la coexistence dans la région », il a estimé que « le coût d’une invasion étrangère de Syrie, si elle avait lieu, sera tel que le monde entier ne sera pas en mesure de l’assumer ». « Je ne pense pas que l’Occident aille dans cette direction, mais s’il le fait, personne ne peut prédire ce qui se passera après », a encore averti le président syrien arrivé au pouvoir en 2000.

 

(Lire aussi : L’opposition syrienne réunie à Doha proche d’un accord)


Dans le même temps, les autorités ont dénoncé une conférence du  Groupe des amis du peuple syrien, prévue en novembre au Japon pour renforcer les sanctions contre Damas. Quatre conférences de ce groupe ont déjà eu lieu, à Paris en avril, à Washington en juin, à Doha en juillet et à La Haye en septembre. Aux Pays-Bas, une soixantaine de pays étaient représentés. Tokyo a gelé les avoirs de M. Assad et de chefs militaires syriens au Japon depuis septembre 2011, au même moment que les États-Unis et l’Union européenne (UE). À ce jour, l’UE a décrété des embargos sur les armes et le pétrole, ainsi qu’une série de sanctions commerciales et financières, le gel des avoirs de sociétés et administrations et de membres du régime ou leurs proches, également interdits de visa.
Enfin, Damas a vivement réagi hier aux propos du chef de la Ligue arabe Nabil el-Arabi qui a estimé que le régime de Bachar el-Assad ne se maintiendrait pas longtemps, l’accusant de participer à un projet « terroriste » de « destruction » de la Syrie.

 

Reportage

Damas s’enfonce dans une longue guerre

Le président Bachar el-Assad, inflexible après 20 mois d’un conflit dévastateur, a exclu tout départ du pouvoir en disant vouloir « vivre et mourir » en Syrie dans des déclarations diffusées hier par une télévision russe. « Je ne suis pas une marionnette (...). Je suis syrien et je dois donc vivre et mourir en Syrie », a déclaré M. Assad à la télévision russe Russia Today. L’Occident, la Turquie et de nombreux pays arabes appellent depuis des mois au départ de M. Assad afin de mettre fin à la guerre qui a fait plus de 37 000 morts, selon une ONG syrienne, et poussé à la fuite des centaines de milliers de personnes depuis mars 2011. Mardi, le Premier ministre britannique David Cameron s’était même dit favorable à une sortie sécurisée de M. Assad si cela pouvait mettre fin à l’effusion de sang.
Même...
commentaires (8)

On aurait dit un Proverbe "C(s)hinetoïque" !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

05 h 45, le 10 novembre 2012

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Commentaires (8)

  • On aurait dit un Proverbe "C(s)hinetoïque" !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    05 h 45, le 10 novembre 2012

  • Lorsqu'on perd le contrôle de la situation, on perd son contrôle aussi.

    SAKR LEBNAN

    04 h 25, le 10 novembre 2012

  • Ma PAROLE ! Il Espère encore... SOI-DISANT vîîîîvre ou Plutôt MOURIIIIR, cet "ASSADIOT BAASSDIOT" !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 01, le 09 novembre 2012

  • On a vu ce que l'occident a fait de ses marionettes, on va pas les nommer, certaines vivent encore, loin de leur pays d'adoption, Bashar est courageux, il est un produit de son pays, il se battra jusqu'à la fin pour son pays, il a fait des erreurs, il doit se parfaire, oui , mais c'est pas à l'occident de nous dire quel dictateur est bon et lequel n'est pas bon, parce qu'ils en profitent plus que nous au final. Et puis du calme les occidentaux, vous détruisez un pays avec vos mercenaires financés par vos valais bensaoudiques et laquais locaux, mais vous n'avez pas gagné la guerre, ne confondez pas vitesse et précipitation.Vos annonces de la fin de Bashar datent de 20 mois alors que ça devait prendre "2 semaines " tout au plus que vous disiez !!

    Jaber Kamel

    04 h 37, le 09 novembre 2012

  • Il a le droit de rêver...

    SAKR LEBNAN

    04 h 06, le 09 novembre 2012

  • Il a vecu! Mais il ne mourra pas, il perira!

    Pierre Hadjigeorgiou

    03 h 41, le 09 novembre 2012

  • MOURIR äâïynéh MOURIR ! Viiiiivre Tu oublie.... COMPRIS !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 15, le 09 novembre 2012

  • Bachar el-Assad présente la Syrie sous le régne de sa famille maffieuse comme "le dernier bastion de la laicité, de la stabilité et de la coexistence dans la région" ! Ses sbires libanais y ajoutent "la démocratie" ! Ce qui est certain c'est que ce régime de Damas contre lequel se déroule la courageuse révolte du peuple syrien depuis 20 mois est la dernière dictature sanguinaire de la région, ça oui !

    Halim Abou Chacra

    22 h 24, le 08 novembre 2012

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