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Médiocrité ordinaire

De quelque côté qu’il se tourne, le Koullouna d’en bas se retrouve cerné par cet État raté mi-communautaire, mi-margoulin, fait de bric et de broc. Un État mange-tout, tapi dans tous les coins et recoins de la vie ordinaire et, comme qui dirait, exclusivement destiné à pomper l’air et la tirelire des manants, majestueusement affublés du label de citoyens.
Au départ déjà, on ne sait plus faire grimper une mayonnaise gouvernementale à moins de 30 portefeuilles bien garnis. Trente ministres, trente salaires ! Ce n’est plus une équipe, mais un équipage. Normal, chaque bled, chaque caillou, veut avoir son ministre. Chaque communauté aussi, sans oublier les clans, les familles, les fils à papa, les neveux, les tantes, les gendres et les beaufs, avec leur cohorte de mutants agités, affamés de micros et de caméras.
Puis les neuneus s’en viennent installer leurs blaireaux qui iront grossir les fiches de paie des planqués de l’administration. Budget : 60 % de salaires, 30 % de dettes, 10 % de voitures blindées, de gardes du corps et de soldats-plantons devant les bâtiments publics. Et pour le reste... Eh bien, y a pas de reste. Le cocu de base, dont le pognon est sucé jusqu’au dernier fifrelin, pourra toujours se gratter pour extraire une ébauche de projet de développement.
Talonné par Mohammad La Coquille, l’argentier désargenté de la République, le Mikati mi-décati remet ça aujourd’hui en se proposant d’arroser de ses largesses, au frais du contribuable bien sûr, la mauvaise graisse des fonctionnaires. L’idée ne lui viendrait même pas à ce Premier ministre de peu de ratiboiser les dépenses publiques, d’engager des réformes structurelles, de privatiser puis d’ouvrir à la concurrence ses bennes à ordures des télécoms et de l’électricité. « Il y va du prestige de l’État », bêlent à l’unisson les ministres barbus et leurs poulains agrumes, orphelins de l’économie dirigée à la sauce arabe des années 50 du siècle dernier. Forcément, quand près du quart de la population émarge à la fonction publique. Miam, miam !
Mikou devrait s’en rappeler : on ne monte pas au mât de cocagne quand on a un trou dans son pantalon... Quel gouvernement de bidets !

 

gabynasr@lorientlejour.com

De quelque côté qu’il se tourne, le Koullouna d’en bas se retrouve cerné par cet État raté mi-communautaire, mi-margoulin, fait de bric et de broc. Un État mange-tout, tapi dans tous les coins et recoins de la vie ordinaire et, comme qui dirait, exclusivement destiné à pomper l’air et la tirelire des manants, majestueusement affublés du label de citoyens.Au départ déjà, on ne sait plus faire grimper une mayonnaise gouvernementale à moins de 30 portefeuilles bien garnis. Trente ministres, trente salaires ! Ce n’est plus une équipe, mais un équipage. Normal, chaque bled, chaque caillou, veut avoir son ministre. Chaque communauté aussi, sans oublier les clans, les familles, les fils à papa, les neveux, les tantes, les gendres et les beaufs, avec leur cohorte de mutants agités, affamés de micros et de caméras....
commentaires (2)

La corruption est en force, le talent est rare. Ainsi dans notre pays, la corruption est l'arme de la médiocrité qui abonde, partout bêlent à l’unisson des ministres barbus ou imberbes , et on sent partout la pointe. Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

07 h 06, le 05 octobre 2012

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Commentaires (2)

  • La corruption est en force, le talent est rare. Ainsi dans notre pays, la corruption est l'arme de la médiocrité qui abonde, partout bêlent à l’unisson des ministres barbus ou imberbes , et on sent partout la pointe. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    07 h 06, le 05 octobre 2012

  • A cheval sur mon bidet...quand il trotte il est parfait !...prout...prout...prout....

    M.V.

    02 h 30, le 05 octobre 2012

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