Angelina Jolie, en visite dans un camp de réfugiés syriens en Jordanie, n’a pu retenir ses larmes en entendant les récits de survivants. UNHCR/Jason Tanner/AFP
Les violences étaient telles qu’au moins 105 personnes ont trouvé la mort, principalement dans Alep, selon la chaîne satellitaire al-Jazira.
Unification
Afin d’améliorer leur efficacité sur le terrain, les rebelles, qui assurent contrôler plus de 60 % de la métropole, ont annoncé avoir unifié l’ensemble de leurs forces militaires à Alep et dans sa région. Le Conseil national syrien (CNS) s’est félicité de cette annonce et a invité l’Armée syrienne libre (ASL) « à généraliser cette initiative dans toutes les provinces ».
Par ailleurs, alors que l’annonce lundi de l’exécution sommaire d’une vingtaine de soldats par des rebelles à Alep avait choqué l’opinion, le CNS a demandé que les auteurs soient traduits en justice, soulignant que « rien ne peut justifier un tel acte ».
Ailleurs dans le pays, des combats « violents » étaient signalés dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas. Des affrontements ont été aussi signalés dans les provinces de Deir ez-Zor, Hama et Idleb.
Les larmes d’Angelina
Les violences depuis mars 2011 ont poussé des dizaines de milliers de personnes à fuir le pays. Selon le Haut-
Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), le nombre de réfugiés qui se sont fait connaître auprès de l’organisation a dépassé 250 000 personnes, dont 85 197 en Jordanie, pays où se trouvaient hier le chef du HCR Antonio Guterres et son émissaire Angelina Jolie. L’actrice américaine n’a pu retenir ses larmes en entendant les récits de survivants. « De petits enfants à qui l’on demandait ce qu’ils ont vu ont décrit des morceaux de corps séparés et des personnes brûlées et découpées comme du poulet. C’est une fillette de neuf ans qui a raconté ça », a-t-elle déclaré à l’issue d’une visite de deux jours au camp de Zaatari en évoquant très émue « une expérience très dure ». « Nous encourageons la communauté internationale à faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider ces réfugiés », a-t-elle ajouté, soulignant qu’« il y a beaucoup à faire ». M. Guterres a quant à lui appelé la communauté internationale à « aider (le HCR) et le gouvernement jordanien (...) afin de pouvoir injecter massivement des fonds pour améliorer les conditions de vie des réfugiés dans ce camp ».
Brahimi
Près de 18 mois après le début de la révolte, le médiateur international Lakhdar Brahimi doit se rendre dans les « prochains jours » à Damas où il rencontrera M. Assad, a déclaré son porte-parole Ahmad Fawzi. Le nouvel émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe, qui se trouvait hier au Caire, siège de l’organisation panarabe, aura également des entretiens avec de « hauts responsables de l’opposition ainsi que des représentants de la société civile », a-t-il ajouté. M. Brahimi, qui avait jugé lundi sa mission « extrêmement difficile », devrait arriver demain à Damas, selon des diplomates onusiens.
Toujours en Égypte, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a eu des entretiens avec le président Mohammad Morsi et son chef de la diplomatie Mohammad Kamel Amr au cours desquels il a exprimé sa volonté « d’approfondir des liens déjà étroits » entre les deux pays. M. Hague a « salué les déclarations fortes de M. Morsi sur la Syrie » faites lors d’un sommet des pays non alignés à Téhéran.
Aucune issue au conflit n’est en vue, en particulier en raison des profondes divisions au sein de la communauté internationale. L’Iran a proposé hier d’inviter ses alliés irakien et vénézuélien dans le groupe de contact sur la Syrie proposé par l’Égypte. La France a estimé de son côté que l’Iran devait d’abord se conformer à ses obligations internationales avant de s’impliquer dans une résolution de la crise. La Russie a pour sa part proposé une conférence réunissant « tous les acteurs du conflit », représentant opposition, régime et différentes communautés.
Fabius
La France a favorisé « un certain nombre d’opérations de défection » en Syrie, a en outre déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, confirmant que les services secrets français avaient permis l’exfiltration du général Manaf Tlass. « Quand des personnes qui veulent lutter contre Bachar el-Assad souhaitent quitter la Syrie, nous souhaitons les aider », a-t-il ajouté. Évoquant l’aide française à l’opposition, M. Fabius a réitéré que Paris ne livrait pas d’armes. « En revanche, il y a des instruments de communications cryptées, plus des jumelles qui permettent de voir la nuit, plus telle ou telle série de matériel qui a pu être mise à disposition ou qui pourra l’être. »
La veille, le président français François Hollande avait reçu le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, avec lequel il s’est entretenu en particulier de la Syrie, a annoncé l’Élysée.
(Sources : agences et rédaction)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
De l’Exception Syrienne ! Le fait même d’évoquer une exception quelconque au sujet d’une situation relativement contrôlée de la Syrie, ne prouve qu’une totale ignorance de la bataille stratégique qui se joue actuellement au Moyen-Orient ! Ce régime syrien ne peut que tomber. Toute autre interprétation contraire à cette logique, ne serait qu’une "insulte" non seulement à la "Raison Pure", mais une insulte à l’intelligence de toute la politique américaine menée ; et il faut l’admettre avec brio ; par le duo au sommet du pouvoir américain : l’Homme de la situation, Hilary Clinton ainsi qu' Hussein Obama 1er , "Imperator Caesar Augustus" ! Le "Parapluie" israélien protégeant le régime syrien, même les États-Unis n’en veulent plus ; car leur projet réel dont les contours sont déjà clairs, ne prendra plus dorénavant en considération cette "Couverture" israélienne du "jeu syrien". Tout comme les multiples "Mannes" financières libanaises ; suite au "Vol Organisé" de l’Etat libanais ; iraniennes ou du Golfe qui avaient permis le maintien de cet "assadisme" nusayrî ! La stratégie américaine se résume par l’installation dans toute la région, Syrie et Iran compris, de régimes parlementaires républicains ou monarchiques. D’après le Modèle Turc d’Erdogan avec son AKP et sa Démocratie-Musulmane, copie de la Démocratie-Chrétienne Européenne.
02 h 38, le 12 septembre 2012