Dina Ariss.
« Les études en publicité sont longues, cinq ans en moyenne, et difficiles, avec beaucoup de stress et de nuits blanches. Mais si c’était à refaire, je ne changerais rien », assure-t-elle. Dina justifie son enthousiasme par le fait qu’il y a toujours du nouveau et du renouveau dans ce domaine. « Dans mon métier, je touche à tout et je travaille sur des produits différents, comme l’alimentaire, les banques, les cosmétiques, précise-t-elle. Je passe d’un projet à l’autre rapidement, c’est donc varié. »
Il faut être patient
« Il faut pourtant savoir que les échéances sont courtes et les gens pressés, qu’il n’y a pas d’horaires de travail précis. On peut ainsi travailler le week-end, jusqu’à 2 ou 5 heures du matin. Il faut donc savoir s’organiser. Et il faut garder en tête que le goût est subjectif et que le client est roi. On peut avoir passé de longues heures sur une publicité qui ne plaît pas au client. Dans ce cas, on jette tout et on recommence depuis le début », explique-t-elle. Un métier qui ne manque donc pas de stress. Un stress que Dina qualifie d’agréable « parce qu’on finit par produire quelque chose en équipe ».
Quelles sont les qualités requises pour se lancer dans la publicité ? Dina répond : « Il faut être créatif, pouvoir travailler en équipe, savoir communiquer et vendre une idée. » Quand on lui demande si elle pense créer sa propre boîte un jour, elle répond, catégorique, que le travail en freelance est, pour elle, la meilleure option. Il permet d’avoir ses propres horaires et de faire d’autres activités en parallèle. « Mais dans ce cas, le travail d’équipe n’existe pas et les rentrées ne sont pas fixes », confie-t-elle avant de conclure : « C’est un très beau métier, très intéressant, mais il faut être patient et créer sa propre différence. On peut en vivre mais c’est un métier saturé dans notre pays. »
Myrna KHOURY-RAPHAËL

