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Xyloglossie

La bombinothérapie ayant repris ses droits à Tripoli, et la tribu attardée des Moqdad menaçant de continuer à faire son marché aux otages, les développements se succèdent à une telle cadence qu’on risque à tout instant de se tromper d’épisode. Y a pas à dire, dans ce pays, les emmerdes viennent en escadrilles...
Depuis le temps que notre bananeraie patauge dans le purin, il serait peut-être temps de se remémorer les rudiments de cette langue de bois mousseline, qui fait les délices des Libanais d’en bas. Pour qui a du temps à perdre, il existe ainsi tout un fatras de formules passe-partout, empaquetées et prêtes à l’emploi, destinées aux applaudisseurs simplets toujours prompts à confondre marche de l’histoire et hoquets de l’historiette.
Premier cliché : « Le gouvernement frappera d’une main de fer les fauteurs de troubles ». Une formule à déguster en apnée et sans rire... en attendant sans doute le gant de velours indispensable aux palabres avec les voyous.
Deuxième stéréotype : « La main qui osera toucher à la route menant à l’aéroport sera brisée ». Une pensée made in Istiz Nabeuh, empruntée à la boucherie professionnelle et qui fait un effet bœuf en ces temps de vaches maigres où les Libanais n’ont plus que l’impôt sur les os.
Troisième poncif : « Le terrorisme est totalement étranger à nos mœurs et traditions ». C’est ce qui s’appelle avoir l’humour involontaire. Si après 40 ans de violences, de prises d’otages, d’assassinats ciblés, de voitures piégées et de massacres intercommunautaires, le terrorisme leur est toujours inconnu, c’est que les Libanais sont sacrément bouchés ! Le culte du néant doit provoquer chez eux des vertiges contagieux et, comme disent les intellos, les pousser à prendre un chemin paradoxal vers le gouffre.
Dire qu’il se trouve encore des niais pour raconter que les citoyens ont du mal à comprendre. Disons plutôt « à admettre ». Car pour ce qui est de « comprendre », ça fait lulure qu’ils ont déjà compris !

 

gabynasr@lorientlejour.com

La bombinothérapie ayant repris ses droits à Tripoli, et la tribu attardée des Moqdad menaçant de continuer à faire son marché aux otages, les développements se succèdent à une telle cadence qu’on risque à tout instant de se tromper d’épisode. Y a pas à dire, dans ce pays, les emmerdes viennent en escadrilles... Depuis le temps que notre bananeraie patauge dans le purin, il serait peut-être temps de se remémorer les rudiments de cette langue de bois mousseline, qui fait les délices des Libanais d’en bas. Pour qui a du temps à perdre, il existe ainsi tout un fatras de formules passe-partout, empaquetées et prêtes à l’emploi, destinées aux applaudisseurs simplets toujours prompts à confondre marche de l’histoire et hoquets de l’historiette.Premier cliché : « Le gouvernement frappera d’une main de fer...
commentaires (6)

C est mignon comme texte. Quoi de neuf sinon?

Daniel Lange

17 h 14, le 24 août 2012

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Commentaires (6)

  • C est mignon comme texte. Quoi de neuf sinon?

    Daniel Lange

    17 h 14, le 24 août 2012

  • Mais M. Nasr, ne connaissez-vous donc pas la pièce de Ziad Rahbani "Chi féchel"? M. Nour, le metteur en scène de la "massra7iyyé" ratée, a tout expliqué à la correspondante de l'OLJ, et en français dans le texte! Ce ne sont pas les Libanais qui sont responsables de ce qui se passe chez eux! "C'est l'étrangère, qui, houwwe, naza3 et-tabkha"...Les Libanais entre eux, c'est comme "samneh w 3assal"!

    Georges MELKI

    02 h 59, le 24 août 2012

  • Bravo Monsieur,c'est bien de nous expliquer, nous sommes tout ouïe... pour apprendre a parler plusieures langues c'est plus discret d'ailleurs..., pour ne pas se faire comprendre au Liban...mais... c'est tout de même utile de parler...la langue de cédre,la langue de veaux, la mauvaise langue,la langue de vipère , la langue des signes ,la Langedoc -micro roussillion surtout usitée sans modération, pour le pinard et la musique des année 50.... Et dire que dans cette république bananière , certains perfides ont mêmes réussi a comprendre la langue phénicienne ...pour voler les bananes....

    M.V.

    00 h 59, le 24 août 2012

  • Sage" et "intelligent" sont deux manières de dire qu'une personne sait ce qu'il faut faire. Malheureusement nos politiciens sont bouchés en tout .Ils ne pourront jamais développer leur intelligence kidnappée depuis plus de trente ans . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    00 h 47, le 24 août 2012

  • Cher Monsieur Gaby Nasr, se taire devant ce qui se passe c'est comme y souscrire. Les Grands fauteurs de Troubles provoquent actuellements en utilisant des sous-contractants, de petites milices crées et armées par leurs soins et à leurs ordres, et se lavent publiquement les mains du sang des Libanais. Judas et Ponce Pilate ont vendu et condamné Jésus. Ceux-là vendent et envoient au Golgotha leur propre patrie et citoyens. 1 ) L'Armée devrait faire son devoir, surtout que la mère autruche dit que ces "poussins" ne lui appartiennent pas. 2 ) Garantir les routes de l'aéroport en s'y déployant contre vents et marées. Quand au terrorisme, RIONS UN PEU... ça fait rire...

    SAKR LEBNAN

    00 h 03, le 24 août 2012

  • "Le terrorisme inconnu des Libanais" ??!! C'est la blague de la saison ou même de l'année. Avec l'arrestation de l'ancien ministre (!) Michel Samaha et la suspension de son plan super terroriste "mamloukien" il y a juste deux semaines, les citoyens de ce pays infortuné ont revu en cauchemar quarante ans de terrorisme "frère" qui s'est abattu et s'abat sur eux sans prévision de fin.

    Halim Abou Chacra

    23 h 00, le 23 août 2012

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