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Données, donnez-moi...

Sacré Orangina ! Ses arguments politiques, il doit certainement les pomper auprès d’un gastroentérologue, puisqu’il trouve toujours la bonne pilule à nous faire gober.


Ainsi, à l’entendre, les données téléphoniques du ministère des Télécoms, cette étable vermoulue championne des communications intermittentes, représenteraient le noyau dur des écoutes et de l’espionnage dans cette République des trous de serrure et des grandes oreilles. Maintenant que les données complètes vont être transmises aux poulets d’Achraf Rififi, nos conversations intimes seraient ouvertes aux quatre vents et tympans des pieds nickelés des FSI. Aussi, gare désormais aux confidences et autres mimis mouillés échangés entre bonniches et garçons-coiffeurs ! Attention aux jérémiades sur les furoncles auriculaires et les commentaires sur les petites misères intimes du voisin d’en face !


Encore faut-il que pour qu’il y ait atteinte aux libertés individuelles, les données à espionner puissent transiter par autre chose que ce réseau minable dont les bretelles ne flirtent avec la 3G que dix minutes par jour. Que les transmissions vocales ne soient pas hachées par des borborygmes abscons, alors qu’ils sont facturés au tarif des bijoux de la couronne d’Angleterre. Avant de s’inquiéter d’être mis sur écoutes, le bouseux d’en bas aimerait bien d’abord pouvoir débiter deux phrases de suite avant que sa ligne ne hoquète, caquète et lui rabatte le caquet.


Plus rigolo encore que Mongénéral, l’acharnement du Signoret au rictus oblique et de ses pendentifs futuristes à vouloir obtenir ces données pour, disent-ils, identifier les terroristes. Mais quel est donc l’imbécile qui penserait aujourd’hui à planifier un attentat ciblé en s’équipant d’un biniou cellulaire made in ici ? Pour communiquer efficacement avec ses complices, il serait peut-être mieux inspiré de hurler ses instructions par la fenêtre.
Diarrhée verbale, constipation cérébrale et déversoir de médiocrité... En Chine, il y avait jadis l’empire du milieu. Chez nous, visiblement, c’est le milieu qui empire.

 

gabynasr@lorientlejour.com

Sacré Orangina ! Ses arguments politiques, il doit certainement les pomper auprès d’un gastroentérologue, puisqu’il trouve toujours la bonne pilule à nous faire gober.
Ainsi, à l’entendre, les données téléphoniques du ministère des Télécoms, cette étable vermoulue championne des communications intermittentes, représenteraient le noyau dur des écoutes et de l’espionnage dans cette République des trous de serrure et des grandes oreilles. Maintenant que les données complètes vont être transmises aux poulets d’Achraf Rififi, nos conversations intimes seraient ouvertes aux quatre vents et tympans des pieds nickelés des FSI. Aussi, gare désormais aux confidences et autres mimis mouillés échangés entre bonniches et garçons-coiffeurs ! Attention aux jérémiades sur les furoncles auriculaires et les commentaires...
commentaires (5)

Pardonnez que je réponde ici à la nouvelle publiée hier sous «Dernières nouvelles» et intitulée Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a affirmé avoir reçu des informations sur une volonté de partition du Liban, dans un entretien au quotidien al-Akhbar paru jeudi. Selon cet article, «Un chef d’Etat européen a informé il y a 15 jours une partie libanaise que le Liban sera transformé en fédération sur le modèle suisse...» Il me semble qu'il y a pire comme exemple que le modèle suisse! Je vous le dis en tant que Suissesse, «Libanaise de coeur» depuis longtemps. D'abord, je vous rassure: si le Liban se base sur l'exemple helvétique, il ne court AUCUN RISQUE DE PARTITION. Il n'existe qu'un seul Etat suisse: la CONFEDERATION HELVETIQUE. Personnellement, l'idée de voir émerger au Liban les cantons de Tyr, de Saïda, du Chouf, de la Bekaa, de Byblos, de Tripoli avec Beyrouth comme capitale me paraît «faisable». M. Berry devrait venir sur place afin de se faire une idée concrète du «modèle suisse» et de son régime politique basé sur un régime parlementaire et LA DEMOCRATIE DIRECTE. La Suisse n'est pas parfaite mais elle est exemplaire sur plusieurs points, me semble-t-il: justice sociale, équilibre entre les langues, respect des religions. Si on aime le Liban, on devrait lui souhaiter de redevenir «la Suisse du Moyen-Orient». Les Libanais de Suisse vous le confirmeront!

G.F.

11 h 04, le 03 août 2012

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Commentaires (5)

  • Pardonnez que je réponde ici à la nouvelle publiée hier sous «Dernières nouvelles» et intitulée Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a affirmé avoir reçu des informations sur une volonté de partition du Liban, dans un entretien au quotidien al-Akhbar paru jeudi. Selon cet article, «Un chef d’Etat européen a informé il y a 15 jours une partie libanaise que le Liban sera transformé en fédération sur le modèle suisse...» Il me semble qu'il y a pire comme exemple que le modèle suisse! Je vous le dis en tant que Suissesse, «Libanaise de coeur» depuis longtemps. D'abord, je vous rassure: si le Liban se base sur l'exemple helvétique, il ne court AUCUN RISQUE DE PARTITION. Il n'existe qu'un seul Etat suisse: la CONFEDERATION HELVETIQUE. Personnellement, l'idée de voir émerger au Liban les cantons de Tyr, de Saïda, du Chouf, de la Bekaa, de Byblos, de Tripoli avec Beyrouth comme capitale me paraît «faisable». M. Berry devrait venir sur place afin de se faire une idée concrète du «modèle suisse» et de son régime politique basé sur un régime parlementaire et LA DEMOCRATIE DIRECTE. La Suisse n'est pas parfaite mais elle est exemplaire sur plusieurs points, me semble-t-il: justice sociale, équilibre entre les langues, respect des religions. Si on aime le Liban, on devrait lui souhaiter de redevenir «la Suisse du Moyen-Orient». Les Libanais de Suisse vous le confirmeront!

    G.F.

    11 h 04, le 03 août 2012

  • Le problème dans toute cette histoire c'est que ni Mongénéral(isssime), ni le Signoret ne savent exactement de quoi ils parlent; les "données" en question ne sont qu'une liste de numéros de téléphone! Qu'est-ce-que ça peut bien me faire si les "services de renseignement" savent l'heure exacte de mon dernier coup de fil à ma femme, ma maitresse ou mon collègiue de travail? Et où est l'atteinte à ma vie privée là-dedans, vu que le contenu de la conversation n'est pas enregistré? Ce qu'il faudrait empêcher, c'est plutôt les écoutes téléphoniques, qui sont une chose beaucoup plus sérieuse...Cela n'empêche que tout ce que Gaby Nasr écrit est très amusant, et qu'on attend toujours le vendredi avec impatience!

    Georges MELKI

    04 h 13, le 03 août 2012

  • Bonniches et garçons-coiffeurs qui sait faute de preuves seraient les seuls responsables un jour de faire tout sauter faute de Données dans un pays ou nos responsables ont tout sauf l' intelligence . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    03 h 34, le 03 août 2012

  • Bonjour Monsieur Gaby Nasr. Heureux de vous lire et de voir qu'à l'OLJ on utilise de plus en plus mes termes, mais sans me payer des royalties. Diarrhée et Constipation cérébrales, toutes les deux chez moi pour décrire les instabilités mentales, dans mes réactions. Passons au Généralissime. Je lui donne raison pour les conversartions téléphoniques, quoique les malfaiteurs et assassins, apeurés par les batailles qu'on se livre en la matière s'enverraient les messages en contacts directs plutôt. Quand même les abus sont mauvais. On pourrait, en la chose, se satisfaire des écoutes des conversations des types soupçonnés ou à préjugés et qui ont des dossiers aux FSI. Quand on insiste sur toutes les communications, de tous les citoyens, sans exception aucune, là le Généralissime a RAISON et bien RAISON de s'y opposer. Si on fait un referendum on verrait que la majorité écrasante des Libanais s'y opposerait. Dans ce Pauvre Pays, à chacun MAWALOU !

    SAKR LEBNAN

    01 h 14, le 03 août 2012

  • Vous ne savez pas le secret de toute cette histoire. Mais oui, le se_cret, vous di-je. Mon général a la meilleur intention. Il veut éviter encore un meurtre. -Un meurtre ? -Oui, un meur_tre. A la Agatha Christie ! Chhhhhh ! J'explique. Si un officier du Service des renseignements des Forces de sécurité intérieure déchiffre les "données, donnez-moi..." et découvre les auteurs des tentatives d'assassinat, mais il sera assassiné. -Ah, comme le capitaine Wissam Eid, vous voulez dire ? -E_xa_cte_ment ! Vous avez tout compris.

    Halim Abou Chacra

    23 h 12, le 02 août 2012

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