Il fut un temps où Hariri père envisageait de privatiser nos ordures publiques pour, en principe, dépouiller cet État minable de ses oripeaux inutiles dans lesquels ministres et députés sont vautrés comme dans une mangeoire. À l’époque, Bouboule fantasmait d’engranger 5 ou 6 milliards pour soulager quelque peu la dette publique et se débarrasser d’un bon paquet de fonctionnaires feignasses, qui jusqu’à aujourd’hui nous pompent l’air et le portefeuille.
Bernique ! L’opération avait alors capoté dès lors que la politique s’en était mêlée, les adversaires de l’Airbag de Koraytem l’accusant d’utiliser les privatisations comme cache-sexe d’une fortune personnelle sur laquelle le soleil ne se couchait jamais. Résultat des courses, plus personne ne moufte et nous voilà revenus depuis aux temps glorieux de l’État pompiste, téléphoniste, marchand d’eau et d’allumettes. On a soi-disant voulu éviter les méfaits du libéralisme sauvage, mais c’est l’État lui-même qui est devenu sauvage.
Mais de quel cocktail de zombies est donc formé ce gouvernement, qui persiste à vouloir nous refiler, à des prix délirants, de l’électricité aléatoire, de la flotte illusoire et des télécoms à déboires ! Y a qu’à voir les ministres agrumes se dépatouiller dans leurs usines à gaz pour comprendre que les jeunots de la politique sont encore plus dangereux que les vieux débris. Normal : ils ont tout l’avenir devant eux !
Papa Rafic rêvait d’empocher 5 ou 6 milliards... Aujourd’hui, faudra sans doute verser le double pour fourguer au privé notre électricité, notre eau et notre téléphone avec leur panier d’ignares, notre compagnie aérienne saturée de charters de salariés, notre casino aux caisses bourrées de jetons et aux bureaux débordant de faux jetons.
Et pour couronner le tout, une nouvelle génération d’agités du bulbe prend son service, qui en s’asseyant à même le macadam, qui en faisant main basse sur l’argent du contribuable, ou encore en organisant sur fond de Koullouna larmoyant des méchouis de pneus sur les grands axes routiers. Cela va des vociférateurs du cheikh grognon Ahmad al-Assir aux pantoufliers de l’EDL, en passant par les intermittents du neurone imbibés de jus d’orange.
Constatation : chaque année, les abrutis sont plus nombreux ; mais cette année, on a l’impression que les abrutis de l’année prochaine sont déjà là...
gabynasr@lorientlejour.com
Bernique ! L’opération avait alors capoté dès lors que la politique s’en était mêlée, les adversaires de l’Airbag de Koraytem l’accusant d’utiliser les privatisations comme cache-sexe d’une fortune personnelle sur laquelle le soleil ne se couchait jamais. Résultat des courses, plus personne ne moufte et nous voilà revenus depuis aux temps glorieux...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Pour faire face à toute cette poubelle il faudra vite privatiser l’EDL,l’Eau et touts les autres secteurs vitaux pour metre fin au trafic d ’influence des politiciens . Antoine Sabbagha
02 h 29, le 20 juillet 2012