L'ancien vice-président égyptien, Omar Souleimane, décédé jeudi aux Etats-Unis. Photo d'archives/
L'ancien vice-président égyptien Omar Souleimane, surtout connu pour avoir été longtemps à la tête des services de renseignements de Hosni Moubarak, est décédé jeudi dans un hôpital aux Etats-Unis, rapporte l'agence officielle Mena.
Selon l'agence, il souffrait depuis plusieurs mois d'une maladie des poumons, à la suite de laquelle il avait développé des problèmes cardiaques. Son état s'est soudainement dégradé il y a trois semaines.
Il était parti à Dubaï, avant de se rendre en Allemagne puis aux Etats-Unis pour des soins, a expliqué à l'AFP le général Saad al-Abbassi, un des responsables de sa campagne présidentielle.
"Des efforts au plus haut niveau sont déployés pour son rapatriement en Egypte", a déclaré par ailleurs à l'AFP son assistant Hussein Kamal.
Omar Souleimane, 77 ans, avait été nommé vice-président durant la révolte qui avait provoqué le départ de Hosni Moubarak en février 2011. Il avait quitté l'Egypte après avoir été écarté de la première présidentielle de l'après-Moubarak remportée par le Frère musulman Mohammad Morsi. M. Souleimane avait été disqualifié parce qu'il n'avait pas réussi à obtenir les signatures d'électeurs de 15 gouvernorats du pays comme requis par la loi.
Né le 2 juillet 1935 dans une famille aisée de Qena, en Haute-Egypte, Omar Souleimane s'était engagé dans la voie militaire, avant de prendre le chemin des "services". Il était devenu en 1991 le chef des "moukhabarat", le redoutable et tentaculaire bureau des renseignements intérieurs.
Fort notamment de bonnes relations avec les Américains, cet homme incontournable avait accumulé les "missions spéciales". Il avait été chargé de dossiers de politique étrangère dont celui du conflit israélo-palestinien, qu'il gérait en première ligne.
Il avait aussi été en première ligne dans la lutte menée dans les années 1990 contre les groupes armés islamistes.
Selon l'essayiste Jane Mayer, auteur de "The Dark Side", un livre sur la "guerre contre le terrorisme" menée après les attentats du 11-Septembre 2001 par les Etats-Unis, Omar Souleimane avait également servi de "contact" à la CIA pour les "transfèrements secrets" de suspects alors pratiqués par les services secrets américains.
Peu après l'annonce de la mort de l'ancien pilier du régime déchu, les internautes n'ont pas tardé à se manifester. Sur Twitter a ainsi fleuri l'appel suivant : "Non à des funérailles militaires à Omar Souleimane".

Selon l'agence, il souffrait depuis plusieurs mois d'une maladie des poumons, à la suite de laquelle il avait développé des problèmes cardiaques. Son état s'est soudainement dégradé il y a trois semaines.
Il était parti à Dubaï, avant de se rendre en Allemagne puis aux Etats-Unis pour des soins, a expliqué à l'AFP le général Saad al-Abbassi, un des responsables de sa campagne présidentielle.
"Des efforts au plus haut niveau sont déployés pour son rapatriement en Egypte", a déclaré par ailleurs à l'AFP son assistant Hussein Kamal.
Omar Souleimane, 77 ans, avait été nommé...



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