À Deraa sans électricité, les cadavres des opposants syriens abattus par le régime sont couverts de bouteilles gelées...Photo Sham News Network / AFP
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L’OTAN, réunie à Bruxelles à l’appel d’Ankara dont un des avions de combat a été abattu le 22 juin par les défenses aériennes syriennes, tuant net les deux pilotes, a jugé la destruction de l’appareil « inacceptable » et exprimé son « soutien » et sa « solidarité » à Ankara, sans évoquer l’option militaire.
De par cette réunion, la Turquie a ainsi pu vérifier la solidarité de l’Alliance atlantique à son égard. Il n’en reste pas moins que les Alliés ont certes condamné le comportement de la Syrie, mais l’ont fait en des termes mesurés et prudents qui traduisent leur mécontentement autant que la crainte d’une intervention armée qui pourrait faire tache d’huile dans la région. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a appelé Damas à tout mettre en œuvre pour éviter qu’un nouvel incident de ce genre se reproduise. « La sécurité de l’Alliance est indivisible. Nous soutenons la Turquie dans un esprit de solidarité forte. Nous jugeons cet acte inacceptable et le condamnons dans les termes les plus fermes. » Il a précisé que l’article 5 du traité de l’Atlantique-Nord, qui organise la solidarité entre États membres et autorise le recours à la force en cas d’agression, n’avait pas été invoqué. « Je ne pense pas que la situation continuera à s’envenimer », a-t-il estimé, ajoutant : « Je pense que la Syrie va prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel événement se reproduise à l’avenir au regard de l’évolution de la situation dans la région. » Un responsable a précisé que les 28 États membres avaient prévu de nouvelles consultations et qu’ils continuaient de suivre l’affaire de très près.
Moscou « explique »...
Alliée de Damas, la Russie a tenté d’apaiser les esprits en expliquant que la destruction du F4 ne constituait ni une provocation ni un acte prémédité. « Nous pensons qu’il est important que cela ne soit pas perçu comme une provocation ou un acte prémédité », écrit le ministère russe des Affaires étrangères sur son site Internet. L’incident « doit être résolu par la retenue et les négociations et (les deux parties) devraient éviter des mesures perturbant la sécurité de la région. Nous espérons que cette question sera résolue rapidement », a déclaré de son côté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast. Téhéran a fait part de son souhait d’aider Ankara et Damas à résoudre leurs différends.
(Source : agences)


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Le Bab est de retour...on en est baba...
06 h 13, le 27 juin 2012