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Moyen Orient et Monde - Syrie

La colère de la Turquie est « aussi juste que destructrice »

Ankara riposterait « au moment opportun » ; l’OTAN condamne très diplomatiquement Damas.

À Deraa sans électricité, les cadavres des opposants syriens abattus par le régime sont couverts de bouteilles gelées...Photo Sham News Network / AFP

Forte de la solidarité de l’OTAN, la Turquie a exprimé sa colère hier après la destruction d’un de ses avions militaires par la Syrie. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a expliqué que son pays n’était pas animé d’intentions belliqueuses et ne souhaitait pas s’engager dans un conflit armé, mais a précisé que des consignes avaient été données à l’armée pour faire face à toute nouvelle menace militaire. « Notre réponse qui est rationnelle ne doit pas être perçue comme de la faiblesse, notre position mesurée ne signifie pas que nous sommes des victimes expiatoires », a-t-il déclaré lors d’une intervention devant le groupe parlementaire de l’AKP, le parti au pouvoir, ajoutant que « chacun doit comprendre que la colère de la Turquie est aussi juste que forte et destructrice et que son amitié est précieuse ». Voyant dans la destruction de l’avion un « acte hostile », M. Erdogan a souligné que le régime Assad était désormais « devenu une menace claire et proche pour la sécurité de la Turquie comme pour son propre peuple », et que son pays riposterait « en temps opportun » à la destruction de son avion, comme à toute violation de sa frontière par la Syrie.

Test
L’OTAN, réunie à Bruxelles à l’appel d’Ankara dont un des avions de combat a été abattu le 22 juin par les défenses aériennes syriennes, tuant net les deux pilotes, a jugé la destruction de l’appareil « inacceptable » et exprimé son « soutien » et sa « solidarité » à Ankara, sans évoquer l’option militaire.
De par cette réunion, la Turquie a ainsi pu vérifier la solidarité de l’Alliance atlantique à son égard. Il n’en reste pas moins que les Alliés ont certes condamné le comportement de la Syrie, mais l’ont fait en des termes mesurés et prudents qui traduisent leur mécontentement autant que la crainte d’une intervention armée qui pourrait faire tache d’huile dans la région. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a appelé Damas à tout mettre en œuvre pour éviter qu’un nouvel incident de ce genre se reproduise. « La sécurité de l’Alliance est indivisible. Nous soutenons la Turquie dans un esprit de solidarité forte. Nous jugeons cet acte inacceptable et le condamnons dans les termes les plus fermes. » Il a précisé que l’article 5 du traité de l’Atlantique-Nord, qui organise la solidarité entre États membres et autorise le recours à la force en cas d’agression, n’avait pas été invoqué. « Je ne pense pas que la situation continuera à s’envenimer », a-t-il estimé, ajoutant : « Je pense que la Syrie va prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel événement se reproduise à l’avenir au regard de l’évolution de la situation dans la région. » Un responsable a précisé que les 28 États membres avaient prévu de nouvelles consultations et qu’ils continuaient de suivre l’affaire de très près.

Moscou « explique »...
Alliée de Damas, la Russie a tenté d’apaiser les esprits en expliquant que la destruction du F4 ne constituait ni une provocation ni un acte prémédité. « Nous pensons qu’il est important que cela ne soit pas perçu comme une provocation ou un acte prémédité », écrit le ministère russe des Affaires étrangères sur son site Internet. L’incident « doit être résolu par la retenue et les négociations et (les deux parties) devraient éviter des mesures perturbant la sécurité de la région. Nous espérons que cette question sera résolue rapidement », a déclaré de son côté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast. Téhéran a fait part de son souhait d’aider Ankara et Damas à résoudre leurs différends.
(Source : agences)
Forte de la solidarité de l’OTAN, la Turquie a exprimé sa colère hier après la destruction d’un de ses avions militaires par la Syrie. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a expliqué que son pays n’était pas animé d’intentions belliqueuses et ne souhaitait pas s’engager dans un conflit armé, mais a précisé que des consignes avaient été données à l’armée pour faire face à toute nouvelle menace militaire. « Notre réponse qui est rationnelle ne doit pas être perçue comme de la faiblesse, notre position mesurée ne signifie pas que nous sommes des victimes expiatoires », a-t-il déclaré lors d’une intervention devant le groupe parlementaire de l’AKP, le parti au pouvoir, ajoutant que « chacun doit comprendre que la colère de la Turquie est aussi juste que forte et destructrice et que son...
commentaires (2)

Le Bab est de retour...on en est baba...

GEDEON Christian

06 h 13, le 27 juin 2012

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Commentaires (2)

  • Le Bab est de retour...on en est baba...

    GEDEON Christian

    06 h 13, le 27 juin 2012

  • Guerre de grande envergure ou paix régionale?A suivre Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A. Nazira

    04 h 02, le 27 juin 2012

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