Rechercher
Rechercher

À La Une - Syrie

Syrie : près de 120 morts dans les violences

Le CICR tentera vendredi d'entrer à Homs.

Sur cette image tirée d'une vidéo diffusée sur YouTube, un homme tente de secourir un blessé dans la ville de Hama, cible de bombardements de l'armée syrienne.

Près de 120 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans la répression et les combats en Syrie jeudi, soit l'une des journée les plus sanglantes depuis l'instauration théorique de la trêve le 12 avril, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Les violences ont tué au moins 66 civils, 43 soldats, cinq combattants rebelles et cinq autres personnes dont l'identité n'a pas été précisée, selon cette organisation basée en Grande-Bretagne et qui s'appuie sur les témoignages de militants sur place.

 

Les bilans les plus lourds été enregistrés dans la région de Homs (18 civils et un rebelle) et Deraa (20 civils, dont deux enfants), où les victimes ont péri principalement dans des bombardements intenses qui ont débuté dès le matin. Il y a eu également 17 civils tués dans la ville rebelle de Douma près de Damas, trois dans la province d'Alep (nord), cinq dans celle de Deir Ezzor (est), un dans celle de Hama (centre) et une femme et une fillette dans celle d'Idleb (nord-ouest).

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) va essayer de nouveau vendredi d'entrer dans la ville de Homs pour évacuer des civils qui y sont bloqués, après l'échec jeudi de deux tentatives.

 

 

 

Des réfugiés syriens dans un camp situé dans le sud de la Turquie.

Adem Altan/AFP


Face à cette spirale de violences, la communauté internationale reste impuissante en raison essentiellement de ses divisions, que Moscou a rappelée en douchant les espoirs sur son appui à un départ du président Bachar el-Assad et en défendant son droit de livrer des armes à Damas.

 

Pour la première fois depuis le début de la contestation le 15 mars 2011, un pilote de chasse syrien, le colonel Hassan Merhi al-Hamadé, a fait défection et a atterri sur une base de l'armée de l'air jordanienne, à bord d'un MiG-21 de fabrication russe. Il a demandé l'asile politique à la Jordanie, qui le lui a accordé en quelques heures.

 

Pour échapper aux radars, "l'avion a décollé à basse altitude d'un aéroport militaire" dans le sud de la Syrie, selon le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition.

 

"Le pilote est considéré comme un déserteur et un traître à la nation et à son honneur militaire. Il sera sanctionné en vertu des règles militaires en vigueur", a réagi le ministère syrien de la Défense en faisant état de "contacts" avec les autorités en Jordanie en vue de restituer le MiG-21. Washington a salué cette désertion en estimant que ce pilote ne serait pas le dernier à abandonner le régime Assad, accusé par l'ONU et plusieurs pays occidentaux et ONG internationales de "crimes contre l'Humanité".

 

La révolte marquée au départ par des manifestations pacifiques s'est militarisée avec la désertion de dizaines de milliers de soldats, dont des milliers ont rejoint les rangs de l'Armée syrienne libre (ASL), selon l'OSDH. Depuis 15 mois, les violences ont fait au moins 15.026 morts, en majorité des civils, selon un nouveau bilan publié par cette organisation syrienne.

 

 

Une photo tirée d'une vidéo diffusée sur YouTube montrant les

funérailles d'enfants tués par des bombardements à Dael, près de Deraa.


Devant le risque de guerre civile, le n°2 de la Ligue arabe, Ahmed Ben Helli, a appelé la Russie à cesser de livrer des armes à Damas. Mais le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a affirmé que son pays comptait continuer ses livraisons d'armes à la Syrie, les regards se focalisant sur un cargo russe soupçonné de transporter des hélicoptères d'attaque Mi-25 destinés au régime Assad et des batteries antiaériennes.

 

"Le schéma selon lequel le président Assad devrait partir avant que quelque chose ne se produise du point de vue de la fin des violences et d'un processus politique" est "irréalisable", a-t-il ajouté, alors que les Occidentaux réclament le départ du président syrien.

 

L'Occident et les Arabes souhaitent que le mandat de l'émissaire international Kofi Annan soit renforcé, avec un recours au Chapitre VII de l'ONU pour forcer régime et opposition à appliquer son plan de sortie de crise, officiellement accepté par les deux parties mais resté lettre morte.

 

M. Annan doit tenir vendredi une conférence de presse à Genève avec Robert Mood, chef des observateurs de l'ONU en Syrie qui ont suspendu leurs opérations en raison des violences.

 

Selon le New York Times, la CIA surveille en Turquie les livraisons d'armes aux rebelles pour s'assurer qu'elles ne tombent pas aux mains d'Al-Qaïda. Ces armes sont achetées par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar et acheminées via la frontière par un réseau de l'opposition syrienne.

 

Près de 120 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans la répression et les combats en Syrie jeudi, soit l'une des journée les plus sanglantes depuis l'instauration théorique de la trêve le 12 avril, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
 
Les violences ont tué au moins 66 civils, 43 soldats, cinq combattants rebelles et cinq autres personnes dont l'identité n'a pas été précisée, selon cette organisation basée en Grande-Bretagne et qui s'appuie sur les témoignages de militants sur place.
 
Les bilans les plus lourds été enregistrés dans la région de Homs (18 civils et un rebelle) et Deraa (20 civils, dont deux enfants), où les victimes ont péri principalement dans des bombardements intenses qui ont débuté dès le matin. Il y a eu également 17 civils tués dans la ville rebelle de...
commentaires (4)

Il se fout de nos gueules celui-là. Quelle magnificence de coeur. Il se fait du souci pour le Liban et pour l'Iraq. Ya 7aram !

SAKR LEBNAN

12 h 23, le 21 juin 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (4)

  • Il se fout de nos gueules celui-là. Quelle magnificence de coeur. Il se fait du souci pour le Liban et pour l'Iraq. Ya 7aram !

    SAKR LEBNAN

    12 h 23, le 21 juin 2012

  • Désolé on a pas besoins des conseilles israéliens ...après avoir subi une longue période d'incertitude et de guerre civile ,avec en plus une occupation politico/ militaire syrienne ,je pense que les citoyens libanais veulent agir pour leurs sérénité et le devenir du Liban ,il y en a marre de toujours payer pour les autres...

    M.V.

    10 h 06, le 21 juin 2012

  • Oh les menteurs, ils font dans leur froque pour eux, depuis quand se soucient ils de se qui pourrait se passer chez nous, au Liban et en Irak. Ils ont allume la meche avec leurs mercenaires salafo wahabites, ils auront a en partager les frais, comme tout le monde et peut etre meme un peu plus que ce qu'ils avaient l'habitude de voir.La preuve quand ils parlent de trouver une solution avec les russes pour ce qui concerne la famille El Assad.

    Jaber Kamel

    09 h 39, le 21 juin 2012

  • Si la solution la plus efficace serait une intervention massive de la communauté internationale, sur le modèle de ce qui s'est passé en Bosnie bonjour les dégâts et les intentions d’Israël sont donc claires diviser la région en petits cantons confessionnels pour pouvoir mieux gouverner les arabes Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    09 h 24, le 21 juin 2012

Retour en haut