Finaliste du concours annuel de courts métrages « Faith Shorts » organisé par la fondation Tony Blair, pour son film « The Window », Sharen Aoun, jeune étudiante de 17 ans, est choisie pour participer à une campagne mondiale de prévention de la malaria.
En chemise de nuit. Les pieds nus. Une jeune fille, sur le bord d’une fenêtre, est sur le point de se jeter dans le vide. C’est une scène de The Window (la fenêtre), court métrage de trois minutes, pensé, écrit et réalisé par Sharen Aoun l’été passé. Le film aborde un thème sensible: le suicide. Pourquoi ce sujet? La jeune fille explique son choix par la recrudescence des suicides chez les jeunes Libanais depuis quelque temps. «J’ai voulu mettre en avant le fait qu’il faut positiver et penser que la vie continue malgré la douleur et le poids d’un deuil...». Le court métrage, qui est très réussi, est le fruit de trois semaines de travail acharné. Sharen raconte: «J’ai rencontré des difficultés à trouver les acteurs. Et comme je suis perfectionniste, il n’était pas facile de réaliser le film selon mes critères.» La jeune fille qui n’avait que 16 ans à l’époque confie qu’elle voulait donner le meilleur d’elle-même dans ce court métrage. Objectif atteint puisque The Window est arrivé en 6e position parmi des centaines d’autres films soumis de par le monde. «Lorsque j’ai lu la bonne nouvelle sur le site Web de la fondation, j’ai vécu un moment magique et inoubliable. Ma joie était sans limites», affirme Sharen. Par ailleurs, la jeune étudiante, qui a reçu un certificat et des félicitations de la fondation Tony Blair, a été choisie par l’organisation pour promouvoir une campagne mondiale contre la malaria. Sharen prend cette tâche très à cœur. «J’ai écrit pour l’occasion, avec Marc Merhej, un ami, une chanson intitulée Cherish every moment (profite de chaque instant)». La chanson, interprétée par Sharen et Marc, sera enregistrée et le CD mis en vente.
Travailler pour un monde meilleur Sharen affirme que cette expérience l’a beaucoup changée. «J’ai gagné en maturité et je me sens plus forte.» La jeune fille, qui slalome entre ses études et le service communautaire – elle adore rendre service, aider et soutenir ceux qui en ont besoin –, prépare un nouveau film qu’elle voudrait garder secret «pour créer un effet de surprise». Comme tous les jeunes, Sharen aime sortir avec ses amis, danser et s’amuser mais ses activités communautaires ne lui laissent pas beaucoup de temps libre. Quand on l’interroge sur les raisons de cet engagement, elle répond: «Je ressens le besoin d’aider les autres du mieux que je peux. Je veux apporter ma contribution pour un monde meilleur, en paix, avec l’aide de Dieu».
Myrna KHOURY-RAPHAEL
(Lien de «The Window»: www.youtube.com/watch? v=hnYUi-L8YYM)
En chemise de nuit. Les pieds nus. Une jeune fille, sur le bord d’une fenêtre, est sur le point de se jeter dans le vide. C’est une scène de The Window (la fenêtre), court métrage de trois minutes, pensé, écrit et réalisé par Sharen Aoun l’été passé. Le film aborde un thème sensible: le suicide. Pourquoi ce sujet? La jeune fille explique son choix par la recrudescence des suicides chez les jeunes Libanais depuis quelque temps. «J’ai voulu mettre en avant le fait qu’il faut positiver et penser que la vie continue malgré la douleur et le poids d’un deuil...». Le court métrage, qui est très réussi, est le fruit de trois semaines de travail acharné. Sharen raconte: «J’ai rencontré des difficultés à trouver les acteurs. Et comme je suis perfectionniste, il n’était pas facile de réaliser le film selon...
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