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Moyen Orient et Monde

Annan appelle une énième fois Assad à agir « maintenant »

Pour le président syrien, le succès du plan de paix dépend de la « fin du terrorisme » ; au moins 55 tués hier.

Le médiateur international Kofi Annan, qui a rencontré hier le président syrien Bachar el-Assad, lui a demandé de « prendre des mesures courageuses maintenant » pour mettre fin aux violences, soulignant que la crise était arrivée à un « moment charnière » après le massacre de Houla. « Je l’ai appelé à prendre des mesures courageuses maintenant – pas demain, maintenant – pour créer les conditions nécessaires à la mise en œuvre du plan » de sortie de crise, a-t-il martelé, faisant valoir que « la communauté internationale allait sans tarder réexaminer la situation. Le gouvernement et toutes les milices qu’il soutient pourraient cesser toutes les opérations militaires et faire preuve de la plus grande retenue possible ». M. Annan a en outre « pressé le président de respecter la liberté de manifester pacifiquement » et lui avoir « demandé également d’user de son pouvoir pour libérer les détenus ».
Prié de dire si un calendrier avait été fixé pour la mise en œuvre de mesures susceptibles de diminuer les violences, Kofi Annan a clairement fait savoir qu’ « il ne s’agit pas d’un processus sans fin. Le moment approche où, plus tôt que tard, la communauté internationale devra examiner la façon dont évoluent les choses et quelles actions ou initiatives supplémentaires peuvent être nécessaires ».
Après avoir rencontré M. Annan, Bachar el-Assad a de nouveau rejeté sur l’opposition la responsabilité des violences que « le succès du plan dépend de la fin du terrorisme (...) et de l’arrêt de la contrebande d’armes. Les groupes terroristes armés ont visiblement intensifié leurs opérations récemment dans différentes régions et tué et enlevé des civils ». Damas, qui assimile les rebelles à des terroristes, a accusé des gangs armés d’être derrière le massacre de Houla. « M. Assad a souligné la nécessité que les pays qui financent et arment les groupes terroristes armés respectent le plan Annan », a précisé la télévision d’État.
M. Annan, qui s’est également entretenu avec des représentants de l’opposition, les a appelés « à cesser les actes de violence ».

Épuisée
La trêve instaurée théoriquement le 12 avril dans le cadre du plan Annan semble de plus en plus caduque avec 55 nouveaux morts hier dans la répression et de violents combats entre rebelles et soldats selon la chaîne satellitaire al-Arabiya. Dans la province de Homs, 11 personnes ont ainsi trouvé la mort, dont sept lorsque l’armée a bombardé la ville, et trois dans des bombardements sur Qousseir. Des heurts entre rebelles et troupes régulières ont en outre fait cinq morts dans la province d’Alep, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Les forces de sécurité ont aussi pilonné la ville de Qatana, près de la capitale, faisant de nombreux blessés. 13 cadavres ont par ailleurs été retrouvés ligotés à Sajar dans la localité de Deir ez-Zor. « L’armée syrienne est épuisée car elle a subi beaucoup de pertes ces derniers jours en raison de la recrudescence des combats, que ce soit à Rastane ou ailleurs », a estimé le président de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Dans le même temps, la chaîne al-Jazira montrait des manifestations antirégime en banlieue de Damas, où deux personnes ont été tuées à Saydé Zaïnab.
Enfin, le nombre de Syriens déplacés à l’intérieur de leur pays a plus que doublé depuis le cessez-le-feu du 12 avril pour atteindre 500 000, et l’afflux de réfugiés vers l’étranger s’est accéléré, ont estimé des responsables de l’ONU.

 

(Sources : agences et rédaction)

Le médiateur international Kofi Annan, qui a rencontré hier le président syrien Bachar el-Assad, lui a demandé de « prendre des mesures courageuses maintenant » pour mettre fin aux violences, soulignant que la crise était arrivée à un « moment charnière » après le massacre de Houla. « Je l’ai appelé à prendre des mesures courageuses maintenant – pas demain, maintenant – pour créer les conditions nécessaires à la mise en œuvre du plan » de sortie de crise, a-t-il martelé, faisant valoir que « la communauté internationale allait sans tarder réexaminer la situation. Le gouvernement et toutes les milices qu’il soutient pourraient cesser toutes les opérations militaires et faire preuve de la plus grande retenue possible ». M. Annan a en outre « pressé le président de respecter la liberté de...
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