La Une du quotidien français de gauche, Libération, au lendemain de l'investiture de François Hollande.
Plusieurs quotidiens ont relevé mercredi dans leurs éditoriaux la tonalité très antisarkoziste de François Hollande pendant les différentes cérémonies de son investiture.
Dans Le Figaro, Paul-Henri du Limbert souligne à cet égard que "la campagne de François Hollande fut marquée par l'antisarkozysme, son entrée en fonction aussi". "François Hollande entend bien être un président de gauche", remarque-t-il.
"La passation fut à l'image de l'entre-deux-tours : rude", note de son côté Paul Quinio, dans Libération. "C'est le bilan du quinquennat que François Hollande a balayé", écrit-il.
Dans La République du Centre, Jacques Camus revient sur cette journée : "il n'y eut, sur le perron de l'Élysée, nulle attention débordante à l'égard du couple Sarkozy". Il y eut ensuite "ce discours ciselé du nouveau Président, qui prit l'allure d'un impitoyable anti-portrait de Nicolas Sarkozy", poursuit Jacques Camus qui parle d'"inélégance superflue (qui) révèle sûrement une profonde inimitié".
Pour Le Républicain Lorrain, Philippe Waucampt juge aussi que dans son discours d'investiture "François Hollande ne s'est pas privé de souligner tout ce qui séparerait le ton de son quinquennat de celui ayant caractérisé le précédent".
Ce que dans La Charente Libre, Ivan Drapeau confirme avoir lui aussi perçu : "François Hollande a encore hier clairement exposé la ligne de son quinquennat. A l'exact opposé de celle de son prédécesseur".
L'Est républicain, sous la plume de Philippe Marcacci, relève en outre que "François Hollande salua le travail de tous ses prédécesseurs mais se contenta de remercier du bout des doigts le dernier qu'il ne raccompagna même pas sur le perron".
Ce qui conduit Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre ouest) à affirmer que "si ses détracteurs en doutaient, la France sait depuis son débat gagné contre Nicolas Sarkozy, que François Hollande a un caractère bien trempé".
Pourtant, dans L'Humanité, Jean-Paul Piérot s'interroge : "la journée d'hier a-t-elle fourni des premiers signes que la rupture avec le sarkozysme ira au-delà des images et du comportement?". "Après cinq années d'une politique qui a enrichi les plus riches, fragilisé les familles les plus modestes et dégradé la France, une légitime impatience sociale s'est installée dans l'opinion et il n'est plus temps d'attendre avant d'engager des gestes forts", écrit-il encore.
Outre-Manche
La presse britannique, elle, faisait ses choux gras mercredi des intempéries qui ont marqué le premier jour au pouvoir de François Hollande, y voyant un signe prémonitoire des difficultés qui l'attendent en pleine crise de l'euro.
M. Hollande a d'abord été "mouillé jusqu'aux os" lors son bain de foule à Paris, note le Daily Telegraph, avec à l'appui une photo du président "impassible" dans un costume détrempé. "Mais le pire était à venir", poursuit le journal proche des conservateurs. En route pour Berlin, "son avion a été touché par un éclair au bout de quatre minutes de vol. Avec la Grèce qui implose, il n'est pas injuste de se demander si les dieux ne lui envoyaient pas un avertissement".
Même ton dans le Times: "La tentative du président François Hollande de lancer à Berlin une nouvelle stratégie européenne pour encourager la croissance ressemblait à une scène du Crépuscule des dieux de Richard Wagner, quand le ciel s'est ouvert et son avion a été obligé de faire demi-tour à cause du mauvais temps".
Ces "événements cocasses" étaient un "sinistre présage" pour l'euro, prédit aussi le tabloïde The Sun, plus gros tirage de la presse britannique, qui qualifie de "calamiteuse" la première journée au pouvoir de M. Hollande.
Cette journée a ressemblé à un "pétard mouillé", selon le Daily Mail. "Lors de scènes qui rappelaient plus Clouseau (l'inspecteur incompétent mais chanceux de +La Panthère rose+, NDLR) que Charles de Gaulle, l'homme surnommé +M. Normal+ par les Français (...) a connu une pluie aux proportions bibliques, son avion pour Berlin été frappé par un éclair, et quand il est finalement arrivé en Allemagne (...), il a gaffé sur le tapis rouge."
Le Times se moque aussi du choix de la voiture du président socialiste, une Citroën hybride DS5 décapotable, pour remonter les Champs-Elysées. C'était "comique" car "incongru", selon le quotidien proche des conservateurs.
"Le nouveau président a revu à la baisse la puissance de son automobile, mais il ne pouvait rien faire concernant" les gardes républicains à ses côtés. "L'Arc de Triomphe (...) sera toujours trop grand comme toile de fond pour une voiture familiale", assène le journal.
Dans Le Figaro, Paul-Henri du Limbert souligne à cet égard que "la campagne de François Hollande fut marquée par l'antisarkozysme, son entrée en fonction aussi". "François Hollande entend bien être un président de gauche", remarque-t-il.
"La passation fut à l'image de l'entre-deux-tours : rude", note de son côté Paul Quinio, dans Libération. "C'est le bilan du quinquennat que François Hollande a balayé", écrit-il.
Dans La République du Centre, Jacques Camus revient sur cette journée : "il n'y eut, sur le perron de l'Élysée, nulle attention débordante à l'égard du couple Sarkozy". Il y eut ensuite "ce discours ciselé du nouveau...


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